R AC
connue sous lc nom d ’oignon ou de bulbe. Voyez cesmots. Voye^ auilì Patte. Grippe.
Ce mot vient du latin radix.
On dit en termes de Palais , des fruits pendans parles racines, quand ils ne font pas encore coupés, Sccueillis. Les fruits pendans parles racines, font par-tie du fonds, fe peuvent faiíìr réellement avec la terre.Eruclus penduli , pendentes.
ÇêT Racine , en termes d’Anatomie , fe dit de l’endroitdans lequel certaines parties du corps humain iont at-tachées : ainsi l’on dit la racine des dents, des ongles,des cheveux, &c. Quand on dit que la racine d unedent est gâtée, on entend la partie de la dent qui estrenfermée dans l’alvéole.
On le dit de même des polypes, des cancers, desloupes & autres maux de cette nature qui surviennentau corps humain. Couper un cors juíqu’à la racine.
Racine, fe dit figurément pour désigner le commence-ment, le principe de certaines choies morales ouphi-siques. Radix. Quand le vice a pris racine dans uneame, on a bien de la peine à l’en arracher. Couperl’hérésie par la racine. Extirpare. Notre amitié n’apas encore jeté d assez profondes racines. Abl. La vé-rité qui est entrée dans l’efprit par démonstration, yprend de plus profondes racines, que celle qui n’y estreçue que pat autorité. Huet. L’ivrognerie est la ra-cine de tous les maux. Maucroix. Saint Antoine re-trancha la cupidité par la racine en vendant tout (onpatrimoine, pour n’être plus en danger d'en abuser.Fl. Il n’est pas aisé d’arracher du cœur une passion quiy a pris de profondes racines. L. D’ab. A Èlo-se. Lesracines des sciences font amères: mais les fruits enfont doux. Ablanc. Ce remède n’est qu’un palliatif ,il faut aller à la racine du mal.
Racine, en termes de Grammaire , fe dit des mots pri-mitifs qui ont des composés Sc des dérivés. Radix ,vox primaria. On apprend la langue Grecque Sc l’Hé-braïque par racines. 11 y a des Dictionnaires qui fontfaits par ordre alphabétique Sc d’autres par racines.
Racine , en termes d’Arithmétique & d’Algèbre, £CF fedit d une quantité considérée comme la base Sc le fon-dement d’une puissance plus élevée. Elle prend la dé-nomination de la puissance dont elle est la racine.Ainli l’on dit, racine carrée, racine cube, &c. La ra-cine carrce est le nombre qui est multiplié par lui mc-me , parce que li on l’exprimoit en lignes , il forme -roit une figure carrée : comme trois est la racine car-rée de neuf, parce que trois fois trois font neuf. Ra-dix quadrata per seipsam deducia. Le même trois estla racine cube de vingt sept , parce que multipliantson carré par trois, il fait vingt-lept qui est ion cube.On dit la même chose à l’égard des autres puissances& multiplications réitérées d'un nombre par foi mê-me : comme, le carré de carré, le surfoiidc, le cubo-cubique , ■ont chacun leurs racines.
Racine, en Astronomie , signifie un époque ou instantduquel on commence à compter les mouvemens desplanètes. Les racines ou les époques des moyens mou-vemens des planètes, font leurs lieux moyens , puis-que ce sont autant de points fixes d’où l’on part pourCalculer tous les autres mouvemens. Institut. Aftro-nom. p , S4 g'
Racines des Chronologies. Ce font certains pointsqu on prend pour époques.
Racine de S. Charles. C’est une racine qui vient dansla province de Machoacan, en Amérique, Sc dans lesclimats tempérés. Elle a une grosse tête, de laquellesortent plusieurs autres racines de la grosseur du pou-ce , de couleur blanchâtre. Sa tige Sc les feuilles fontsemblables à celles du houblon, s’entortillant commeelles autour des échalas, si l’on y en met, ou fe cour-bant 8c rampant à terre, de couleur verte obscure ,ayant l’odeur forte. On n’y voit pároître aucune rieur,m ruit. L’écorce de cette racine se sépare aisément. Ellea une odeur aromatique, & un goût amer un peu acre.
j dépouillé de ion écorce, est com-
pose de fibres déliées, qui fe détachent facilement l’unede 1 autre. Son écorce est estimée íudoiifiqiíc. Elle fortlhe 1 estomac Sc les gencives. Elle est propre pour le
R A C 119
scorbut, les cathares, l’épilepsie , les hernies, la vérole,& pour hâter l’accouchement, étant prise en poudreou en décoction.
Racine d 1 Ida, ou Idéenné, est une plante, qui, suivantDioscoride,a les feuilles comme le ruse, près def-quelles viennent de petits tendons d’où fort la sieur.Quelques-uns croyent que c’est une espèce de laurierAlexandrin que C. Bauhin appelle laurus Alexandrinafructu pediculo insidente
Racine de la peste. Les Allemands donnent ce nom à laracine de la grande pétasite, à cause qu’elle est fort.bonne contre la peste. Pctasttes.
Racine í/c Rhode, ou Raciuh sentant les roses , appe-lée communément Rhodia. C’est la racine d une plantequi est une espèce d’orpin. Cette plante pousse plu-sieurs tiges a la hauteur d’un pied, menues, rondes ,revêtues de beaucoup de feuilles oblongues , poin-tues, charnues, vertes, dentelées en leurs bords, Scpresque semblables à celles du telepium, mais pluspetites, d’un goût astringent. Ses sommets font char-gés de petites ombelles ou bouquets, qui soutiennentde petites sieurs a plusieurs feuilles, disposées en rose,de couleur jaune pâle ou rougeâtre , tirant fur lepurpurin. Il leur succède des fruits composés de plu-sieurs graines rougeâtres, ramassées en manière de tête,Sc remplies de semences oblongues, menues Sc pâles.Sa racine est grosse, tubéreuse, inégale , blanche, char-nue, succulente, ayant le goût & l’bdcur de rose; cequi lui a fait donner le nom de rhodia-, de qui
signifie rose. Cette plante croît sur les Alpes aux lieuxombrageux. On en fait sécher la racine qui sert en Mé-decine. Elle est résolutive , anodyne, pn pie pour lesdouleurs de tête. On l’applique furies tempes, pulvé-vérisée grossièrement > Sc humectée d un peu de vi-naigre rosat. Lemery.
M. Tournesort Rappelle anacampseros radice ro-sam spirante.
Racine du Saint-Esprít, c’est la racine de l’angélique.Angehca.V oyez Angélique.
Racine sentant les roses, Voyez ci-dessus Racine deRhode.
Racine vierge. Plante dont il y a deux espèces. Lapremière pousse plusieurs farmens menus, lans main,qui s’élevcnt en serpentant , & s’cntortillent autourdes plantes voisines. Ses feuilles à queues longues fontrangées -alternativement ; elles ont presque la figure decelles du ciclamen ; mais elles font deux ou trois foisplus glandes Sc plsis pointues, d’un beau vert luisent,tendres, d’un goût visqueux. Ses fieurs sortent des ais-selles des feuilles , elles font disposées en grappe,ayant chacune la forme d’un petit bassin, taillé ordi-nairement en six pavties, de couleur jaune- verdâtreou pâle : celles de ses fleurs qui font nouées, laissentaprès elles une baie rouge ou noirâtre, qui renfermeune cocsse membraneuse, remplie de quelques semen-ces. Sa racine est grande, grosse, tubéreuse, presqueronde, noire en dehors, blanche en dedans,profondedans la terre, d’un goût acre.
.La seconde espèce pousse , comme la vîgne, desfarmens longs, ligneux, anguleux, serpentant & s atta-chant sens mains, par plusieurs circonvolutions, auxarbres voisins. Ses feuilles (ont semblables a celles duliseron, mais plus sinueuses, luisantes, nerveuses, at-tachées à- de longues queues. Ses tìeurs font blanchesSc faites corfime celles de la première espèce, maisplus grandes. Ses baies naissent une à une, séparées Scattachées chacune à un pédicule court, qui fort deFaisselle des feuilles. Cette baie n’est guère moinsgrosse qu’unc cerise, verie au commencement, puisrougissant. On y trouve quatre ou cinq semences assezgrosses, rondes, noires. Sa racine est longue, grosse,empreinte d’un suc gluant. Les deux espèces croissentdans les bois. La racine de ces plantes qti ’011 nommevulgairement Racine vierge, Sc chez les Apothicai-res, Sceau de Notre-Dame , est apéritive, un peu Dur-gative, hydragogue; elle évacue la pituite & les séro-sités , provoque les menstrues Sc les urines, étant prisecn décoction Sc râpée Sc appliquée fur les blessures ,elle féfout Sc fortifie. Elle guérit les tumeurs formées