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Tome septieme. [PRO - TE.]
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plaît dans les eaux, le champ de son pennage est d’ime |couleur rougeâtre qui tire un peu fur le roux, appro- jchant de la couleur des plumes du vautour; il est dit-íerent aussi, par le bec, du râle noir-, mais leurs jam-bes ëc leurs pieds font semblables, eu égard à ia pro-portion de leurs corps ; celui-ci a la tête semblable àcelle dune perdrix grise, ou, pour mieux dire, à celled’un poulet ; la couleur qui domine le plus par toutIon corps, 6c fur fes ailes particulièrement, estlarouife& rougeâtre. Ses cuifles font de couleur de châ-tain , semées de taches blanches Ib aiment beau-coup la graine du genêt, & vivent auiîì des autresgrains qn’ils rencontrent, de raisin au temps des ven-danges : il est plus délicat que la perdrix, & a quelquechoie déplus friand. Cet oiseau est surnommé le roides cailles , ou mefe des cailles , parce qu’on prétendqu il les précédé & leur sert de guide quand elles quit-tent ce pays-ci pour aller dans un climatplus tempéré.

Hale des Italiens. Rallus Italorum. C’est la mcme choie^que le râle noir.

Râle, se dit encore dans le sens de râlement. On ditd’un homme qui est à l’agonie , qu il a le raie. Le râlede la mort.

0^ RALEMENT, ou RALE. f. m. Eípèce de ion en-roué que l’on rend en respirant, occasionné par les hu-meurs qui embarraílent les conduits de la respiration.

«S tertor y spirandi difficultas. S on nom vient probable-ment de la sensation que ce bruit fait dans l’orcille ;car il semble qu’un malade qui a le râle , prononcece mot à chaque expiration. On regarde ordinairementIc rd/e comme un signe mortel, & pour faire entendreun malade est à Fextrémité, on dit qu’il a le râle.

ÍM’ RALENTIR, v. a. Rendre plussent. Remittere , re-laxare. On 1e dit au propre & au figuré. Un chevalralentit fa course après une longue traite. On ralentitle mouvement d’un corps. Il ne faut poinr ralentir lacharité, ni l’empêcher de se répandre. Nie. L'âge ra-lentit certe ardeur qui fait ses conquérans. Bréb. Cefont les doutes fur la Religion qui ralentissent ses hom ■mes dans l’exécution de leurs devoirs. S. Evr. Quelquedésir mondain s’éleva dans son cœur, & ralentit 1 ar-deur de la première charité. Fureur des armes ralen-etc. Sopitus furor armorum.

vé? II est aussi réciproque dans l’unc & l’autre accep-tion, & signifie devenir plus sent. Defervescere, remit-tere. Le mouvement de ce corps s’est bien ralenti. Lemouvement d’un boulet augmente jufqu’à un certainpoint, puis il se ralentit. Leur affection se ralentittout a coup. Les pallions se ralentirent avec se temps.Je verrai votre amour alors sc ralentir. Corn.

RALENTI, IE. part. Remissus , relaxatus.

RALENTISSEMENT. í. m. Terme employé au propre& au figuré pour lignifier diminution de mouvement,d’activité. Remiffio , relaxatio. Le ralentissement dumouvement 1e fait, loríque la force impulsive dimi-nue. Le r alentis ement de fa première serveur , de fad évotion, de son zèle.

RALER. v. n. Rendre cn respirant un espèce de sonenroué, occasionné par l’obstruction des conduits dese respiration. Stertere , rhonchijfando spiritum duce-re ‘ On ledit particulièrement des agoniíans. Il esttrès-mal, il commence à râler. On commence à râler quand

R à Poitrine s’emplit. Voye\ RâleALIAS, si ni- Vieux mot. Discours , raillerie. Borel.Sermo, jocus.

RALINGUER. V. n Terme de mer. Faire ralinguer,c’ estaire couper se vent par la ralingue , en for te que 1event ne donne point dans ses voiles. Mettre la ralin-gue ou le bord de la voile dans la direction du vent,pour tenir 1e vent fort près , & 1e serrer de façon qu’ilne false que gliffer fur la voile, & la faire sasier, c’est-, lre .’ battre de temps à autre, afin de faire peu decne mi n . J/tritum decutere. Ralingue , c’est 1e com-

R F u on fait au timonier de faire ralinguer.

, f. f. Terme de Marine , cordage cousu en

our et autour des voiles , pour en renforcer ses bords,outenir se toise. Limbo veli assutus funiculus. Il yen a aul i aux branse s , ou sirs des vailfeaux. Tenir cnra t-ngue, c est faire tenir se vaisseau, en forte que lelomé KIL

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vent ne donne point dans ses voiles. Mettre en ralin-gue , c’est la mcme choie que ralinguer.

RÀLI1ER. v. n. Qui ne se dit qu’avcc 1e pronom per-sonnel. Se r aliter , c’est retomber malade, se remettreau lit par 1e retour d’une maladie , ex morbo iterumdecumbere. Ce mot ne le trouve que dans Pomey, &Cne se dit nulle part.

RALLER. v. n. Vieux mot. Retourner. Perceval. Bo-rel. Reverti , redire.

Raller. Terme de chaise , qui se dit des cerfs , fur-toutquand ils lont en rut. Br amare. La fauve ralle , & 1eíanglier grumellc.

Raller de la gorge, comme font les mourans. Proflarepeclore lethalemfomnum. Voyez Râler.

RALLIE. Cri d’armes des Comtes d’Anjou dans le Ro-man de Vacce. M. Du Gange leur donne Kallie. Voy.Vallie. Ménage, Ilifi. de Sablé, L. 1, c. 2 , p. 4 ,indique que cetoit par rapport au ralliement des trou-pes..

Flaman crie Aras, & Angevin rallie

dit dans son Roman de Normandie, M e . Vacce, na-tif de l’de de Gerlay,Chanoine de Baveux, surnom-mé le Clerc de Caen. Ménage cité.

RALLIEMENT, f. m. Terme de guerre, qui ex-prime Faction des troupes qui, après avoir été rom-pues ou dispersées, se rallembíent en bon ordre. Fu-sarum copiarum colleclio. Le ralliement des troupesíc fit dans un moment.

Q'Cr Mot de ralliement, c’est 1c mot que le Général donneaux troupes pour se rallèmbler en cas de déroute.

fCT On ledit aussi au figuré. Chaque hérésie a son nom ,qui est 1e mot de ralliement. Montesq.

RALLIER, v. a. Terme de l’art Militaire. Rassem-bler Sc mettre en bon ordre des troupes dispersées oumises en désordre. Dispersos , disjectos , fuses militescogere , colligere. Ce Général u rallié trois lois ses sol-dats , Sc ses a ramenés au combat. Les enfans de Pom-pée rallièrent ses débris de Tannée de leur pere, & fi-rent encore une très-puissante flotte. Ils plient de tou-tes parts , fans se rallier en aucun endroit. Ablanc.

11 n’est guère d’usage que comme terme de Fart Mi-litaire. On a donné au commencement de ce siècle unrecueil de poésies, intitulé ses Muses ralliées.

Rallier, est aussi un terme de mer. Rallier 1e navireau vent; c’est mettre 1c navire au vent ; & se rallierde quelque chose ; c’est s’en approcher. Se rallier deterre.

T RALLUMER, v. a. Allumer une seconde fois unfeu qui s’est éteint. Rallume% la bougie , j’ai encoreune lettre à cacheter. Le vent a rallume Tincendie quel’on croyoit éteint. Ignem extinclum denub excitare ,accendere , suscitare.

Au figuré, c’est redonner une nouvelle vigueur. Li-res augere , suscitare , resuscitare. On l’applique gé-néralement aux choses qu’on peut comparer au feu.Rallumer la guerre. Ablanc. Rallumer la piété éteinte.Nie. Rallumer l’amour de l’indépendance & de la li-berté. Tour. Il croyoit que l’absence auroit éteint fapassion, mais la vue de ía maîrrefle Ta rallumée. II arallumé dans son cœur des sentimens que l’abícencecommençoit d éteindre. P. de Cl. Sa beauté a rallu-mé mes vieux ans. Voit. Un mot lâché imprudem-ment a rallumé toute fa colère.

Comme réciproque , il est employé dans Tune Scl’autre acception, & signifie reprendre des forces. Re-viviscere , recrudescere. Le feu qu’on croyoit éteint seralluma tout d’un coup. On vit dans un moment laguerre se rallumer par toute l’Europe. L’amour, la co-lère, ses passions se rallument. Une flamme mal éteintepeut se rallumer mais une flamme éteinte ne serallume guère. M. Sc.ud. On voit rarement les fenti-timens d’honneur, 1 amour de la liberte se rallumerdans des âmes flétries par un long esclavage.

RALLUMÉ, ÉE. part. Suscitatus , excitatus , inflam-matus.

R ALONGEMENT, f. m. Terme de Charpenteric. Onappelle ralongement d’arrêtier, la ligne diagoqala de-