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descend que sur des ramasses 3 qui est une espèce dechaise , derrière laquelle est celui qui la conduit Sc quila sait deícendre Sc rouler avec une prodigieuíe vîtessepar ces chemins clcarpés, Sa Majesté me dit, que ,comme j’étois le guide, il falloir que je ramaísalle lepremier. La tille du Coníul du pays te présenta pourme conduire. Le Roi d'abord eur peine de voir qu’unefille entreprît une chose qu’il croyoic íì périlleuse; maisquand on l’eût allure que cerre fille entendoit fortbien le métier, il dit en riant: Hé oien, nous seronsau moins sages à tes dépens. Je me mis donc fur laramasse , fous la conduite de cette fille, Sc descendiscomme un trait cette montagne íur les neiges. Ayantremonté enluite à pied la même montagne, pour ve-nir dire au Roi qu’il n’y avoir nul péril, il se mit surune de ces ramasses conduite par le Coníul pere dela fille qui m'avoit conduit, & deteendit avec:autantde vîtetlè Sc de bonheur que j’avois tait. Il récom-pensa cet homme d’un privilège, &c de quelques pis-toles qu’il lui donna. Tous ceux qui accompagnoientle Roi, descendirent de la méme sorte. Me m. de Pon-tis , T. I,p. j op , f ro.
♦RAMASSÉE, t. f. Certaine quantité de terre au pays deBresse & de Bugcy. Voye^_ Collet íur les Statuts decette Province,/». 7/ , col. 2.
RAMASSER, v. a. Relever de terre ce qui étoit tombé.Colligere. Ramasser ton chapeau, ses gants, un livre,un papier. L’Auteur des Observations íur la LangueFrançoise a décidé que ramasser ne íignifioit pas amas-ser une chose qui étoit tombée. Mais fa décision estcontraire à celle de l’Académie qui dit que ramassersignifie auílì relever, prendre ce qui étoit à terre : d ail-leurs tous les bons Auteurs parlent de la torte. Il lai tlatomber son poignard que je ramassai. Scar. Il tra-versa le Sénat tout langlant, ramassant les ornemensde ta Lyre. A bi.
Ramasser, lignifie auíïi recueillir Sc prendre ce qui estnaturellement à terre. Colligere. En plusteurs lieux onramase des grains d’or qui font mêlés dans les bibles.On ramasse la manne qui est fur les feuilles des ar-bres. Les pauvres gens vont glaner, ramasser les épisqu’on a négligés fur le champ.
Ramasser. Faire un amas, un assemblage de plu-sieurs choses. Congerere. Il a ramassé tout ce qu'il atrouvé dans les cabinets des curieux, pour faire unefuite de médailles de coquillages, &c. Ce compila-teur a ramassé tout ce que les anciens ont écrit furcette matière. Stobée a fait un recueil qu’il a ramassédes fragmens des anciens.
■Ramasser, signifie encore, assembler, réunir des chosesdispersées. Colligere , cogere , congregare , contrahere.Ce Prince a ramassé des soldats de tous côtés. CesCoureurs, ces Bandits, font des gens ramassés quitt ont point de discipline. Il ramassa une armee dedivertes nations. Ablanc.
^ O11 dit au figuré ramasseras forces, pour dire recueil-lir toutes tes forces pour faire quclqu’cffort extraor-dinaire. A la mort on ramasse tout ce qui reste d’es-prits Sc de forces pour exprimer ce qu’on lent. Bouh.File ramasse de tous côtés les accidens qui suiventqui accompagnent cette passion.
v' 5 ' Ramasser le papier. Terme de papeterie, syno-nyme de recueillir. Voyez ce mot.
Ramasser l’émail, terme d’Emaillcur. C’est leprendre chaud Sc liquide dans la cuillièrc de fer oùil a été mis en fusion avec du verre, pour en faireces filets d’émail que les Emailleurs appellent du canon.
Ramasser , se dit encore en parlant de ceux qu’on faitdescendre sur des neiges dans des espèces de traîneauxR long des montagnes. Traîner dans une ramasse. In-ter nives tracloriâ fellasubvehet e , trahere. Les Voya-is 111 ' 5 te font ramaser, quand ils courent en hiver pares Alpes. Ceux qui ramasent Rappellent dans le paysMarrons.
On dit austì familièrement ramaser un homme ,quand, trouvant cet homme à pied , on le fait mon-ter dans fou carrosse, pour le mener où il veut aller.Colligere. Il le trouva dans la me pendant la pluie,& le ramassa.
Tome VII. .
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Ramasser, se Ramasser. C’est parmi le petit peuple,os-/ maltraiter de coups ou de paroles, bi je te trouveen faute, je te ramasserai comme il hiur.
On dit proverbialement, qu rl n y a tel festin quede gueux, quand toutes leurs bribes tour ramassées.
£GT On dit autli proverbialement Sc populairement ,qu’une choie ne vaut pas le ramasser, pour dire, nemente pas d’ctre ramassée, ne vaut pas la peine qu’ony tonge.
RAMASbÉ, ÉE. part. Il a toutes les significations deson verbe.
On appelle corps ramassé , un corps trapu & ro-buste. Validum , robuslum. lis ont le corps plus fort& plus ramasé que le reste des Allemands. Ablanc.
RAMASSEUR. t. m. Celui qui conduit une ramasse.Sella tracions, duclor. On appelle autli ces gens là,Marrons ou Marroniers.
RAMASSIS, f. m. Il y a cette différence entre ramas Scramassis , que le premier te dit de l’assemblage deplusieurs choses bonnes ou mauvaiíes; au heu quel’autre emporte avec foi la lignification d un recueil dechoies qui ne méritent pas la peine d'être ramassées.De plus ramajss n’est que du style familier. Je mefuis imaginé que ton ouvrage n’est qu un ramassisdes différens lentimens que l’on a répandus fur montravail. ... M. de Grimâtes, page 4 de sa Rép. à la.Crit. de la vie de Molière. On ramassis de papiersinutiles.
(sT* RAMASsrs, fc dit dans les campagnes, des menuesbranches ou ramilles qui ne peuvent servir qu’à fairedes bourrées. Voyej Ramille.
RAMAZAN. í. m. derme de Relation. Ramadan estle nom de la Lune, pendant laquelle les Turcs fontleur carême avec un jeûne plus parieur, qu’il n’estaustère. Ce carême a été établi pendant la Lunede Ramadan, parce que Mahomet diloit que l’Al-cotan lui avoir été envoyé du Ciel dans ce temps-là.Le temps de cette abstinence a été appelé du mêmenom que le mois de la Lune, Ramadan ou Rama-dan, Jejunium Turcicum , Mahumetanum.
Pendant le Ramadan , depuis le lever du Soleiljusqu’à ton coucher, il leur est absolument défendude boire Sc de manger; mais pendant toute la nuit,ils ont la liberté de faite 1 un Sc l’autre, tànt qu’illeur p kit tans distinction de viandes, pourvu que cssoir toujours fans vin. Ni k condition des personnes,ni la longueur ou la chaleur des jours, ni k fatiguede leur travail ne les ditpente de cette abstinence,& ils te ícroient scrupule de s’cn exempter pour unelégère indisposition. Enfin la rigueur de leur obser-vance devroit faire rougir 1a plus grande partie desChrétiens, qui pour se dispenser du carême, suppo-sent souvent une maladie qu’ils n’pnt pas, en pal-liant leur indévotion d’up prétexte d’infirmiré. Dausk marche des armées où il semble qite tout soit per-mis, Sc que l’exercice de k guerre bannisse celui dek Religion, les soldats Turcs, qui fatiguent le plus,portant leurs armes Sc leurs provisions de bouche, enpassant les déserts de l’A rabie í'abloneuíé, durant la,canicule, jeûnent aussi rigoureusement que ceux quisont dans lents maisons, en grand repos. Duloir, p.109. Vóye\ Ramadan.
RAMBADE. s. f. La partie k plus avancée de k Galè-re , qui est entre le bout du coursier Sc l’éperon. Ta-bulatum protêt. Les deux châteaux de rambade. Re-tranchement de rambade. Marinier de rambade. L'ntel Officier étoit à k rambade. C’est un poste oùl’on peur placer quatorze ou quinze hommes pourcombattre.
RAMBERGE. s. f. Terme de Marine. Vaisseau Anglorsen forme de patache , qui sert à faire k première gar-de à l’cntrée d’un port où elle est entretenue, Sc àaller faire k découverte , étant légère Sc plus perireque les autres. Modica navis Anglica. Il y a pourtantdes Auteurs qui parleur des ramberges d'Angleterre,comme des plus gros vaisseaux qu’on mette en meren ce pays k. M. du Bellay, dans les Mémoires, Liv.X, décrit de cette forte les ramberges des Anglois dutemps de Henri VIII. Il y a une espèce de navires pat-