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Tome septieme. [PRO - TE.]
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II AS

M°na r q U e souverain dont la force inconnue

Raílerene les Cieux , ou fait grossir la nue.

BrÉbeut.

Il est auffi réciproque. Le temps s’est rasséréné furle soir.

Au figure. Cette nouvelle lui a rasséréné le visage,oon Iront, ion visage s’est rasséréné en apprenant cettenouvelle.

Dans toutes ses acceptions, tant au propre qu’aufiguré, il est vieux, & ne fe trouve point dans lesbons Auteurs.

RASSERENE , EE. part.

RASSIS, ISE. adj. Qui est reposé, épuré. Vinum ab agi-tatione résidais, quietum. Le vin rassis est celui qui

âst Sc épuré, dont toute la lie est tombée au fond.

sE-? Pain raffis, qui n’est plus tendre, qui a eu le tempsde íe durcir. Panis hejiernus.

Rassis, so dit aulli en Morale, de ce qui n’est pointc niu, ni troublé par la paillon. Sedatus , tranquillus.Parler de sang raffis, c’est parler sagement Sc avecconnoiíïance. Avoir l’esprit rassis, c’est-à-dire, êtrelage, n’être point étourdi.

Rassis, s. m. Terme de Maréchal. Nouvelle applicationd’un même fer íur le pied d’un cheval, après lui avoirun peu paré le pied. On ne lui doit pas un fer, cen est qu mi rassis. Deux rassis valent un fer.

KASSOAGER. Vieux verbe hors d’ufige. Se réjouir.

D F erceva ^ b° REL - Gaudere , Utari.

RASSOTER. v. a. Faire devenir sot. Stultum efficere ,reddere , hebetare. Ce jeune homme a été enfermépendant trois ans, c’est ce qui l’a tout raffoté. La so-litude raffote les gens.

Ce verbe est absolument hors d’ufage. Son parti-C1 PÇ rafoté íe dit quelquefois parmi le peuple, dansla signification d 'infatué, entêté. Cet homme est raf-f ot é de 1 acquisition qu’il vient de faire. Cette femmee st toute raffotée de son fils.

v^ ( RASSURER, v. a. C’est proprement mettre dans1 état d e repos Sc de fermeté. Dans les arts, il a la si-gnification d'affermir, rendre plus stable. Firmare ,st a-bilire. On rassure un corps qui menace ruine. On ras-sure une muraille par des étaies. On ra sure une ter-^alfe aveç des arcs-boutans.

Ir-P Rassurer, rendre de la confiance , redonner del’allurance, remettre quelqu’un du trouble où il est.Confirmare , metum adimere. On donne des cautionsdc des certificateurs pour rafurer des créanciers dé-fians. Ces paroles ne raf urerent pas seulement le Roi,ináis elles lui remplirent l'ame de joie. Vaug. L’exein-ple du Général rassura l’armée qui commençoit à s’é-branler, à fe renverser, qui etoit fur le point de lâ-cher pied. Labantem aciem confirmare.

Rassurer , fe dit figurément dans le sens d’affermir.Confirmare , stabilire. Le gain de cette bataille a ras-sure ce Prince fur son trône. Les Missionnaires ontrassuré Sc raffermi dans la foi plusieurs personnes quictoient en danger de changer de parti. Il est nécessaireIjtc la raison répande fur les vérités de la foi, la clar-tc de ses lumières, afin qu’elle raffure l’efprit, Scqu elle soi apprenne du moins à fe soumettre. Maleb.

R sc joint aussi avec le pronom personnel. Je mera fwe f ur votre parole. Raffureç-vous , vous n’avezP 4 ? s scu à craindre.

On dit aussi, il faut attendre que le temps fe rafi-jure , pont dire , il faut attendre que le temps fe re-inette au beau.

•Assurer Sc rassurer expriment des idées différentes.Je fuis effrayé, on me rassure. Je doute d’une chose,°u m 'assure qu’elle est ainsi. Assurer avec l’accufatif,S eni Pl°sc que pour certifier. Las ure ce fait. En

unes d’art, il signifie affermir. Assure? cette solive,ce chevron.

ER > en termes de Fauconnerie, fe dit du bec deau q u j est rompu ou déjoint. On dit renouvelerI l“ j *e bec dejoint. firmare , aptare, curare.

e ec e loif cau so rompt,ou parce qu’il est malgouverne, quand on ne l’ajuste pas comme il faut, deTome VIL r

RAT i 6 í

croît tellement des deux côtés qu’il rompt ; ou parceque quand l’oifeau paît, il demeure fur la partie hau-te du bec, quelque partie de chair qui s’y attache, fepourrit, Sc lèche ÍÎ fort le bec qu’il tombe par éclats :pour cette raison, nettoyez le bien Sc le polissez, entaillant ce qu il faut tailler: puis vous oindrez la cou-ronne du bec de graille de serpent Sc de poule, Scquinze ou vingt jours après que le bec commenceraà croître, coupez la partie inutile du bec dp deílus,afin que celui de dessous puiíle croître & parvenir àfa grandeur, Sc pendant tout ce temps coupez son pastpar petits morceaux, car il auroir difficulté autrementde íe paître ; il ne faut pas laisser de le faire voler,quoique ion bec soit déjoint, Sc mettez íur ce qui estdéjoint de la pâte fermentée Sc de la poix résine.

RASSURÉ, ÉE. part.

R ASTAT. Nom d’un bourg de l’Archevêché de Saltz-bourg, province du Cercle de Bavière. Rastadium. Ilest fur la rivière d’Ens, aux confins de l’Autriche &de la Stirie, Sc à dix huit lieues de la ville de Saltz-bourg, vers le levant. Maty.

Rastat. Nom d’une ville du Marquisat de Bade, enSouabe. Rastatum , Rastadium. Elle étoit autrefoisimpériale Sc libre : mais elle dépend maintenant desMarquis de Bade, Sc elle est située fur la Murg, à unelieue Sc demie de la ville de Bade, vers le nord. Maty.C’est en cette ville que fut fait en 1714 le Traité avecl’Empereur, par lequel fut terminée la guerre entreprisepour la succession d Espagne. Les Plénipotentiairesétoient pour la France, M. le Maréchal Duc de Vil-las s ; & pour l’Empereur, le Prince Eugène. C’est cequson appelle la Paix de Rastat. Pax Rastadiensts.Traité de Rastat. Fondus Rastadienfie.

(CT RASTE. í. f. Mesure itinéraire des anciens Ger-mains. Notre lieue est le double de l’ancienne lieueGauloise. Elle nous vient des Germains lesquels comp-toient par rast.es. Or la raste germanique étoit le dou-ble de la lieue Gauloise. Mais en nous donnant leurírastes, ils les lailferent, & prirent eux-mêmes nosnoms de lieues. Danville.

tpr RASTENBERG. Petite ville de Prusse , dans lcBartenland, íur une petite rivière nommée Guber.

RASUNTZ. Nom d’une petite ville de laMazovie, euPologne. Rafumtium. Elle est dans le Palatinat dePloczko, à neuf lieues de la ville de ce nom, vers lcnord est. Maty.

RASURE, f. f. Coupe du poil, ou des cheveux. C’estune des peines des femmes adultères,qu’on authen-tique. Rafiura. On ne le dit plus.

RAT.

RAT. f. m. Petit animal nuisible, gris-brun, quia qua-tre pieds & une longue queue; qui fe fourre dans lestrous des maisons, & ronge les grains & les bardes.Mus. Ésope a fait une fable du rat de ville, & durat de village, qui nous donne une idée très - ingé-nieuse de la différence entre la vie tumultueuse dumonde, Sc la vie tranquille de la solitude. Horace l’amise en vers, Liv. II, Sat. d, à la fin: & après lui,La Fontaine dans ses Fables, Liv. I, F ab. ç.

Autrefois le Rat de villeInvita le Rat des champsD’une façon fort civileA des reliefs d’ortolans.

Il y a des rats de greniers qui vivent de grains, &des rats d’eau, qui vivent de poissons, Sc qui habitentle long des étangs: l’un s’appelle mus, l’autre musaquaticus. On confond dans le langage ordinaire lessouris Sc les rats, quoique ce soient des espèces dif-férentes. Il y a des souris de campagne qu’on appellerattes roustes. Les rats d’Egypte ont le poil dur Sc pi-quant, comme lc hérisson. Les Naturalistes distinguentles rats en plusieurs espèces, qui font differentes selonles pays. Les rats de Pont font blancs, Sc ont le des-sus de la queue, qui n’a qu’un doigt de long, fortnoir. Ils font gros comme des écureuils. Matthiolc croit

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