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Tome septieme. [PRO - TE.]
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V

REA

Regius. 11 y a un perit port sur le golfe de Cadix aulevant de la Guadelette. Il y a auíïì un port de ce nomdans le Tabaxo au Mexique, près de la nostra Signorade la Victoria. Mat y.

FRANC-RÉAL. Voye\ Franc.

Reale. f. f. Monnoie d'Espagne qui est d’avgent, & quia eu divers prix íelon les temps , Sc a valu jufqu’à uncc u. Nummus Hispanicus vulgo Realis. Celle-là en Es-pagne s’appclle réale de huit. La simple réale n’étoitque de sept sous six deniers. On dit auilì réal. f. m. aupluriel réaux. Un sac de réaux } de mille francs enréaux Sc demi-réaux. U est incroyable que dans le petitterrain de Moquega (au Chili, ) on y cueille tous lesans environ cent mille botiches de vin, qui montentà plus de trois millions deux cens mille pintes de Pa-us, qui ^ à vingt réaux la botiche, donnent quatre censmule piastres, qui valoient en 1716, seize cens mille' **vres de notre monnoie. Fríz./j. / s 9 > c’est-à-dire ,qu il y a einq réaux à chaque piastre.

Ce mot vient de réal } comme qui diroit, monnoiereale. Les vingt réaux de Plate font deux pièces 6 c dé-nué de cinquanic-huir fous qui valent trois livres enFrance. Les anciens talers d’Allemagne qu’a fait battrePhilippe II, fils de l’Empcrcur Charles-Quint, ontcte par excellence nommés réaux.

REALLJO. Nom d’un bourg de la nouvelle Espagne.Realefum. Il est dans la province de Nicaragua, aucouchant de la ville de Léon, fur la mer d» Sud, oùst y a un bon port, qui le rend considérable. Mat y.

? AhGAL. Foyer RÉagal.

REALISER, v. a. Rendre réel & effectif. Verum & realedeclarare. On n’a fait que des offres labiales, il les fautréaliser. §CP Réaliser des offres en Justice, c’est fairedes offres à deniers découverts, porter son argent à1 audience , Sc demander au Juge, partie présente ouduement appelée, acte des offres actuelles & réelles 3& qu’en cas de refus parle créancier de recevoir Tar-H loir permis de consigner aux risques, périls &íortuncs de qui il appartiendra. D

Eo termes de Coutume on dit réaliser un contrat 3partage, &c. quand on recounoît le contrat par-devaut le Seigneur dont l’héritagc est tenu, ou par-devant les Officiers de la Justice, afin d’acquérir undroit réel, hypothèque & nantiffement. Cette rente act ? r . e . a J‘sl e à nantie, c’est à-dire, a une hypothèqueprivilégiée; ce qui S’étcnddans les pays où le nantille-ment a lieu.

Dans le temps du système, ce terme passa du Palaisdans le commerce, pour désigner la précaution queprenoient ceux qui avoient fait par l’ngiotageune for-tune immense, de convertir leurs papiers en effetsréels, en maisons, terres, meubles, èc. Ainsi réaliserdes billets, c’est les échanger contre des effets réels.

REALISTE, si m. On a donné ce nom aux Philosophesopposésà'Ochan, Sectateurs dc Scot Sc des autres Doc-teurs, qui croient que les Univerlaux font des réalitésqui existent de fait, hors de la peníéc Sc de l’imagi-nation, & comme on parle dans , 1 'Ecole, à parte rei ;au lieu qu’Ochan Sc les Nominaux prétendent qu’ilsfont que dans l’esprit Sc dans la pensée ; que ce nerput que des idées, des manières de concevoir les cho-es - Le Docteur Odon ou Oudart, natif d’Orléans, &

, n 5 . j hure Abbé de Saint Martin de Tournai, fut lej e i.. 1 * a h'cte des Réalises. Il composa trois livresde Dialcctiqn cs , où suivant la doctrine de Boéce &u , ncicns > H soutenoit que l’objet de cet art sont leschoies & non pas les paroles. Ce qui fit naître k sectees Nominaux opposée aux Réalises. Voyez Nomi-naux. '

LITÉ. s. f. Realitas, en mauvais Latin , mais pour-ant consacre par l’usage. C’est un de ces termes assezaiis par eux memes pour n’avoir pas besoin d’expli-^ Résigne une existence effective, Sc est oppo-c,. ^PP^tcnce, fiction, dehors, fantôme, ombre,

’ ç• ^ ucs Hérétiques nient la réalité du corps de0 C oignent, ou simplement, la réalité au S. Sa-lement c 1 Autel. Un Hypocrite n’a que l’apparcncee a picte , un homme vraiment vertueux en a la réa-1 e 3 a c h°le meme. Les Juifs n’avoient que l’ombre t

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no'us avons la réalité. Ce ne font pas des choses enPair, des chimères que l’on vous dit, mais des réali-tés. La Poésie s exerce, se plaît dans les fictions, dansles figures; toujours hors de la réalité des choses: Scc’est la réalité feule qui peut satisfaire un entendementbien sain. S. Evr. On se contente des dehors, Sc desapparences de la vertu, fans se mettre en peine de laRéalité. Bell. Les hommes ne pouvant guère comp-ter les uns fur les autres pour la réalité , font conve-nus entre eux dose contenter des apparences. La Bruy.Celui qui donne des réalités pour des dehors de ten-dresse , est pris pour dupe. S. Evr. Le péché a telle-ment obscurci toutes nos lumières, que nous lommessujets à mille erreurs, Sc à prendre des ombres pourdes réalités. Maleb. De vaincs images cachoient lesréalités. S. Evr. Une réalité , Sc non pas une figure.Pélisson.

§ 3 ” RÉALMONT. Petite ville de France, dans le hautLanguedoc, diocèse d’Albi, sur le Dadou.

REALVILLE. Nom d’une petite ville de France. Re-galis villa. Elle est dans le Querci, fur l’Aveirou, àdeux lieues de Montauban, vers le nord. Maty.

RÉAMBRER. Voyer Réembrer.

RÉAPPARITION. Voye\ Occultation.

RÉAPPEL. si m. Second appel, appel renouvelé. Voy.Appel.

RÉ APPELANT, si m Celui qui a inter j erré deuxfois appel, qui a renouvelé son appel. Voye\ Appe-lant.

fKT RÉ APPELER, v. n. Ce terme ainsi que les deuxautres a été mis en vogue dans la fougue des disputesfur la Constitution Unigenitus. Renouveler son appel,interjeter un second appel. On appcloit, on réappe-loit, Sc tout cela pour quelques passages, aujourd’huioubliés, d’un Prêtre octogénaire( Quesiicl) quivivoitd’aumônes à Amsterdam. Franchevilie.

RÉ APPOSER, v. a. Sc rédupl. Apposer de nouveau. De-nuo apponere. On a réappofé le scellé dans cette mai-son, dont on avoir eu main levée par surprise.

RÉ APPRÉCIA! ION. sis. Seconde appréciation d’unechose, d’une marchandise. Ce renne est íur-tout usitédans le Tarif de la Douane de Lyon de 1631, danslequel tous les droits font distingués en ancienne taxa-tion, Sc en nouvelle réappréciation , c’est-à-dire, undroit d’ancienne Sc nouvelle imposition.

RÉAPPRÉCIER. v. a. Apprécier de nouveau. Les Loixdes Germains apprécièrent en argent les satisfactionspour les torts qu’on avoir faits; mais comme il y avoirtrès-peu d’argent dans le pays, elles réapprécièrenc1 argent en denrées.

RÉARMEMENT, si m. Nouvel armement,actiond’équiper de nouveau. Chaque Actionnaire est obli-gé dc fournir aux dépenses du réarmement au proratade íes actions

fCT RÉARMER, v. a. Armer, équiper de nouveau, ilest auilì neutre Sc sc dit principalement des bâtimensqu’on désarme pour les catenet, Sc qu’on arme ensui-te. Telle Frégatte désarme pour se mettre en carène,mais el e réarmera tout dc fuite.

RÉARPENTAGE. si m. Nouvc \ arpentage, second ar-pentage. Ce terme est lort usité dans les Ordonnancesdes Eaux Sc Forêts.

&T RÉ ARPENTER, v. a. Arpenter de nouveau. Voy .Arpenter.

RÉ ASS 1 GN ATION. si f. Second ajournement qu’ondonne à celui qui a fait défaut íur le premier. Itera-ta vadimonii nunciatio. Les reajjlgnations sont abro-gées par l’Ordonnance de 1667. Voye% Réajour-NEMENT.

fjÉF Une nouvelle assignation fur un autre fonds quecelui fur lequel on avoir d’abord été assigné pourle payement d’une somme. Il a obtenu au Conseilréassignation pour cette patrie sur un autre fonds.Vovey Assignation. ^

RÉASSIGNER. v. a. & rédupl. Donner une seconde assi-gnation. Iterùm citare On réaffìgne jusqu’à quatre foisles parties pour être interrogées fur faits & articles.

RÉASSIGNER , signifie áussi, donner un autre fonds pourfaire payer une dette, quand le premier s’est trouvé