REB
Rf. battre , chez les Tonneliers. Rebattre les tonneaux,c est les rcllerrcr, y metue des cerceaux. Les Marchandsde vin donnent tant pour le rebat des tonneaux íur leport. Dict. des Arts, 1731.
Kebattre , signifie figurément redire plusieurs fois lameme chose, repérer d’une manière ennuyeuse. Recun-tare j eamdan incudem tundere. Cet Auteur eít en-nuyeux , parce qu’il rebat trop les memes raisons. Re-battre les mêmes sentimens. Ablanc. Un conte usé& rebattu. Font.
Faut-ìl vous le rebattre
-^ ux oreilles cent j ois , & crier comme quatre?
Molière.
, UE. part. Iteratus , recantatus, recenjìtus.L-ela est si commun, que j’cn ai les oreilles rebattues.P cn' 1 ^ciprit rebattu des plaintes de ía mere. Vaug.UBAUDIR. v. a. Vieux mot. Encourager. Borel.Rauitart , animos addere. 03 * On dit cn termes deU halle, rebaudir les chiens quand ils ont bien fait,pour dire les caresser.
Rebaudir. Terme de Chaste qui fe dit austi, lorsque leschiens ont la queue droite, le balai haut, & qu'ils lèn-tent quelque chose d’extraordinaire. Arrigere fe.aEBAUDI, IE. parc. & adj. Joyeux. Nicod. Borel. Lt-tus , hilaris.
LBEC. C m. Vieux mot qui signifioit autrefois violontout d une picce 6 c à trois cordes. 11 n’est plus en uía-cordes étoient accordées dc quinte en quinte.Ridicula. On menoit autrefois les épouíécs à 1 Egliíeavec le rebec 6 c le tambcurin.il fe dit encore en riant& dans le style burlesque. O Muse! je t'invoque,ban-de les nerfs de mon rebec. Regn.
Me rendre cnme torchant le becLe ventre creux comme un rebec. Régnier.
Et vos paroles non pareillesRésonnent doux à nos oreilles ,
Comme les cordes d’un rebec. Id.
Car elle avoit visage de rebec. Rabelais.
Ménage tient que ce mot vient de TEspagnol zabcl,qui est pris de l'Arabe reba , ou rtbaba ; qui lignifie lameme chose. Borel dit qu’il vient de l’Hebreu rcbiac ,qui signifie Jìfirum. 11 vient plutôt de reber, qui enlangage Celtique ou Bas-Breton, signifie violon , 6 c ?e-beter, jouer du violon.
RÉBEL. Nom d une ville du haut Languedoc. Ce motvient du Roi Bel, c’est à dire , Philippe le Bel, qui lafit entourer de murailles, suivant Tinicription qui esttur la porte.
Que dudum Vauri Bafíida vocabarDicla Rebelius ero Regis honore mei. Borel.
Rébel, est austi une petite ville ou bourg du Duché deMeckelbouig, en Baste-Saxe. Rebela, Rebellio. U estfur le bord méridional du lac de Murits, environ à 4lieues de Warcn, vers lc midi. Maty.
REBELLE, adj. m. & t. &. f. Qui fe révolte contre sonSouverain ; qui résiste à fes Supérieurs; qui nc veut pasobéir aux loix, |CT Rebellis V refraclarius. Il est lou-vent substantif. C’est un rebelle. Punir les rebelles. Re-bellator, rebellatrix. Le premier homme hu rebelleaux ordres de Dieu. Etre rebelle à son Souverain, c’estfe révolter , fe soulever contre lui. Un Religieux estrebelle à Ion Supérieur quand il résiste à les ordres ,quand il refuse de les exécuter. On est rebelle à justi-ce, quand on s’oppofe à l’exécution d’un jugement,cn général à tout ce qui est émané de la justice ou dcfes Ministres, aux mandemens émanés du Roi ou desIJsticievs préposés pour Tàdministration de la justice.
A u figuré, on dit que la chair est rebelle à Tefprit.Rebellat adversus spiritum. L’appétit íenluel est sou-vent rebelle aja raison, & ne reçonnoit plus ion em-pire. La foi qu’ils professent leur a suscité auram d’en-
Tomc VU.
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nemis , que Terreur a formé d’hérétiques parmi despeuples indociles & rebelles à la lumière. Bourdal.Exh. T. I, p. ijd.
ifT Une lemme rebelle aux loix de l’amour, & unefemme inleníible à Tamour, lont termes íynonymes.C’est une beauté rebelle.
ÇCT En Médecine on dit de même qu’une fièvre, uneplaie, en général une maladie est rebelle aux remèdes,quand elle est opiniâtre, 6c qu elle ne cède point auxremèdes.
En Métallurgie, on appelle mine, substance rebelle,celles qui rélistent àl’adtion du feu, qui ont de la pei-ne à entrer en lusion, qui pat leur propre nature, uuà cause des parties hétérogènes auxquelles elles fontjointes, fe fondent difficilement. C’est ce qu’on appelleautrement refraclaire.
tjsT REBELLER, le Rebeller, v. récip. Se révolter fesoulever contre Ion Souverain. Rebellare. Les pro-vinces dc Hollande fe font rebellées contre TEfpagnedont lc joug étoit devenu insupportable.
Corneille s’est servi de ce verbe dans Polycucte.
En fa saveur déjà la ville se rebelle.
(fT REBELLER, ne fe dit plus, & devroit fe dire, puif-qu’ii vient de rebelle, rébellion. On dit fc révolter.Cependant! Académie nous donne ce mot lans aucu-ne modification, fans restriction. Mais l’uíagc paroítculinaire.
On dit au figuré que les sens, les passons se rebel-lent contre la ìaiíon. J’aimerois mieux dire, font re-belles à la talion. Rationis imperium detieUant.
tsf" REBELLION, f. f. Rebellatio , rebellio. Rebellium.Soulèvement, révolte courre Tautcrité légitime; ré-sistance ouverte aux ordres de Ion Souverain. Les Hé-rétiques ont l cíprit à la rébellion. On dic, couver unerébellion. Ablanc. Etoustcr une rébellion. Id. Domp-ter la rébellion. Mait.
Rébellion , signifie auffi la résistance que Ton faitaux ordres du Roi ou dc la Justice dont il est le chef.Faire rébellion à Justice, c’est empêcher par violence6c par voie dc fait Texécution des ordres de Justice.Les Ordonnances mettent la rébellion à Justice aunombre des cas royaux.
On dit au figuré, la rébellion des sens à la raison ,pour dire, le loulevcment des Icns contre la raison.
REBELLIONNAIRE. 1. m. Terme de Pratique, syno-nyme à rebelle, qui se révolte contre les décrets deJustice. Son plus grand ulagc est au pluriel. On infor-forma contre les Rebellionnaires.
REBÉNIR. v. a. & rédup. Bénir nne seconde fois .*Iterùmbenedicere. Il faut relénir une Eglise, quand elle aété prophanéc par effusion de lang, ou de íemence ;un vase sacré,, quand il a été profané , quand on adonne desius un coup de marteau. Voye ç Bénédic-tion, Réconciliation.
03“ REBEQUER le Rxbequer. V. récip. Répondre peurespectueusement, avec fierté, à quelqu’un pour quiTon doit avoir de la considération. Arroganter parhmreverenter alloqui , respondere. Un fils le rebeque con-tre son pere, un valet contre son maître. C’est un ter-me populaire, quelquefois admis dans le style fami-lier.
Ce mot, selon quelques uns, vient de rebechat ,qui cn langage Celtique ou Bas-Breton, signifie re-proche.
REBÈS. Voye\ Rebais.
REBÍFER. v. a. Vieux mot. Relever en haut, retrousser.Borel .Erigere, arrigere. Rebifer le nez à quelqu’un.11 étoit auffi neutre.
Son ney rebiffoit contre mont. PeRceval.
03“ REBINAGE. f. m. Terme d’Agriculture, usité dansquelques provinces, pour désigner le troisième labourqu’on donne aux terres. Voye ^ Rebiner.
REBINER. v. a. En Berri & en Nivernois, c’est don-ner un troisième labour à une vigne. Itetum redarare.Arare tertium . Cela s’appelle auffi tiercer. On rebinc
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