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bours le poil du drap. Adversus pecten. Quelques-unsdifenr reboursoir. C est la même choie que rebrouffe.ÎIEBROYER. v. a. & rédupl. Broyer de nouveau. Rur-sus terere. Ce Peintre a employé toutes tes couleurs,il enfait rebroyer d’autres. Un rebroie pluíìeurs fois lamoutarde. Foye\ Broyer.fÉJ- REBROYÉ,ÉE. part.
REBRUNIR. v. a. & rédupl. Brunir une seconde fois.Repolire. Ce bassin n’est pas assez bien bruni à ma fan-taisie,il le faut tebrunir , y repasserle bruniílbir. Foye\Brunir.
(f? REBRVNI, IE. part.
REBUFE. Foye% Trompe & rebute, instrument de Mu-sique, c’est la même chose.
Ce mot vient de l’arabe rababa 3 qui signifie un ins-trument de Musique.
REBUFFADE, s. f. Action par laquelle le supérieur traiteavec mépris ou injure un inférieur, qui lui demandeou qui lui présente quelque choie; ífT refus accom-pagné de paroles dures 6c d’un ton méprisant. Fasti-diofa re/ecHo , contumeliosa repulsa. Recevoir, cstuyer,souffrir une rebuffade. Repulsam serre ou patï. Il estd u style familier.
Ce motvientde rebouffer 3 qui n’est plus en usage ,& qui signifioit chasser avec mépris j ou bien d tbuffe ,qui signifioit autrefois un soufflet. Ménage. Dc re &busse , c’est-à-dire, un soufflet. Borel.
RÉBUS. s. m. Jeu d’espric. Diclerium joculare. Les ré-bus font des équivoques fur des mots coupés ou jointsensemble, ou sur quelques peintures qui les représen-tent. Ménage dit que les rébus sont des équivoques dela peinture à la parole. Marot dans son Coq-à-1 ane,adit qu’en rébus de Picardie, étrille , un cfaulx 3 un veau.cela sait étrille fauv eau. Il s’en est conservé beaucoupdans les armoiries 6c cris de guerre ; comme dans laMaison de Savoie-Raconis, qui porte des choux cabusdans íes armes; ils ont pour cri & pour deviíe, toutn 1 est ; Òc ils veulent dire par-là, tout n’est qu abus. Onles appelle communément rébus de Picardie , parcequ’autrefois les Clercs de Picardie faisoient tous les ansau carnaval certains libelles qu’ils appeloient, de re-bus qu<t geruntur , c’est-à-dire, des railleries de ce quise passoit dans la ville, où ils fuioient de ces équivo-ques: ce qui a été défendu-à cause du scandale. Mé-nage. Voye\ Borel ci deffus au mot Rebours. Lesrébus ne font plus en usage que sur des écrans, fur desenseignes , ou parmi le peuple, comme pour dire, àVassurance , on peint un A fur une anse. Le sieur des>' Accords a fait un recueil des plus fameux rébus de Pi •cardie.
Rébus , signifie figurément mauvaises plaisanteries, mau-vaises pointes, &c. Inepti a , nuga. Vous me comptez-là des rébus. Il ne dit que des rébus.fCT REBUT. f. m. Ce terme désigne des choses de peu 1de valeur, dont personne ne veut, que tout le monderebute, ou qui doivent ctre rebutées. Rejeclanea , resnullius pretii. On ne trouve chez lui que du rebut. Il achoisi le meilleur, & ne m’a laisté que le rebut. Jen’ai que le rebut d’un tel.
ftT On appelle marchandises de rebut , merces impro-bx , rejeclaneA, des marchandises passées, qui ne sontplus de mode > & qui n’ont plus de débit. Mettre unechose au rebut , c’est la mettre dans un coin de la bou-tique ou du magasin, où Ion met celle dont on n’es-pere pas le défaire aisément.
$3* Appliqué aux hommes, ce terme signifie la mêmechose que vil & méprisable. Despicatui omnibus op-posttus , despicatifflmus. Cet homme est un infame ,c’est le mépris , c’est le rebut du genre humain. Cespeuples ont toujours été 1 e rebut des Nations Ablanc.
Triste avorton ! £ebut du néant & de lêtre.
Jean d’Hénault.
Et moi , triste rebut de la nature entière ,
La mort est le seul Dieu que j’osois implorer.
Racine.
Rebut, signifie aussi, rebuffade, c’est-à-dire, refus ac-
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compagné de paroles qui témoignent de la dureté & domépris. Repulsa. Voye\ Rebuffade. L’humilité Chré-tienne consiste àsouffur tranquillement le mépris & lerebut des autres. Se fâcher du rebut d’un sot arrogant,que la fortune mene par la main, c’est une preuvequ’on ne fait pas faire de justes réflexions fur ce quiarrive. Le Ch. de M. La vie fatigante des courtisans ,6c les rebuts qu’ils souffrent ne les dégoûtent point dela Cour. M. Esp.
Si je perds à la Cour les brillans avantages ,
Je n ai point d souffrir mille rebuts cruels. Mol.
I3° REBUTANT, ANTE. adj. Qui rebute, qui dé-
I plaît par des manières qui annoncent de la rudesse 6cde la hauteur. Faftidiosus. Voye% Rebuter. II y a desphysionomies rebutantes. Ses manières sont rebutan-tes. C’est un homme rebutant , dont l’air rebutantécarte tous ceux qui ont affaire à lui. Pourquoi per-dre le mérite d’une bonne action par des manières hau-taines & rebutantes? Bell. La Reine ne pouvoir s ac-coutumer à la sévérité rebutante des Eipagnols. S. Réal.Une fauste modestie n’est guère moins rebutante qu'unesotte vanité. Bell.
fCF Cette épithète s’applique aussi aux choses qui dé-goûtent ou qui découragent par les difficultés qui lesaccompagnent, par les grands efforts qu’il faut fairepour les obtenir. C’est un travail rebutant. Je ne con-nois pas d’étude plus rebutante. Fastidiosus.
REBUTE, f. f. Petit instrument qu’on appelle à Parisguimbarde. Il est composé de deux branches de fer, ouplutôt d’une branche pliée en deux, entre lesquelles estune languette d’acier, attachée par un bout ; ce qui luifait faire ressort. Cette languette est coudée par l’autrebout. On tient cet instrument avec les dents, de ma-nière que les lèvres, ni rien autre chose ne touche à lalanguette. On la fait remuer en passant la main pro-prement par-devant, & frôlant le bout recourbé, 6csans autre art que la cadence de la main ; la modifica-tion de la langue & des lèvres acheve le reste, & larespiration donne un son frémissant 6c assez fort pourfaire danser les bergers. Cette instrument s’appelle dansquelques endroits épinette , dans d’autres trompe ;mais son ancien nom est rebute , apparemment parceque celui qui en joue , semble rebuter continuelle-ment la languette de cet instrument.
$3” REBUTER, v. a. Qui se prend dans différentes si-gnifications que nous allons éclaircir par des exem-ples.
#3* Rebuter, signifie quelquefois rejeter avec rudeffè,Eloigner par des manières hautaines, brusques , gros-sières ceux qui ont affaire à nous, Fastidire , fastidio-se repellere , rejicere. C’est un homme intraitable ,qui rebute toutes les propositions qu’on lui fait, 11 vou-loit entrer, mais on l’a rebuté à la porte. Exclususest. Un Marchand ne doit pas rebuter sos pratiques..Ils imploroient l’aide d’un traître qui les rebutoit inso-lemment. Ablanc. Le destein capital que votre So-ciété a pris pour le bien de la Religion, est de ne re-buter personne. Pas c.
§3" Rebuter , d*ns la signification de déplaire , se ditdes choses qui font une impression fâcheuse. Choquerpar quelque chose de désagréable. Offendere. Cet hom-me a une mine, un air , des manières qui rebutenttout le monde.
§3* Rebuter , signifie quelquefois simplement refuser ,ne pas recevoir. Sur un sac de mille francs on a rebutéune pièce qui étoit légère. Excludere 3 refutare.
§3“ Rebuter des marchandises , c’est les rejeter, n’enpas vouloir à cause de leur mauvaise qualité. C’estaussi les mettre au rebut, àl’écart, hors du rang desmarchandises qui plaisent. Secludere.
§3* Rebuter , empêcher de poursuivre quelque chose,décourager,dégoûter par des obstacles,des difficultés.Deterrere ab aliquâ re, fastidium , nauseam creare. Legrand travail rebute. Les difficultés qu’on lui a faitesdans cette affaire , l’ont rebuté , il n’y pense plus. Lesépines de la Grammaire ont rebuté plusieurs écoliersde l’ctude. Le refus qu’on lui a fait d’une telle grâce,