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Tome septieme. [PRO - TE.]
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zoS R E C

RECULÉ , ÉE, part. Il signifie aussi, éloigné, lointain.Il loge dans les quartiers de la ville les plus reculés.On le dit auíìi du temps, soit en montant, soit endescendant. A remonter aux temps les plus reculés ,&c. M. de Turenne vivra dans la postérité la plusreculée.

RECULER, f. m. Terme d’FIorlogerie. C'est une limeque l’on appelle ainsi, à cause qu’elle n’est pas tailléed'un côté. Thiout.

$ar A RECULONS, adv. Dans le sens propre, cn allantcn arrière. Retro 3 retrorsum , retrorsus. Les écrevistesmarchent à reculons. Retro ambulare. Les Cordierstravaillent à reculons.

A reculons , dans une acception figurée, signifieen empirant. Ses affaires vont à reculons ; expressiondu style familier. Ruunt in pejus.

On dit proverbialement de ceux qui font mal enleurs affaires, qu’ils font comme des cordiers, qu’ilsgagnent leur vie d reculons.

RECULVERS. Nom de lieu. Regulvium. C’étoit au-trefois une petite ville, maintenant ce n’est qu’un pe-tit village du Comté de Kent en Angleterre. Il est furl’cmbouchure de la Tamise, à deux lieues de Cantor-beri. Maty. ^

RÉCUPÉRATEUR, s. m. Recuperator. Termed’Histoirc ancienne. On nommoit Recuperatores ,chez les Romains, certains Juges ou Commillaires dé-légués dans les causes où il s’agiffoit du recouvrement8 c de la restitution des deniers 8 c effets des particu-liers.

RÉCUPÉRATION, f. f. Terme d’Astronomie qui signi-fie le recouvrement de la lumière que fait un astreaprès avoir été éclipsé. Meilleurs de l’Académie desSciences ne se fervent pas de ce terme. Ils employeurtoujours celui d’émersion, qui lignifie la même chose:mais on a dit autrefois, récupération.

RÉCUPÉRER. Se récupérer, v. récip. Se récompenserdes pertes qu’on a faites. Il n’a guère d’usage qu’encette phrase, se récupérer de ses pertes. On dit autììabsolument ,fe recuperer. Il est du style familier.

RECURER, v. a. Terme d'Agriculture. Rebiner, don-ner un troisième labour à uue vigne. Redarare ,arare tertium. Ce terme est en usage dans le Niver-nois. Il se trouve au moins dans la Coutume de cetteprovince, ch. XIII, art. 5.

RECURRENT, adj. & f. Terme d’Anatomie, qui sedit d’un nerf qui jette plusieurs petits rameaux dansles muscles du larynx. Recurrens. On l’appelle récur-rent 3 parce qu’il remonte 8 c recourt du thorax enhaut. Il y a le récurrent droit 8 c le récurrent gauche.Le récurrent droit est fait par le rameau externe duvague droit, & le récurrent gauche par le rameau ex-terne du vague gauche. Le récurrent droit descend &vient embrasser l’artere axillaire comme une corde faitune poulie, & remonte en haut jufqu’aux muscles ex-ternes du larinx, à qui il donne plusieurs rameaux ;c’est-là où il finir. Le recurrent gauche descend plusbas que le droit; car il vient embrasser le tronc de lagrosse artère ; 8 c puis il remonte aux muscles gauchesdu larynx. Dionis.

On donne aulsi à ce nerf le nom de vocal 3 parcequ’on croit qu’il contribue à la formation de la voix.On dit qu’un chien n’aboie plus quand on lui a coupéces nerfs.

On appelle aussi vers recurrens , les vers qui fe li-sent à rebours, & autrement réciproques ou rétrogra-des. Voyez ces mots.

fCT RECUSABLE. adj. de t. g. Qui de droit peut êtrerécusé. Qui rejici , recusari potest ; en mauvais latin .recusabilis. On le dit d’un Juge, d’un Officier, d’unExpert que l’on est en droit de ne pas reconnoître, ouà lavis desquels on ne veut pas fe soumettre pour lesraisons qu’on allègue. Un Juge intéressé dans la cau-se , est récustable. Il est récustable quand il est parentde la partie.

Récusable, signifie encore qui ne doit pas êtrecru : celui auquel on ne doit pas ajouter foi. Cuistdeshaberi non debet. Vous direz tout ce que vous vou-drez ; on ne vous croira pas, vous êtes récusable. On

REC

dit en ce sens, un témoin récusable. Voyez Repro-che.

£CT RECUSATION, f. f. C’est une fin ou exceptiondéclinatoire, pour éviter la juridiction du Juge, par-devant lequel 011 est assigné, en demandant que ledifférent soit renvoyé devant un autre Juge : excep-tion par laquelle on refuse de reconnoître un Juge »un Officier ou un Expert, ou même un témoin. Judi-cis rejectio 3 refutatio. La parenté, l’inimitié capita-le , sont de justes causes de réfutation ; il y en a quel-ques autres énoncées dans le XXIV titre de l’Ordon-nance de 1667. La parenté s’étend jusqu’au quatrièmedegré inclusivement; c’est-à-dire, jusqu’aux cousinsissus de germain. L’alliance dans le même degré estun sujet légitime de récusation. De même si le Jugeest compère ou parrain de l’une des parties.

RECUSER, v. a. Proposer contre un Juge des causessuffisantes pour montrer qu’il ne doit pas connoître dudifférent des parties. Recusationis causas afferre , re-futare. Ce Juge a intérêt dans l’affaire, il le faut ré-cuser. Un Juge fe doit récuser lui - même, quand ilfait qu’il y a de justes causes de récusation contre lui ;il sc dit aussi en parlant de toutes les personnes donton marque que le témoignage est suspect en quelquechose. Je récuse l’homme que vous dites , il est troppartial. Acad. Fr.

On le dit encore des témoins contre lesquels on ades reproches à fournir. Rejutare testes.

RÉCUSÉ, ÉE. part. Un Procureur Général ne peut êtrerécusé.

RED.

REDACTEUR, f. m. Celui qui rédige quelque ouvra-ge , qui le présente sous une forme plus claire & plusabrégée. Breviarii , epitomes aut or , confeci or. Rédac-teurs de la Coutume. Rèbufe, Fontanon, Fréroi: 8 c hRoche-Maillet font les Rédacleurs des Ordonnancesdes Rois de France. Gratien, Reginon, Burchard, 8 CYves de Chartres, font les Rédacleurs des Canons.Nous ne pouvons nous flater d’avoir la Loi Saliquetelle qu’elle est sortie des mains des premiers Rédac-teurs.

REDACTION, f. f. Action par laquelle 011 rédigeun ouvrage, c’est-à-dire, par laquelle on le réduit enordre fous une forme plus claire & plus abrégée. Re-rum in ordinem digestio , coactio. On dit en ce sensla rédaction des Coutumes, des Ordonnances, desHistoriens , des Poètes, & c. Les usages des lieux croientincertains avant la rédaction 8 c réformation des Cou-tumes. Voyey Coutume. La rédaction du Droit Ro-main parTrebonien, la rédaction des Ordonnances denos Rois , ceux qui ont fait la rédaction des Poètes.

§ 3 “ Rédaction , signifie aussi Faction de rédiger unSSentence, un Arrêt, une conclusion, de donner à unacte l’étendue convenable. Au Palais le Greffier faitla rédaction des Jugemens prononcés. Dans la Facultéde Théologie de Paris, le Syndic fait la rédaction dela conclusion, & les Confcripteurs examinent la ré-daction.

REDAN. Foyei Redens.

RED ANSER, v. n. Danser de nouveau. Iterum saltare.

Ce jeune homme n’a dansé qu’une fois; il fautle faire redanser. Il est quelquefois actif, il ne faitqu’une contredanse; il la redanse toujours. Des Ac-cords a fait un rebus de ces mots : J" ai dansé , & redan-sé, en mettant un G dans un C, 8 c un R dans un C>Rare 8 c sublime effort de l’imaginative !

RED ARATOR, f. m. Terme de Mythologie. Nom d’unDieu de l’Agriculture chez les Romains. Rcdaratof •C’étoit le Dieu qui préíìdoit à la seconde façon qu’ondonnoit aux terres. Il fiiut se servir de ce nom, toutlatin qu’il est, dans notre langue. Voye\ Saumaise fé cSolin, p. 7x4. Il vient de redarare , labourer une fé-conde fois, donner une seconde façon, un second la-bour à un champ. Cela s’appelle en plusieurs endroit*biner.

REDDE, f. f. Terme usité au Parlement de Tou-louse pour exprimer 1 élargissement accordé à certain*prisonniers détenus pour causes légères, en faveur dc

certaine*