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Tome septieme. [PRO - TE.]
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réfléchis ou renvoyés d u milieu fur la surface d u quel jils tombent, dans le milieu doù ils font partis.

REFLEXIBLF. adj. m. Sc f. Ce qui peut ctre réfléchi ,ce qui a de la disposition à être réfléchi. C’est un ter-me d’Optique Sc de Physique, qui íe dit des rayonsde lumière , qui tombent fur un corps qui les ren-voyé d un côté opposé au chemin qu’ils tenoient. Lesrayons íont plus ou moins réflexihles } selon qu ils íontrenvoyés avec plus ou moins de facilité. Newton,Tr.,d.

$3 RE~LEXIF. Qui réfléchit, qui examine. Cescom-paraiíons peuvent servir à tonner des jeunes gens oudes lecteurs peu réflexifs. Mem. De Trev. Son livrepourroit servir à des Candidats de jurisprudence peuréflexifs. Id.

#3 REFLEXION, f. s. Terme employé au Phvsique Seau moral. Au Physique , il est synonyme à rejaillifle-ment, réverbération. Au moral, il signifie la memechose que méditation sérieuse , attention suivie. Ilvient d u latin reflexio , reflectere j parce que ce quiréfléchit, une balle par exemple , qui réfléchit en tom-bant perpendiculairement sur un plan, retourne, estrepouflée vers le lieu d où elle éroit partie en repassanttur la même ligne, reflectitur , c est à-dire retro flecti-

tur.

La réflexion, en Physique & en méchanique, estla même chose que réjaillisscment. Rejlexio , repercujflio , repercussus redressas corporis. C’est le mouvernent rétrograde d’un mobile occasionné par la ren-contre d’un corps qu’il ne peut pénétrer, ou qui l’em-peche de luivre ía premiè e direction. La réflexiond’une balle qui va donner contre une muraille , d’uncboulle ou d un autre mobile qui rencontre un obs-tacle insurmontable.

Rohaut avec les autres Cartésiens définit la réfle-xion , le détour ou le changement de déterminationqui arrive à un corps qui íe meut, à la rencontre d unautre qu’il ne peut aucunement pénétrer. Us pretendent que le mouvement n’est pourt perdu par lareíiltance de l'obstacle, Sc qu’il n'y a aucun moment derepos entre 1 incidence & la réflexion , en torte quele corps ne fait que changer de détermination. On re-garde aujourd hui h réf lexion comme un mouvementpropre aux corps élastiques , mouvement par lequel,en vertu de leur élasticité , ils retournent en arrièrequand ils cn rencontrent d autres qu’ils ne peuvent déplacer. Voyc-% Elasticité. Le P. Parthes a traité desréglés de la réflexion, soit qne le corps rebroufle enligne droite, soit qu’il retourne obliquement à la ren-contre d'un autre corps impénétrable.

§3" Réflexion , le dit auflì en parlant des sons. Le sonqui se répand de toutes parts, trouve quelquefois enchemin des corps solides, impénétrables : il Ce réflé-chit. On trouve dans la réflexion des sons la nature &les propriétés de l’écho. Voye\ Echo Sc Son.

$3" Réflexion des rayons de lumière. Radiorum re-percussus. C’est un mouvement des rayons par lequelaprès avoir tombé fur les parties solides d un corps ,ils s’en éloignent. C’est par la réflexion des rayons delumière qui tombent fur la surface des corps éclairés,que ccs meures corps deviennent visibles. Foyc[ Vi-sion.

C’est par la différente disposition qu’ont les objetsqui nous environnent à réfléchir un plus grand nom-bre de rayons de telle on telle espèce , que 1 on exp ì-que les différentes couleurs que nous remarquonsdans ces objets. Voyez Couleur Sc Lumière.

La réflexion de la lumière de dellus les íurfacesdesmiroirs fait l’objet de la catoptnque. C( r f 01 '

La réflexion de la lumière se fait de dellus 'a lurface de tous les corps qu elle ne peut pénétrer. G eltun axiome en Physique , que les angles d inci encefont égaux à ceux de réflexion. M. Del cartes en a aitle premier la démonstration. L’angle d’incidence cttcelui que fait le rayon d’incidence avec la partie e atouchante qui est du côté de l’objet. L’anglc de ré-flexion est celui que fait au point de réflexion lerayon de réflexion avec la partie dc la touchante quiest du côté 'de l’œiL On appelle rayon de réflexion >Tome VIL

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la ligne droite par laquelle se fait la réflexion. Lepoint de réflexion est le point où le rayon d’incidencerencontre la íurface du miroir, & où se tait la ré-flexion. Le rayon d’incidence est la ligne droite qslitombe de quelque point d’un objet , sur la íurfaced un miroir.

yflT Réflexion, en Méthaphysique Sc en morale, signi-fie méditation sérieuse d’un objet; attention suivie quedonne 1 esprit à un objet, ou Faction par laquelle ildirige successivement toute son attention-íur les diver-ses parties d un objet. Meditatio attenta rei confide*ratio } contemplatio. On le dit auiìì de ce qui résultede cette action de l’elprit, c’est à dire, des pensées quien íont le fruit. Voye ç des exemples de cette doublesignification dans ce qui luit. La réflexion n’enrichícpas tant la mémoire, qu elle forme le jugement, elletend plutôt à rendre capable de pcnler lagemenc, quede parler beaucoup. S. Réal. C’elt une des plus finesproductions du siécle que les Réflexions morales deM. de la Rochefoucault. Tacite excelle en réflexions .Bouh. Les réflexions de Tacite Iont quelquefois tropfines. Id. Les fadeurs de réflexions politiques, sontla plupart des visionnaires qui íophistiquent routeschoies. Id..L e bon sens ne se sonne que par de pro-fondes réflexions. S. Evr. Ce qui fait que les hom-mes ne íe corrigent point, c’est qu’ils vivent fans ré-flexion. Bell. Rien n’est plus agréable que des faitsexposés d’une manière qu’ils portent leur réflexionavec eux. Font. La plupart des gens vivent fans réfle-xion & ne íè conduisent que par les yeux. Bell. Dansun discours régulier, les réflexions doivent ctre { la-cées dans un tel ordre, que les plus fortes & les plussensibles soient les dernières, afin que le diícours ail-le toujours en croissant. Cl. Hécube fait de tropbelles réflexions dans Sénèque : elles íont plus dignes,de la tranquillité d'un Philosophe, que conformes àl’état douloureux où ses malheurs l’avoient réduite. LeP. lf. B. Cette réflexion est bien triste; il faut doublerle pas pour s’en éloigner. M. de S. Il faut se remplirde ces judicieuses r-.flexions , qui fortifient l’espritcontre les íaulles opinions du monde. FlÉch.

On dit, d'un homme qui ne fait rien fans qu’il yait bien songé, que c’est un homme de réflexion.Acad. Fr.

Réflexion , s’emploie aussi figurément au premier sens ;Sc lignifie, retour, conséquence, contre-coup. Cettesatyre ne frappe personne que par réflexion. Mol. c’est-à dire, parles inductions qu’on en peut tirer, par con-jecture , par l’applicatjon qu’on en peut faire.

§3" Réflexions , en Littérature. Ce mot est ordinaire-ment regardé comme íynonyme à notes, remarques >& observations. Mais il a ion idée particulière qui lecaractérise. Les réflexions dit M. 1 Abbé Girard, ex-priment íeulement quelque choie d’ajouté aux pensées

^ de l’Auteur.

ÇfT Les réflexions ne fervent souvent qu’à faire perdredc vue ía première pensée. Elles doivent être justes.Voye\ les autres mots.

H3" REFLUER. Verbe n. qui se dit pour exprimer lemouvement des eaux qui retournent vers le lieu d’oiXelles étoient venues. Ref luere. Quand la mer monte,ellefait refluer les rivières, c’est-à-dire , qu’elle repousse,leurs eaux vers le lieu d’où elles ont coule.

En Physique, on le dit de touc fluide qui fe trou-vant prellé dans un endroit, fe porte dans un autre.Diffluere. Les eaux de cette rivieie retenues par la di-gue ont reflué (ot toutes les campagnes. Quand un ba-teau remonte la rivière, il fait refluer les eaux vers lesbords. .

En termes de Medecine, on dit que la bile a refluédans le sang, pour dire, qu’elle s’est mêlée avec lesang.

Ce terme est aussi employé au figuré. M. Crevicc( auteur grave) dit que les distensions dont Rome éroitpleine, r fluoient jusque dans les armées, pour dire,qu’elles s’y fuioient sentir, qu’ellcs fe répandoient jus-que - là. Plusieurs peuples ont passé de l’Asie Sc del’Europe dans la Scandinavie , & de la Scandinavie ontreflué dans l’Europe. Mém. de Trév. Après la prise