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Ruts réfractions > suivent des loix opposées à cellesque fuit la lumière. Les premiers ne peuvent travcr-ier les fluides qu’en séparant leurs molécules les unesd’avec les autres : ils doivent donc perdre beaucoupde leur mouvement en pallant d’un milieu plus raredans un milieu plus dense : au lieu que la lumièretraversant les d trides en pallant par leurs pores, doitpar là même augmenter ion mouvement;
M. Mariotte a observé que dans les Iris causées patles réfractions le rouge & le jaune parodient tou-jours vers les extrémités des convexités des courbu-res, & le bleu Sc le violet vers les extrémités des con-cavités, soit que le rayon se rompe dans lait, dansl'cau ou dans le verre, soit qu’il íe rompe du verreou de l’eau dans l’ain M. Cailìni a découvert que lesréfractions s’étendent jufqu’au zénith.
M» de la Hire a commencé ses Tables Astronomi-ques, en remarquant que les réfractions íont toujoursles memes, oc qu il n’y a jamais trouvé de différence.
Après des expériences exactes faites a la SainteBeaume & au S. Pilon, le P. Laval a conclu, que laréfraction varie de moitié plus dans un lieu qui n estélevé que de 24 toiles au-delius de la íurface de lamer, que dans un lieu qui est élevé de 600 toises,c’est-à-dire, que la substance de l’air étant plus pureà peu près dans la proportion, de 14 à 600 toises,doit faire moins rompre le rayon visuel, & rendrecette variation moins sensible, que lorsqu’il y a de labrume a l’hqvison causée par le vent du nord - ouest ;que la réfraction est plus grande ; & cela plus ou moins,selon que lc vent a été plus ou moins frais ; que la cha-leur ou la pesanteur de 1 air ne contribuent en rien a laréfraction. Que quoiqu’il y ait de la brume a 1 hori-zon, cependant lorsque le vent n’est pas frais, la ré-fraction n’est pas fr grande. Mais de determiner dansquelle proportion tout cela se fait , c est ce quin’est pas facile, tant il y a de différentes causes quiinfluent à ces variations, & qui y influent diversement.Il reste seulement constant que dans un air pluselevedans l’atmofphcte au-deffus de la terre , la réfractionest moins grande, & qíre par conséquent les lits d’airvoisins de l’observateur étant plus purs, la réfractionqui y est moins grande, ne le devient davantage quequand le rayon de la lumière pallant à des lits d’airplus voisins de la terre , ie rompt davantage dans unematière hétérogène, & continuellement hétérogène. Ilfaut dire le contraire lorsque le rayon de lumière passeen montant à des lits d’air toujours plus délié : ce quidevroit sûre naturellement conclure, que dans unematière homogène & également fluide il ne devroitpoint y avoir de réfraction. Cc qu’on ne connoifloitautrefois que lorsque le rayon de lumière passant pardes milieux grossièrement heterogenes, tels que íontlair & l’eau, devient par les observations & les expé-riences, fort sensible, cu égard aux matières, dont onssapperçoit pas à l’œil la différence.
§ 3 ' Newton va chercher la cause physique de la rejrac-tion de la lumière dans l'attraction mutuelle des corps.Les corps, dit-il, s’attirent en raison directe des mal-les, ( Voyei Attraction.) par conséquent un rayonde lumière passant de l’air dans le verre, est plus al-téré pa r l e verre que par l’air, parce que le verre estPlus dense que l’air: au lieu que palíant du verre dansl'ctr, il c fl moins attiré par lair: par conséquent cerayon passant de l’air dans le verre reçoit une augmen-tation de mouvement perpendiculaire, au lieu qu ilreçoit une diminution de ce même mouvement; lors-qu’il passe du verre dans l’air: parce que le mouve-ment d : attraction est un mouvement centripète, & quele mouvement centripète se fait toujours suivant laPerpendiculaire. Donc un rayon de lumière qui passéobliquement de l’air dans le verre, doit se réfracter enRapprochant de la perpendiculaire, Sc se réfracter ens eu éloignant, lorsqu’il passe obliquement du verredans l’air,
Cadran à réfraction. On appelle ainsi celui quimarque ses heures par le moyen de quelque fluide
transparent, au travers duquel pallent les rayons duSoleil.
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Réfraction. C’est la conversion d’action elementarie ,suivant les Philosophes hermétiques. Dict. Herm.
Réfraction. Terme de quelque usage dans le Com-merce, dont des Auteurs modernes qui en ont fait deSTraités, íe íont servis dans leurs Ouvrages: ll se ditloríqu’un Marchand s’étánt trompé dans un compte àion préjudice, ou au désavantage d’Un autre, demandéou fait restitution des sommes omises ctt ajoutées paferreur. Je vous ferai réfraction de tourte q tic j ai misde trop dans mon compte.
RÉFRACTOIRE. s. f C’est ainsi que M; de Mairan ap-pelle une forte de courbe, dont l’explication se trouvedans l’Hist. de l’Ac. des Sc. 1740, p. 89.
REFRAÍGNER. v. a. Vieux mot. Du Latin resignate ;arrêter, mettre en frein. Poéf du Roi de Nav.
fCT REFRAIN, mieux que REFREIN. f. m. Reprised’un ou de plusieurs mots, ou même d’un vers qui serépètent au bout de chaque couplet d une chanson jd’íine balade, d’un rondeau, d’un triolet ou autre poé-sie semblable. Ejusdem yods aut versus recursus j clau-sula repetitio.
Les Italiens lMppelcnt dans leurs airs ritornella 3 Sinous en francisant le mot, ritournelle .
Ménage dit que refrain vient de l’Espagnol refratt jsignifiant proverbe , parce que tous les refrains doi-vent contenir quelque choie de notable, ou de len-tenti eux ; ou de referaneus cantus , qui revient toU-jours. Ex eò qubdspiàs feratur & referatur.
Refrain, íe dit figurément, & dans le style familier,estparlant des importuns qui répètent toujours lamêmtíchose, ou qui réitèrent la même demande : choie qu’ottramène toujours dans le discours. Eadem càntilená sintercalans versus. C’est son refrain ordinaire : Sc pro-verbialement , c’est le refrain de la balade. Eamderttincudem tundit } eamdem cantilenam canin
Refrain, en termes de mer, est Je retour des houlci*ou grosses vagues de la mer qui vont sc briser contréles rochers. Fluctus repercussus. Les refrains de cettemer font lì violens j que les digues en font-à detnldétruites.
REFRANCFIIR. Terme de Marine qui se dit aVeclenrò-nom personnel, fe re franchir. Un vaisseau fe refran-chit quand seau de pluie, ou des vagues qui font en-trées dans le vaifleau , s’épuise Sc diminue, par îámoyen des pompes.
REFRANCORE.Nom d’un ancien village du Duché desMilan; Francorum Rivulus. Il est dans l’Alcxandrin ,à deux lieues d’Ast, vers le levant. Mat y.
RLFRANGIBILITÉ. f f. Terme d’Optique Sc de Phy-sique. Ce solit les expériences de M. Newton Sc sonTraité d’Optique qui nous ont produit ce mot. 11 idit cn Anglois refrangibUìty, d'où nos Physiciens &íès Traducteurs ont fait réftangibiìité Cn notre languesC’est la propriété des rayons de la lumière , en tantqu’ils font susceptibles de réfraction. Il faut se serviren latin du mot rcfranpìbUìtas , quoique barbare. Láréfrangihilité des rayons de lumière estleúr dispositionà être rompus ou détournés de leur chemin, cn pas-sant d’un corps ou milieu transparent dans un autre;Sc une plus glande ou moindre réfrangibihté de cesrayons, est ìcur dilpohtion à ctre détournés plus ciímoins dc leur chemin, à égales incidences fur le me-me milieu. Newton , Opt, Tradi
fr M. Newton a démontré que les layons de himiciAavoient differens degrés de réfrangibìlite. II fit entrerun rayon du Soleil dans une chambre obscure exposéeail midi, dans laquelle la lumière ne pouvoir entrerque par un petit trou rond pratique au volet de la fe-nêtre. ll fit tomber ce rayon fur im des angles d’uii
G iímc triangulaire de verre; Sc il vit fur un eaftotianc élevé verticalement à seize on dix huit pieds de!distance du prisme, sept couleurs rangées cn ctt or-dre, le rouge,l’orangé,le jaune, le vert,se bleu,hin-di go Sc le violet. Le rouge occupoic la partie infé-rieure, Sc le violet la partie supérieure. 11 est évidentpar là que les rayons four différemment réfìangìbseo.Le rayon violet est lc plus résrangible, S: le roiige semoins résrangible de fotís. Les autres íont pins cs»