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est fa qualité toujours régnante: ( Pc&cïpuus) cilsobscurcit toutes les autres. Le P. Le B. On ie dit auiììdc ce qui est en vogue,accrédité, généralement reçu.Ii ne faut point choquer ouvertement les opinionsregnantes. La paillon du jeu est aujourd'hui la paillonregnante.
REGNE. f. m. Temps pendant lequel un Roi gouver-ne , ion gouvernement, ou ía domination même.Regnum , regium imperium. Nous vivons íous un heu-reux régné. Le Roi dans íes Lettres, outre la date deTannée, met encore celle de son régné. 11 y a eu biendes guerres civiles en France, dans les regnes pastés.fd* Régné , se dit auill du gouvernement des Princessouverains, quoiqu ils n’aient pas le titre de Roi.Régné, se dit dans le même íens del'Empire de Jesus-Chiust. Regnum. Pourquoi Dieu a-t-il voulu que lerégné spirituel & invisible de son Fils fut caché fousle voile de la promesse d’un régné temporel Sc visible ;Nicole.
££? Quand on dit au figuré le régné de la grâce, le re-
Í ne du péché, on entend le pouvoir de la grâce, &empire du péché íur le hommes.
$3* Dire qu une chose est en régné, c’est dire qu’elleest en vogue. Cette mode est en régné. Invaluit Cettefaçon dc parler est en régné, est généralement reçue.Uju receptus. Les bouts rimés ne sont plus en régné.'ÇT Régné Sc Empire considérés dans une significationsynonyme. Nous avons déjà dit au mot empire que lemot de régné convient mieux cuand on parle des Princes, Sc celui à’empire quand on parle des nations oudes peuples. Le régné des Césars, le régné des Paléo-logues. L’empire des Assyriens., Xempire des Turcs.L’époque glorieuse de Yempire des Babyloniens est lerégné de Nabucodonofor: celle de Yempire des Persesest le régné de Cyrus. Celle de Yempire des Grecs estle régné d'Alexandre, & celle de Yempire des Romainsest le régné d'Auguste. Ce font les quatre grands em-pires prédits par le Prophète Daniel.fiCT Donner à Rome Yempire du monde, c’est une penséefausse dans le sens littéral ; Sc quelque beauté qu’onytrouve dans le sens figuré, elle sent toujours la dépendance d’un sujet qui paile de ses maîtres, ou du moins•de ceux qui Pont été. Je ne crois pas qu un OrateurRuílìen ou Chinois s’en servit en taisant l’éloge desRomains: nous mêmes nous ne nous en servons pointt;n parlant de 1 empire des autres nations fous la domi nation dcíquellcs nous n’avons pas été, quoiqu’el-les aient étendu leur domination aulfi loin Sc fur d aus-si vastes contrées que i’a fait Rome. Louer un Princepar le nombre des guerres & des victoires arrivées tousion régné, c’est saisir ce que la gloire a de brillant: lelouer par la douceur, par l’équité & par la sagesse deson régné , c’est choisit ce que la gloire a de solide.$Cf II saut encore observer avec M. l’Abbé Girard queJe mot de régné , bien disterent en ceci du mot d ’cmpire, ne s’applique qu au gouvernement public ou gé-néral, & non an particulier. On ne dit point qu’unefemme est malhcureute fous le regrie, mais bien tousYempire d’un .jaloux. Il entraîne même dans le figurécerre idée de pouvoir souverain Sc général. Ainsi l'ondit le régné de la vertu ou du vice, Sc non pas Yem-pire. Voyez au mot Empire.
(pj" Toutes les épithètes qu’on donne à empire, prisdans le sens où il est synonyme avec régné, c’est adire, en tant qu’ils expriment l’un&f l’autre l’idéed’unpouvoir de gouvernement ou de louverainete, con-viennent auiìì à celui ci: mais celles qu’on donne àrégns, ne conviennent pas toutes à empire, dans lesens même où ils font synonymes. Par exemple, onne joint pas avec empire comme avec reme, les épi-thètes de long 8c de glorieux, il faut se servir d un au-tre tour de phrase pour exprimer la même chose.
L 'empire des Romains a été d’une plus longue du-rée que Yempire des Grecs: mais la gloire de celui-cia été plus brillante par la rapidité de les conquêtes.I.e régné de Louis XIV a été le plus long & le plusglorieux de la Monarchie.
On appelle aullì Re*ne, la Thiare sacrée du Pape,qui est ceinte de trois couronnes, qu’on lui met fur la
tête le jour dc son couronnement, ou lorsqu’il va àSaint Preite, laquelle ii poic lur 1 autel, quaml ii ar-rive ; car pendant les Oshces divins il porte kulementla mute. Regnum , dominatio , thiara triplici coionâornata. Ce Régné dénote la dignité & la puhlanee sa-cerdotale & imperiale. Clovis envoya prélenter lut1 autel de Saint Pierre de Rome, au t apport de Flo-doardj une couronne d'or couverte de pier cries, quifut nommée Régné , pour montrer qu ii ne taioit ionRoyaume que de Dieu. Ce mot de régné, pour ligni-fier couronne étoir allez ordinaire, partiaihèicmentà Rome, íous les Papes Innocent III, Léon III ScGrégoire IV, comme témoigne Anastase dans la viede plusieurs Papes. Le Régné n’étoit autrefois qu’unecouronne d’or que porroienr les Rois. Ensuite les Pa-pes en mitent une íur leur mitre, où ils en ont misdepuis juíqu’a trois. En cette cérémonie on mit fur latête du Pape,suivant la coutume, le Regrie, c’est a-dire, la mitre ronde Sc pointue en cône, entouréed’une couronne. Fleury, tìifl. Ecclef T. XE , p. gS.On appelle aussi Régné, ces couronnes qu’on a iul-pendues Iur le maître Autel des Eglises. Quelques Au-teurs l’appellent en latin Phrygium à caulé de fa bro-derie.
Regnes de la Nature. Ternie de Philosophie herméti-que. Par les trois regnes de la nature, on entend la-nimal, le végétal Sc le minéral, lesquels ne peuventaller ni palier ie l’un à 1 autre, que par la réductionen leur première matière universelle, qui est le limbeSc le chaos de la nature. Dict. Herm.
ÌK7* En termes d Histoire naturelle, on dit les trois re-gnes , le régné animal,.végétal Sc minéral, pour di-re les animaux, les végétaux Sc les minéraux. VoyeZces mots.
Règne. f. f. Vieux mot. Rêne. Haben/t. Roman d’Aiíd’Avignon, Sc Garnier.
Et U chevaux s’ensuitLa règne abandonnée.
Régné, se disoit autrefois pour Royaume. MaroT-
REGNER, v. n. Régir, gouverner, commander souve-rainement. Regere , imperare,gubernare. Ce Prince estheureux de savoir le grand art de regner. L’art debien regner m peut être parfait sans l’art de bienchoisir. M. Scud. Qui ne fait pas distimuler, ne faitÇas regner. Cette maxime de Louis XI est vraie à touségards, jusque dans le gouvernement domestique. LesRpmains qui ne regnent plus par la force de leurs ar-mes, regnent encore par la justice de leurs loix. Quifait toutes sortes de bassesses, & d’actions serviles pourregner. Abl. /ignore les réglés que prescrit le grand artde regner. Tour. La timide équité détruit Part de re-gner. Corn. Galba eut toujours été cru digne de re-gner, s’il n’cut jamais régné. Arn. La foi ne regni.plus, où régné plus d un maître. Bréb.
Quiconque pour regner eut un droit légitime ,Doit-il jamais souffrir que le secours du crime ,Aplanissant au Trône un seitier odieux,
Y conduise un mortel désavoué des Dieux?
Danchet.
ïsT Ce mot prend quelques acceptions métaphoriquesSc figurées dans les art*, Sc dans le langage ordinaire-
Regner, signifie quelquefois, environner, s’étendre»être continu. Circumii e, ambire. Cette galerie re<M eautour de ce bâtiment. Le corridor régné autour d ela contrescarpe. Un parapet régné tout le long d’uflretranchement. L’Apennin forme une longue chaînede montagnes qui regnent à travers toute l’Italie. Un ebalustrade régné fur cette terrasse; pour dire, s’éten^tout du long.
On se sert de ce terme en Architecture, pour ex-primer qu’une chose comme un ordre, une corniche»un imposte, &c. est continuée dans l’étendue d’un cfaçade, Sc dans le pourtour du dehors ou du dedan*du bâtiment. Daviler.
On dit qu’une telle ou une telle figure régné da' 1 *
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