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Tome septieme. [PRO - TE.]
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cevoir le remboursement d’une rente. Les Edits por-tent qu’on jouira des domaines aliénés juíqu’a Factuelremboursement. Lorfqu'un veut faire entendre qu ona tout l’argent comptant qu’i-1 faut pour rembourfet lasomme qu on doit , on dit que le remboursement esttout prêt, qu on a le remboursement tout prêt. Acad.Franç.

R E M B O U R S E R. v. a. Rendre à quelqu’un l’argentquiia déboursé ou avanc é. Persolvere 3 exsolvere. Onrembourse une tomme, un contrat, une obligation.On rembourse les frais d un procès. Refundere , re-pendere.

Rembourser, signifie auffi, rendre le prix qu’une choseavoir coûté à ion acquéreur, pour y rentrer. Prutfìarepretium emtori. En matière de retrait lignager,il fautrembourser le prix de la vente, les frais & loyaux coûts.CCT Le Roi rentre dans tes domaines en remboursantles engagistes.

Rembourser une tente c’est l’éteindre, acquitterle principal. Sortem persolvere.

REMBOURSÉ, LE. part.

REMBR ASER. v. a. & rédupl. Embraser de nouveau. Denovo inflammare 3 accendere. Un grand vent est venuqui a rembrasé Si allumé cet incendie.

REMBRASSER. v. a. Sc rédupl. Embrasser de nouveau.Rursus amplexari , ampleÈlì. Ces amis ont été quel-que temps brouillés ensemble, mais on les a réconci-liés , & ils se font rembraffés.

REMBRE. v. a. Vieux mot. Retirer par la faculté de ré-méré une chose vendue. Nicod fait venir ce mot deredimere 3 racheter.

REMBROCHER. v. a. Sc rédupl. Embrocher de nou-veau. Carnem veru refigere. Cette viandç tourne à labroche, il faut la rembrocher.

REMBRUNIR, v. a. Rendre plus brun, ou simplementrendre brun. Fuscare, infuscare. Les nuances de cettetapisserie lont trop claires, il faut la rembrunir. Lefond d’un tableau rembruni détache mieux les figures.On rembrunit aullì For avec la sanguine ou le brunis-soir.

ÇCT Ce mot peut se dire au figuré. La vie retirée avoirrembruni toutes ses idées, & répandu fur toute fa personne unè taciturnité glaciale. Le vrai moyen de dé-créditer la vertu, c’est de la représenter d une manièresèche Si rembrunie.

REMBRUNISSEMENT. f. m. Etat, qualité de cequi est rembruni. Insuscatio. Le rembrunijsement desfonds d’un tableau. Lc rembrunijsement des couleurs.

REMBUCHEMENT. f. m.Terme de Chasse. Rentrée ducerf ou d’une autre bête dans son sort. Ce mot se ditlorsqu’une bête est entrée dans le fort, que vous brisezfur les voies, haut Sc bas, de plusieurs brisées. C’est-là le vrai rembuchement. Saln. Jn latibulum regressus,reditus 3 lufiri repetitio. Le faux rembuchement 3 c’estlorsqu’une bête entre dans un fort dix ou douze pas,& revient touc court fur elle, pour íe rembucher dansun autre lieu. Id.

§CT REMBUCHER. (se) v. récip. Du vieux verbe em-bucher 3 qui n’est plus en usage. Rentrer dans le bois.Latibulum repetere. Il ne se dit que du gros gibier,quand il entre dans le bois. Ce cerf ayant été courudans la plaine , s’est rembuché dans la forêt. Voye\l’art précédent.

REMEDE, f. m. Se dit également de tout médica-ment que l’on applique extérieurement ou que l’onprend intérieurement dans la vue de produire un chan-gement íalutaire dans l’cconomie animale. Quelque-fois même on donne une signification encore plusétendue à ce mot, en l’appliquant à tout ce qui peutcontribuer au rétablissement ou à la conservation dela santé. Dans ce sens la saignée, la dicte, l’exercice,lc bon air, la joie sont des remèdes. Remedium, me-dicamen, medicamentum , medicina. Les emplâtres ,unguens , cataplasmes , font des remèdes topiques,qu’on applique fur la partie affligée. Le mercure, lequinquina , font des remèdes spécifiques pour cer-taines maladies. Les saignées, les potions font des re-mèdes dont usent les Méthodiques. Les eaux miné-rales, le lait, sent des remèdes. L’éméciquc Sc les re- ,

REM

mèdes chimiques font violens & dangereux , quandon les donne mal-à-propos.

ifT Remede, dans ftiíage ordinaire, est le nom bonnetsdu clystère ou lavement. Voye^ ces mots. Donner ,prendre , garder, rendre un remède.

§CT On appelle auffi le grand remède, le mercure donton fait usage dans les maladies vénériennes. Voy- c&mots.

Etre dans ïes remèdes 3 c’est en faire actuellementusage. Se mettre dans les remèdes 3 c’est commencerà en prendre. Ces façons de palier deviennent quel-quetois équivoques.

Remede , ie dit au figuré de ce qui sert à guérit le smaladies de Famé. La raiíon n’est pas toujours un fûtremède contre les pallions. La connoiffance de foi'même est un grand remède contre l’orgueil.

On le dit encore figurément de tout ce qui fert aprévenir, à lurmonter, à faire cesser quelque dir*gtace , quelque inconvénient, quelque malheur. So-larium 3 levamen, confugium. Nous nous ennuyonsfacilement de la pratique de nos devoirs, Sc nous encherchons le remède dans la dissipation. Nie. Ce serapeut-être un remède à mes malheurs , que de savoirqu’il n’y en a point. Voit. Une émotion populairedemande un prompt remède. On ne peut pas apporterdu remède à tous les déíordres , à tous les inconve'niens. On dit, le mal est tait, il n’y a point de rettie-de ; c’est un accident fans remède. On dit auffi quel*Philosophie est un bon remède contre tous les acci'dens de la vie ; que la mort est un remède à tous nosmaux.

Au Palais on appelle Remède de droit 3 Fappel»supposition, la requête civile, qui servent à répare 1les torts & griefs que les parties peuvent avoir lotis'fects par de précédens jugemens. Remedia juris , SíC-

Remede, en terme de Monnoyeurs, est une indulgencequ’on a accordée aux Fabricateurs des monnoies poUtfaire recevoir les espèces où il y a quelque écharseré,quand il s’en manque tort peu qu’elles íoientdu poidsou du titre qu elles doivent être par l’Ordonnance»parce que difficilement 1 àdreste humaine peut - eH catteindre tuujoius à cette dernière précision. Metûd 1legitimi permis]a indigentia 3 vel inopia. L’écu d’or cftde z? carats Sc un quart, & il a un huitième de cara cde remède j ce qui est le remède de loi. On donne secFargcnt deux grains de remède de poids, 8' quelqU e 'fois huit grains. On n’ufoit point de ce terme quapdon travailloit fur le fin. Néanmoins cet usage avo’ flieu dès lan 12;; , comme prouve M. Poulain. l eSC uvriers en ont usé, avanc qu’on leur en accordât 1 *permiffionj mais on diísimuloit la faute íur FinccrB'tude des estais, qui ne se failoient alors qu’à la tou-che. Il leur a été accordé depuis par les Ordonnances»mais ce qui n’étoit d’abord qu’une indulgence du Pse rce, ôcuneelpèce de pardon, a été usurpé comme u* 1droit par les Maîtres des Monnoies , comme reniasque M e Charles du Moulin. Il y a des remèdes de se 1qui regardent le titre, ou la bonté de la monnoiesd autres remèdes dé poids, qui regardent fa pèse 11 'teur ou légèreté : Sc on appelle écharseté dans les rrmèdes 3 quand la pièce est défectueuse en titre ou Cl1poids, fans excéder les remèdes permis par le PrinC c JSc écharseté hors des remèdes 3 quand on a excéd*cette permission, ce qui mérite punition pécuniaire ol)corporelle. Le remède de poids pour For, est toujo arîde deux félins par marc : que l’on compte pour Hgrainsqì.' Sc pour l’argent, 43 grains par marc, ceest la valeur d’une pièce de cinq fous.

Ainsi le remède est ou la quantité de grains d’alli 3 ^que les monnoyeurs peuvent employer dans la fah r1 'cation des espèces d’or ou d’argent, au-delà de cela loi a réglé : ce qui fait le remède de loi ou la QpfXtiré de grains de poids dont ils peuvent faire les ese*ces plus légères que la loi ne Fa prescrit. ( ce qui ^le remède de poids. ) ^

On dit proverbialement, qu’on trouve remèfitout, fors à la mort. On appelle auffi une femme se 1ou vieille, un remède d’amour. Remedium atnoris.fi

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