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Art de Rethorique ancien. Il y en a ès Vigiles deCharles VII. Borel.
RÉPONSE, f. t. C’est ce qu’on dit à celui quinous fait une demande ou une question. Responsum }responsio. Réponse juste, preuse, positive, cathcgori-que, ridicule, impertinente, favorable, vague, ambi-guë , éc. Faire rcponse. Rendre réponse de quelquechose, ou íur quelque choie. Réponse à un placet.
$sT Reponse , fe dit auili d’une lettre qu’on écrit, re-lative à une autre qu’on a reçue. 11 faut laite réponseaux lettres qu’on nous écrit. Je vous écrirai demainen réponse à votre lettre de tel jour.
§CT Nous avons déjà dit que le mot de réponse a, dansfa lignification, plus d étendue que réplique Sc repar-tie. Voyez ces mots Sc Répondre. Réponse à unequestion, à une demande, à une interrogation, à unargument, à une lettre, à une diihcuké. La répartieíc lait toujours de vive voix. La réponse fe fait quel-quefois par écrit.
£Q* On met au rang des belles réponses celle d’Alexan-dre à Parménion fur les offres de Darius; celle deLouis XII au lujet de ceux qui en avoient mal agià son égard , avant qu’il montât lur le trône, &c cellede Madame de Barnevcld au Prince d’Orange, Mau-rice de Nassau, fur les démarches qu’elle faiíoit auprès de cc Prince pour sauver la vie à son fils aîné,qui avoir eu connoiísance de la conspiration de sonfrere, sans la découvrir. Le premier répond à Parmé-nion, qui lui diloit que s’il étoit Alexandre, il accepte roi t les ostrés de Darius; Sc moi je les refuse, parceque je ne fuis point Parménion. Le second répliqueà les Courtisans qui lui coníeilloicnt de fe venger deceux qui l'avoient desservi pendant qu’il n’étoit queDuc d’Otléans, qu’il ne convenois pas au Roi de France de venger les injures faites au Duc d’Orléans. Enfin Madame de Barnevcld, interrogée avec une espèce de reproche par le Prince d’Orange, pourquoi elledemandoit la grâce de son fils , Sc n’avoit pas de-mandé celle de son mari, lui répond que c’est par-ce que son fils est coupable Sc que son mari étoit in-nocent. Une jolie réponse est celle d’un mauvais Pein-tre devenu Médecin, qui dit à ceux qui lui deman-doient raison de cc changement d’état, qu'il avoit voulu choisir un art dont la terre couvrit les fautes qu’ily feroit.
jJCT Le mot de réponse est quelquefois employé commesynonyme à réfutation. Il travaille à sa réponse aulivre qu’on a écrit contre lui.
|tsT Reponse, en termes de Pratique, synonyme avecdéfense. Un défenseur fournit des réponses aux de-mandes , aux écritures du demandeur. Réponses àgriefs, à causes d’appel, à des moyens de requête ci-vile, <5 'c. Ce font les moyens qu’on allégué contre lesgriefs, ou contre les causes d’appel, &c.
jpT Reponses de Droit. Responsa prudentum , juris-consultorum. Ce font les décisions des anciens Juris-consultes fur les questions qui leur croient proposées.Le Digeste n'est composé que des réponses de Droitdes Jurisconsultes. Charondas & autres Modernes ontfait des livres qu’iis ont appelés Réponses de Droit.
On a appelé austî les Oracles, les Réponses desDieux. Omina , Oracula.
Reponse , signifie aussi cautionnement. Ce pauvre hom-me avoit du bien, les réponses qu’il a faites 1 ontruiné.
$3“ Dans ce sens il est peu usité, meme dans le com-merce. On dit communément cautionnement. Voyezce mot.
On dit proverbialement: à folle demande, il ne fautpoint de réponse : ou, à sotte demande point de ré-ponse.
#3" On dit encore: telle demande, telle réponse , pourdire que celui qui fait une demande ridicule, imper-tinenre, s’attire ordinairement une réponse peu agréa-ble. A sotte demande, sotte réponse.
ÇfT REPONSE. Racine. Voye\ Raiponse.
RÉPONT. í. m. Vieux mot. Réponse. Borel. Respon-sio j responsum.
R EP
Cil lor a dit à bries répont. Ovide MS.
REPORTAGE, s. m. Redevance qui consiste en la moi-tié de la dime. Reportagium , dimidium decima.
REPORTER, v. a. Sc rédupl. Porter une seconde fois*Iterum portare , reportare. Reporte 3 ce livre à face. Le vin que vous avez apporté ne vaut rien, il * cfaut reporter au Cabaretier, 1 obliger à le reprendre*Reporte^ ce présent à votre maître, je ne le veuxpas accepter.
Se Reporter dans un endroit, pour y retourner, frevenir. s’y transporter de nouveau. On le dit aussiau figuré : st faut íe reporter au temps que 1 Auteurécrivoit. Mém. de Trév.
{ V? REPOS. f. m. Etat d’un corps qui demeure tou-jours dans la même place. Quies. C’est un état direc-tement opposé à celui d un corps qui est en mouve-ment. Pour savoir ce que c’est, il faut avoir une ideenette du mouvement. Les Cartésiens définissent le re-pos 3 l’application continuelle d’un corps aux même*parties des corps qui l’avoisinent, Sc qui le touchentimmédiatement. Un corps est en repos , lorsqu il nechange point de distance avec les corps qui l’cnviron-nent. O 11 définit encore le repos , l’état d’une chosefans mouvement. Ainsi le repos, de même que lemouvement, est absolu ou relatif. Voye\ Mouve-ment. f
$CT Newton- définit le repos absolu , l’état continued’un corps dans la même partie <fe l’espace absolu SCimmuable; Sc le repos relatif, l’état continué d’uncorps dans la même partie de l’cfpace relatif.
Íf3° La matière est, de fa nature, indifférente au mou-vement Sc au repos. Un corps en repos feroit éter-nellement en repos , si quelque cause ne le mettoit estmouvement : Sc quand une Fois il est en mouvement,il ne cesteroit jamais de fe mouvoir, si quelque cause11 ’arrêtoit son mouvement, en consumant sa force.Dclà ce grand principe admis par tous les Physiciens. Ustcorps persévère dans l’état où il fe trouve, soit dcrepos , soit de mouvement, à moins qu’une causeétrangère ne lui faste perdre son repos , ou son mou-vement.
tsT La dureté des corps, selon les Cartésiens, vient decc que leurs parties font en repos les unes auprès desaurres, Sc ce repos est le principe de cohésion par le-quel toutes les parties font liées ensemble : au lieu quela fluidité vient d’un mouvement intestin & perpétueldes parties du corps fluide. Voye £ Dureté & Flui-dité.
§3* Suivant l’ancien système, la terre étoit en repos >immobile au milieu de l’univers, & tous les corpstournoient autour d’clle. Voye-q SystÉme.
Il y a différens degrés dans le mouvement. Un corpspeut fe mouvoir plus ou moins vîte : mais il n’y en apoint dans le repos. Quand une fois un corps est estrepos , il ne peut y être ni plus ni moins.
tpZP Repos , signifie quelquefois cessation de travail àçfatigue. Cessatio ab opere } requies. Il faut faire succé-der le repos au travail. Il y aise z long-tcmps que voU stravaillez, donnez vous, prenez un moment de repos *Il ne faut pas que le repos soit oisiveté ou patelle,mais seulement un relâchement du travail. Nie. CsGénéral inquiet fatigue ses troupes, il ne les lain epoint en repos. Var. Le Sabbat est le jour du repo sdes Juifs : chez les Chrétiens, c’est le Dimanche. B cSJuifs observoient religieusement le Sabbat, & nen I,etroubloit le repos de ces saints jours. Boss. La stst^est le temps destiné au repos , où l’on prend du repos-Le sommeil est donné aux animaux par la nature,pour prendre du repos 3c de nouvelles forces. On d ,cfamilièrement d’un ouvrier qui cestc son travail ordi-naire , qu’il est de repos. Acad. Fr.
Repos , signifie aussi tranquillité, situation cxemp tede trouble & d’agitation. Quies , tranquillitas. Il F ?des gens inquiets qui ne sauroient vivre cn repos > rssi 1troublent le repos des autres, Sc le leur, qui ne cdonnent jamais de repos. La.paix est faite, Sc les peu-ples vont goûter un profond repos. Un Ermite vr r