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Tome septieme. [PRO - TE.]
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RES

tf tr j n 8 tr Ci constringere , comprimere. 11 vaut mieuxe e ™ [ dun aucre mot.

Hes treindre , dans le sens moral Sc figuré , se prendpar opposition à étendre, & signifie, rellerrer, réduire,retrancher, diminuer. Restreindre une Loi. Coangus-twe legem, C’est une maxime de droit,’qu’il faut ércn-* re les dispositions favorables, & restreindre les odieu-, cs ‘. Tavores sunt ampliandi } odia restringenda ; c’est-,iàe, qu’il ne faut pas porter si loin le íens de ces«positions que les termes le disent préciíément. Ilaut restreindre une proposition trop générale ; il neaut pas la prendre dans toute fa généralité. Restrein-^■un privilège à telles & telles personnes ; c’est l’at-rnbuer, l’accorder à ces personnes là seulement. L’u-a sí/rr eint certains droits , avec le temps , auxrchevêques ; c’est-à-dire , que par l’usage , les Ar-c . evec iries jouissent seuls de certains privilèges qui ori-ginairement étoient communs à d’autres. Restreindrees conclusions, c’est retrancher une partie de ce qu on? «roit de demander. Je restreins mes demandes à tel-* es dí telles choses.

On dit de même se restreindre. Je me restreins àtelle chose pour les dommages & intérêts. Je pourroisexiger le tout ; mais je me restreins à la moitié. Il lerestreint aujourd’hui à des propositions très-raison-nables.

kn grammaire on dit qu’un mot à un sens plus res-j rein f c l u>Un autre, pour dire, qu’il convient à moinse choses , q Ue s on usage est borné à un plus petitnombre d’occasions.

R F vtd 5 EÏNTE. part.

-LÒTRICTlF > IVE. adj. Qui restreint, qui limite. C’est«n terme de pratique. Astringens , restringens. Ontnet dans les contrats des clauses restrictives, qui ren-ferment les dispositions en de certaines bornes. Lesexceptions font restriciives des loix Sc des maximes ,

R F ct ^ cs renferment en certains cas.

STRICTION, f. f. Modification, limitation, actionpar laquelle on restreint, on resserre une chose , on ydonne des bornes plus étroites ; clause qui limite l’et-et de quelque disposition. Modificatio , limitatio.Entendez les louanges que je donne avec la reftric -tion nécessaire. Voit. Chacun se fait des restrictions«r on salut, & met toujours à part ses péchés detempérament Fl. Les loix générales souffrent tou-jours quelque restriction. Les Edits se vérifient quel-que fois avec des restrictions Sc des modifications. Undemandeur peut faire signifier une restriction de fade-Voye\ Modification.

^ 3 * On appelle restriction mentale la réserve qu’on faitd’une partie de ce que l’on pense , dans l intcntiond’induire en erreur ceux à qui on parle. User d'équi-voques, c’est se servir d’un mot ambigu qui a deuxlignifications , & s’en servir pour faire entendre aíitrechose que ce qu’on pense , & contre le sens que leprochain a droit d’attendrc de nous. User de restric-tiori mentale , c’est retenir dans son esprit un sensRu’on n’explique pas, & le retenir à dessein de trom-per quelqu’un en lui parlant. Par exemple,vous me de-mandez si j’ai assisté à la melíe; je réponds qu’oui ;monsav S ’ r^ Ue î'y hier, Sc vousm’interrogcz pour

ma. 0 *' ìy a * aujourd’hui. J’ai bien compris queune l ' e « 0nse Vous rromperoit. Cela s’appclle fairereflr’H- n ^ l0n menta le. Or user d'équivoques Sc detes \p l °f S nienta ^ es > c’est mentir: car on ment tou-

> S ois qu'on fait entendre autre chose que cepo«r tromper le prochain.

V s/ E 'r TRINGENT ' ENTE , ou RESTRINCTIF.

J. ermede Médecine, qui s’applique aux médi-amens qui ont la propriété de resserrer une partie re-çu ^fi rin 8 ens i restringens. Remedes restrinctifs

í? Ei , u

re fírirj aU il em P lo y e substantivement. Appliquer unRESUFíf^' EaEe uEi S e ries restringens.

resui Ressuer.

se dit g \ ANTE. Adj. verbal. Qui résulte. Il netans du ^u’en termes de Pratique. Les cas réfnl-

*ESULTAT°? S - EeS preuves rc f u ^ untes - Acad. Fr,I • f m. Ce qu’on peut recueillir d une cou-Tome FII.

RES z;-

férence, d’un examen , d’une méditation, d’un dis-cours , d’une consultation, ce qui a été conclu, ouarrêté , ce qui s’eít ensuivi. Summa , fructus , collec-tio. Cette assemblée a été si tumultueuse,qu’on n’apu en lavoir le résultat. Le résultat on gros est qu’onest porté à faire la guerre. Le changement de ce Mi-nistre est le résultat , le fruit de cette conférence. Lerésultat des disputes est d’ordinaire que chacun de-meure plus attaché à son opinion. Bay.

jJCF RESULTER, v. n. Qui se conjugue avec le verbeavoir. Il ne se dit qu’à 1 infinitif & à la troisième per-sonne. Qu’cn peut-il resulterì II en resuite , il en ré-sultera que_C’est la même chose que s’cnsuivrc.

Sequi , consequi , oriri. II sert à marquer les indue-,,t ions, les conséquences qu’on tire d’un fait, d’un rai-sonnement, &c. Sc co qui s’ensuit d’une ou de plu-sieurs choses. Il resuite de ce fait, de ce raisonnementque, &c. U en resuite une grande absurdité. Les faits,les cas qui resultent du procès. Il resulta telle chosede la division des Ministres.

03 ' RÉSUMER, v. a. Particulièrement usité dans le dog-matique & en Jurisprudence. C’est reprendre íommai-ì ement les principaux points d’un discours; ou repren-dre en peu de paroles un raisonnement qui a été plusétendu, soit pour les réfuter, soit pour le faire valoir.Paucis refumere.Réfumer un raisonnement ,résumer lesraisons des opinans. Résumer les avis. Dans cette con-férence le Président a résumé tous les points de la ha-rangue qu’on lui a faite, & a répondu à toutes les ob-jections article par article. 11 résume tort bien un pro-cès, il remet les principaux points. Il résume les pointsqu’il a éclaircis, & finit par des ré flexions. MÉm. deTrÉv. \-j\\,p. IQ22. Voyez Récapituler.

03 ” RÉSUME, ÉE. part. Il se dit aussi substantivement.Le résumé d’un discours, d’une dissertation. Résumégénéral d’un ouvrage. Summa , summarium.

RÉSUMPTE. f. f. Terme d’Ecole de Théologie. C’estun acte qui a été rétabli en 1676 par les loix de laFaculté, Sc qui se doit faire par le nouveau Docteurpour avoir suffrage aux assemblées de la Faculté, Scjouir des droits de Docteur. Resumpta thests disputa -tio. Cet acte se soutient dans une des six années, im-médiatement après la licence , avant l’accomplisse-ment deíquelles les nouveaux Docteurs ne sont pointadmis aux assemblées de la Faculté, Sc ne font pointchoisis pour présider aux theses. La résumpte se sou-tient depuis une heure jusqu’àsix. § 3 “ Ellea pour ob-jet tout ce qui concerne 1 ’Ecnture-Sainte. Soutenir farésumpte.

H? On devroit donner un air françois à ce mot, ainsicju’au suivant, & écrire résompteSc résompté,RÉSUMPTÉ. adj. Un Docteur résumpté. C’est celuiqui a soutenu sa résumpte.

RÉSUMPTIF. adj. Terme de Pharmacie. C’est l’épi-thète qu’on donne à une espèce d’onguent qui est pro-pre à refaire Sc restaurer les personnes seches Sc lan-guissantes , qui dispose le corps aride à recevoir des

: alimens. On í’appellc en latin unguentum resumptivum .

On devroit écrire résomptif.

RÉSUMPTION. f. f. Récapitulation des choses que l’ona dites. Faire la résumption d’un discours, d une dis-pute, d’un argument. Voy. RÉCAPITULATION. A 3 >Or,fait la résumption des choses qu on a dites foi même,ainsi que de celles qui ont été dites par les autres. L’A-vocat résume à la fin de son discours les principauxmoyens. L’A vocat Général résume les moyens pourSc contre avant que de donner ses conclusions.

1RESURE. f.s. Rogues , raves , ou coques. Termede commerce de saline. C est ainsi qu’on appelle lesœufs de morues, de maquereau , Sc autres poissonsqu’on sale & qu’on ramasse dans des barils. Ovasalerespersa. On en fait un appât qu’on jette dans la mer ,pour attirer les sardines avant la pêche.

H 3 - RÉSURRECTION, f. f. Retour de la mort àla vie ,à une seconde vie. Resurrectio est le terme consacré.Ad vitam revocatio. La résurrection peut être pouruntemps , telle que celle de Lazarre qui fut ressuscitépour mourir une seconde fois. L Ecriture fait mentionde plusieurs résurrections miraculeuses de cette espè-

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