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Tome septieme. [PRO - TE.]
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cchcc i’armée se retira fous le canon de la place.

Se retirer, par devers un Ministre, un Juge, unIntendant, &c. s’adrelser à lui pour avoir justice.

*3 Se retirer , dans la lignification de íe raccourcir.Il y a des toiles qui se retirent à la lellíve. Les cuirs& le parchemin íe retirent quand on les approche dufeu. Contrahi.

«M* Se retirer, en parlant des eaux débordées, ren-trer dans son lit. In alveum relabi. Les eaux commen-cent à sc retirer. On dit auílì que la mer se retire dansle temps du reflux. Recedit mfius. Dan.s les ports demer, on dit que la mer retire.

Retirer , se dit proverbialement en cette phrase, reti-rer íew épingle du jeu; pour dire , se dégager adroi-tement d’une entreprise, d’une société ruineuse. Remsuam periclitantem recipere , ex aleâ se subducere.

«3* RETIRÉ, ÉE. part.

H est aussi adj. Mors il est synonyme avec solitaire,éloigné du commerce du monde. Faut-il que les Cloî-tres le plus retirés ne soient pas des asiles contre voscalomnies ì Pasc. On dit qn’un homme est retiré ,

. fort retiré, qu’il mene une vie fort retirée , pour di-te, qu'il vit dans une grande retraite, dans un grandéloignement du commerce du monde. Acad. Fr.

RÉTLING. Voyez Reutlingen.

RETMERSHAUSEN. Château d'Allemagne , dans laPrincipauté de Calembeig, Sc dans une petite con-trée appellée la Jarte.

RETOISER. v. a. & rédupl. Remesurer avec la toise ,toiser de nouveau. Orgyiâ remetiri. Quand on nom-me de nouveaux experts pour faire un second rap-P°rt, il faut qu ils recoifent les ouvrages.

RETOMBÉE, f. f. Se dit en Architecture des pentes ouchutes qui sc trouvent dans les membres d’un bâti-ment , comme celle des reins d’une voûte. Declivi-tas , inclinatio. On appelle ainsi chaque assise de pier-re, qu’on érige fur le coussinet d’une voûte ou d unearcade, pour en former la naistance , Sc qui pur leurpose peuvent subsister sans cintre. Daviler.

RETOMBER, v. n. Sc rédupl. Je retombe. Je retombai.Je fuis retombé. Tomber une autre fois. Recidere* , re-labi. Il a les jambes si foibles , qu’il n’est pas si-tot re-levé qu’il retombe.

Retomber , signifie quelquefois simplement tomber.Mais alors il ne se dit que des choses qui tombentâpres avoir ete elevées. Cadere j , recidere. L eauélevée dans des jets de fontaine ‘, retombe aussi-tôt.Les vapeurs que le soleil élève de la terre retombenten pluie , aussi-bien que celles qui font élevées dansun alembic.

Retomber , signifie encore , tomber d’un autre coté.Cette fluxion qu’on avoir détournée du bras droit estretombée fur le gauche. A

Retomber , se dit aussi en parlant des rechutes de ma-ladies. 11 étoit convalescent, mais il est retombé pourla seconde fois. Le quinquina guérit la fievre, mais°n retombe quelquefois, elle reprend au bout d uncertain temps.

Retomber, ledit figurément en chose morale, relabiin.I-a fragilité humaine fait qu’on retombe íouvent dansses mêmes vices dont on te croyoit guéri. Il faut re-courir à la pénitence , dès qu’on est retombé. Vouscroyez avoir droit de retomber, parce que vous faitesde temps en temps quelque effort pour vous relever.Ft. On ne doit pas donner la communion à ceux quiretombent toujours dans le même crime. Arn.

Retomber , sc dit aussi de ce qui par contre-coup tom-be fur une autre personne, ou sur foi même. Reci-dere. Les condamnations qui interviendront contre*jUoi retomberont lut mes garatis, íur mes cautions.

es médisances, les calomnies retombent souvent íurles Auteurs. Votre delsein étoit de faite retomberj Ctte condamnation lut la doctrine de la grâce. Pasc.

C . c .b‘tie retombe ordinairement fur la tête de celuidire a ^oknmis. Repetere autorem fcelusfoles- pour> qu’il en porte la peine.

. , n .j c Proverbialement, que qui crache contre leClc , n lui retombe fur le viíage, pour dire , qu’il ne

Tome VII.

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faut point s’en prendre au ciel des malheurs qui nousarrivent.

RETOMBÉ , ÉE. part.

RETONDEUh. f. m. Qui retond, ou qui tond une se-conde sois. Nom que prirent fous Charles Vil, en143 7 des troupes de brigands qui ravagèrent la Fran-ce. Voye\ Ecorcheur.

RETONDRE, v. a. & rédupl. Tondre de nouveau. Re-tondere , tondere , attondere iterùm. Il faut retondrecous les ans les buis des parterres, les palissades ; re-tondre les brebis. On retond toutes fortes de drape-ries, quand le poil n’est pas tondu assez près. On re-tond aussi toutes lottes de draperies tirées à poihfc^çcle chardon.

RETONDRE. En termes d’Architecture, c’estcouper duhaut d’un mur, ou d’une souche de cheminée , cequi est ruiné, pour le refaire. C’est aussi retrancherles saillies ou ornemens inutiles ou de mauvais goût,lorsqu’on regrate la façade d’un bâtiment. C’est encorerepasser l’Architecturc avec divers outils appelés fersà retondre , pour la mieux terminer Sc en rendre lesancres plus vives. Daviler. Les Sculpteurs appellentsers à tondre, certains outils qui leur fervent pour fi-nir Sc polir leurs ouvrages, & repaíler dans leurs mou-lures. P olitorium.

Cî 3 ” RETORBIO. Foyer Ritorbio.

RETORDEMENT, f. m. Terme de Manufacture qui sedit des foies qu’il faut retordre. Action de retordre, ouFesser de cette action. Les foies fines doivent avoir sixpointes de retordement , qui est de 20 fur 14, & lescommunes de point íur point, qui est de 16 fur 16 ,& de 14 fur 14.

RETORDEUR. í. m. Les Retordeurs de la Sayetteried’Amiens font des ouvriers qui retordent les fils avecdes moulins à bras faits exprès pour cet usage. Ils nefont point de Corps de Communauté, Sc n’ont pointde Maîtrise.

§ 3 “ RETORDRE, v. a. Sc rédupl. Il fe conjugue com-me tordre. Tordre une seconde fois , tordre à plu-sieurs reprises. Retorquere. 11 faut tordre Sc retordrele linge mouillé. Foye-{ Tordre.

fCF Quelquefois ce verbe n’est point réduplicatif, Scsignifie simplement tordre. Retordre des fils, c’est eutordre plusieurs ensemble ; assembler plusieurs filetsde fil, dc íoic, de laine, pour les redoubler, les ren-dre plus forts Sc en faire une espèce de corde. Tor-quere , retorquere , intorquere. Les guipures font desdentelles de fil retors, de foie retorje.

On dit proverbialement, qu’on donnera bien du filà retordre à quelqu’un, pour dire , qu’on lui donnerabien de la peine, qu’on lui sera des affaires dont ilaura de la peine à se démêler. Negotia f acescere.

0 CF RETORDU, UE. part. Linge retordu. Retors n’estpas un part. mais un adj.

RETORIEN. Foye% RhÉtorien.

RETORQUEO. Terme latin qu’on emploie dans lestyle badin & familier qui signifie la même chose querétorsion. Il m’a répondu par un retorqueo.

fCF RETORQUER, v.a. Tourner, employer contre sonadversaire les preuves, les rasions, les argumens doncil s’est servi. Retorquere , repercutere. J ai retorquetous ses raifonnemens, ses argumens , ses preuves.Je lui ai rétorqué, j’ai retorque contre lui toutes lesraisons dont il s’appuyoit. Il n’a guere d autre usage.

RÉTORQUÉ, ÉE. part.

RÉTORQUUTION. f. f. Vieux mot. Rétorquution decrime. Récrimination. Rccrimìnatio. Voyez la Pra-tique d’Iinbert, L. IIJ j e. x , n. 10.

RETORRER. v. a. Vieux mot. Brûler.

#3* RETORS, ORSE. adj. Qui a été tordu plus d’unefois. Retortus. Fil retors, foie retorse.

On dit figurément Sc familièrement d’un hommefin,ruse & artificieux , que c’est un homme retors.Aflutus , vafer, recoclus.

RÉTORSION, f. f- Terme de Dialectique. Emploi quel’on fait contre son adversaire des raisons , des argu-mens , des preuves dont il s’est servi. M. Bayle ditdans fa Critique générale de l’Histoirc du Calvinismedu P. Maimbourg, Lettre 2 j , qu’il faut être cn état

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