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choses roturières, à la différence de la fucceffion no-.f ou féodale. Subventions roturières. Terres rotu-n eres, font celles qui payent au Seigneur, cens, ren-tes & autres redevances Seigneuriales, à la diftéren-ce des terres nobles qui font érigées en fiefs, & nePayent que quand elles changent de main : lavoir lequint, ou le quint & requins c’est-à-dire, le cinquié-denier de leur valeur, Sc le cinquième du cin-qtueme, ou le relief ou revenu d’une année, selon lesdisterentes coutumes & cas. Courtin.KOTURIÈREMENT. adv. D’une manière roturière.plebeiâ lege, jure, vel conditione. Cette terre a tou-jours été pollédée roturièrement. Cette famille a tou-jours partagé roturièrement. Combien y a-t-il de No-Wes qui vivent roturièrement, pendant que plusieursroturiers vivent noblement ì *-)pr Dans ce dernier exem-P c d signifie, d’une manière balle , ignoble. Ignobi-liter.
WElL. Nom d’une ville de laSuabe, située fur leNeckre, à feutrée de la Forêt noire, Sc à neuf lieuesde Schafoufe, du côté du nord. Rotevilla , Rubea-Vl /ia. Conrad Duc de Suabe , étant parvenu à l’Ern-Pj rc , déclara Rotweil, ville libre , Sc y établit unechambre Impériale fan 1147. Le Maréchal de Gué-oriant la prit, & il y mourut de la blessure qu’il avoirr ^Sue fan 1643. Cette ville est fortifiée à l’antique ,este luit la Religion Catholique Romaine, & est al-nee avec tous les Cantons Suisses, depuis fan 1 s 1 ;.On voit à u ne demi-lieue de Rotweil, l’Abbayede Rotten-Munster, où l’on ne reçoit que des fillesnobles. Mat y.
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JOUABLE, f. m. C’est ainsi qu’en Province , les Bou-àgers appellent un certain instrument dont ils lejetvent pour manier la braise dans le four: à Paris onRappelle rabie. Contus furnarius. Pour planter desheurs, on crible la terre au-defius de la planche, jus-qu’^ ce qu’elle soit revenue à la hauteur (requise)
& f ayant bien unie avec un rouable ou le dos dura-l caUj on y place les oignons dans une distance pro-», Portionnée. Morin.
t 'DUAGE. f. m. La partie d’une machine qui consisteen roues. £CT Cemot comprend toutes les roues d’unettiachine. Rotarum instructus , armamentum , instru-rnentum. Il faut de grandes réparations à ce moulin ,tout le rouage n’en vaut rien. Il y a des bois particu-liers pour faire la rouage des machines qui roulent.
En Horlogerie on dit de même le rouage d une mon-tre , dune pendule, pour désigner f assemblage destoues dont elle est composée. Les roues destinées poura sonnerie s’appellent rouage de sonnerie - , & cellesst tri font mouvoir les aiguilles, rouage du mouve-fc ^t.
°uage , en termes de Coutumes, est un droit Seigneu-ttal qui f e prend fur le vin vendu en gros, & rranfpor-? Par charroi, avant que la roue tourne. Jus rota-Payer le droit de rouage. RagueAu.r:, 11 appelle droit de rouage tous les bois, &parti-^ tetement les bois d’orme , que les Charrons era-° lenc à faire des roues de carrosses, chariots, char-p S Sc autres voitures roulantes.
ROVat n 0t v * enc st c rodagium ou rotagium: Rorel.
j -f m. Nomd’unpoisson qui fe pêche fur lesrov C * ^ Chili, dans la mer du Sud. On y prend desa ; ° S3 Poisson délicat fait comme un brochet, qui^OUAN^ no ‘ le si"t le dos. Frísier. p. 7 f.
de u qui n’esten usage qu’au masculin. Termestuia j ne ^ c ' ^ ost la couleur, ou le poil d’un cheval,qu e t P oi ^ , ou blanc, semé sort épais, & préf-et siur un poil bai, alezan ou noir. Equus
Quand ° 5 f u ^ vo > ve t nigro leucophaus , vel albus.pelle ro^ stost domine fur un alezan chargé, on l’ap-cheval q 0 -* Vin eux. Rouan cavesse de more, c’est lesex., jç, 1 a la tête fie les extrémités noires. Solei-
Ce . °OHAN.
l’Italien ro st ^ lent l at * n ravus > selon Scaliger, & deROANNE. Nom d’une petite ville du Fo
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rez, en France. Rodìtmna. Elle esta douze lieues deLyon, vers le couchant, fur la Loire, qui commenceen ce lieu à porter bateau. Rouane avoit un Collègede déduites, elle est capitale d’un petit pays qu’on ap-pelle le Duché'de Rouane\, érigé par CharlesIX fan1 j 66 . Maty.
ROUANE , ou ROUANNE, si f. Instrument de fer acé-ré , concave comme une tarière, Sc coupant desiusdCdessous. Radius ferreus versatilis. La rouane de pom-pe sert à tourner le trou de la pompe. Rouane est lamême chose que rouanette. Aubin.
ROUANER, ou ROUANNER. v. a. Marquer les ton-neaux avec la rouanette. Radio ferreo versatili no-tare. Rouaner une pompe, c’est en aggrandir le trouavec la rouane.
ROUANÉ, ÉE. part. Radio ferreo versatili notatus. Ilest défendu par f Ordonnance des Aides, aux Ton-neliers, d’ôter les fonds ou douves des futailles qui au-ront été rouanées , Sc de les mettre en d’autres muids.
ROUANETTE, ou ROUANNETTE. si si Est un ins-trument de Charpentiers, qui leur sert àstnarquer leurbois. Radius ferreus versatilis. Il fert aux Commis desAides, qui vont dans les caves, à marquer les tonneauxdes Cabaretiers.
ROUANOIS, OISE. si Qui est de Rouane. Rodumnen-sts. Une grande partie des Cabanes qui pallent fur lariviere de Loire font conduites par des Rouanois.
$ 3 *ROUANOIS ( le) ou ROUANEZ. Duché dcFran-ce , dans le Lyonnois, ou Bas-Forez. C’est le seul qu’ily ait dans ce Gouvernement.
ROUANT, adj. Terme de Blason , qui se dit d’un paonreprésenté fur un écu quand il étend fa queue en for-me de roue. Pavo explicans caudam.
ROUBLE, s. m. Monnoic de compte dont 011 fe sert enMoscovie pour tenir les livres, Sc y faire l’évaluationdes payemens dans le Commerce. Le rouble vaut centcopecs ou deux richedales.
Quelques-uns mettent aulsi le rouble parmi les mon-noies d’argent courantes en Moscovie, Sc prétendentqu’il y a cours pour un peu plus que les deux tiers dela valeur d’une richedale. La solde de ce Régiment est-à quatre roubles par tête , fans le pain & le fourage.Ga\. 1 72s , p. 206.
ROUCHE. f. f. Terme de Marine. La carcasse d’un vais-seau, lorfqu’il n’a ni mâts ni agrès. Quelques uns di-sent ruche. Primaria navis compages , caréna.
ROUCIN. Voye\ Roussin.
ROUCOU, RANCOU, ROCOURT &RAUCOURT.si m. Arbre des îles Antilles, qui ne epoît pas plus hautqtr’un petit oranger. Rocovius arbor. Ses feuilles fontoblongues, pointues, ayant la figure d’un cœur, ran-gées alternativement. Ses Reurs naissent par bouquetaux extrémités des branches; elles font blanches,mê-lées d'incarnat, composées de cinq feuilles qui ont laforme d’une étoile, & la largeur d’une rose. 11 leur suc-cède de petites siliques hériliées de pointes délicatesSc non piquantes, qui contiennent chacune plus de 30ou 40 grains de 1a grosseur d’un petit pois, lesquelsétant parvenus à leur maturité, font couverts d’un ver-millon le plus vif Sc le plus éclatant que Ion pu.iffevoir. Cette teinture qui est enfermée dans cette écoíle,est si molle Sc si gluante, qu’elle s’attache aux doigtsauísi-tôt qu’on la touche. Pour avoir cette couleur, onsecoue dans un vaisseau de terre les grains fur leíquelselle est attachée, on veríe de s eau tiède, Sc on les lavedans cette eau juíqu’à ce qu ils n ayent plus de ver-millon. Après qu’elle a repose quelque temps, onfaicsécher à sombre la lie epais!e qui fe trouve au fonddu vaisseau, Sc l’on en forme des tablettes ou de pe-tites boules, qu’on appelle aulsi roucou , Sc donc lesPeintres & les Teinturiers font beaucoup de cas, lots-quelles font pures Sc fans mélange. Le bois de cet ar-bre fe brise aisément; il esttrès-propre pour entretenirle feu; & s’il est entièrement éteint, & qu’on en frottequelque temps deux pièces l’une contre l’autre, ellesjettent des étincelles comme feroit un fusil qui allumele coton, ou toute autre matière susceptible de feu ,que l’on a mise auprès pour le recevoir. Son écorcesert à faire des cordes qui font de durée. Sa racine don^