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Tome septieme. [PRO - TE.]
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RUM

4 dz RUI

étayer en attendant qu’on la rebâtisse. Fondement rui-neux.

ÇCT Au figuré, bâtir sur des fondemens ruineux , fon-der ses espérances fur des choses peu solides.

Ruineux , ie dit aussi au figuré, de ce qui cause du dom-mage. Damnosus . Cette entreprise est ruineuse ,1’Ar-chitecte n’y trouve pas son compte. Cet emploi estruineux 3 on y perd au lieu d’y gagner. Il n’y arien deplus ruineux que le jeu, que la débauche, tant pourle bien , que pour la santé.

RUINURE. í. f. Terme d’Architecture. C’est l’entaillefaite avec la coignée aux côtés des poteaux ou des ío-lives , pour retenir les panneaux de maçonnerie dansun pan de bois , ou une cloison, Sc les entrevouxdansun plancher. Incisura,sulcus. Daviler.

#3“ RUISSEAU, f. m. Rivus. Mot qui a plusieurs accep-tions. Il désigne un courant d’eau. Ruisseau clair, bourbeux, fangeux. Se plaire au doux murmure d’un ruis-seau. Ce ruisseau fait moudre plusieurs moulins. L’a-mour ne trouve plus dans les bois les charmes qu’il ytrouvoit autrefois, Sc prend plus de plaisir au son desviolons , qu’au murmure d’un ruisseau. S. Evr. Lesforêts Sc les ruisseaux ont je ne ui quoi qui inspirede la tendreíle. Corn.

#3- Ruisseau , se dit auísi du canal par où passe le cou-rant d’eau. Il a plus ou moins de l’argeur. Faire creu-ser u n ruisseau. Il appartient aux Tenanciers particu-liers dans leurs terres, s’il n’y a titre contraire ou pos-session.

#3" Dansles villes & dans les bourgs, c’est l’eau quicoule au milieu des rues après la pluie. Profluens.Après une longue pluie les ruisseaux font quelque-fois si grands, qu’on ne peut plus passer dans les rues.

Ru i s s e A u, en termes de Paveur, se dit de l’endroit oùdeux revers de pavé íe joignent par leurs morses , Scqui sert pour écouler les eaux. Les ruisseaux des poin-tes font fourchus. On appelle ruisseau en biseau , ce-lui qui n’a ni caniveaux, ni contre-jumelles, pour fai-re liaison avec les revers, comme dans les ruelles où ilne passe point de charrois. Pavimenti incile. Daviler.

fjfcT C’est dans ce sens qu’on dit que la place la moinshonorable est le côté du ruisseau.

|CT Ruisseau, en termes de Jardinage, signifie un pe-tit canal pratiqué pour arroser les différentes partiesd’un jardin.

Ruisseau , fe dit aussi hyperboliquement de toutes leschoses liquides qui coulent abondamment. Proflu-vium. Il couloir des ruisseaux de sang sur le champ debataille. Il sautoir avec ses Ménades , tandis que detous côtés couloient des ruisseaux de vin. Abl. Desruisseaux de larmes couloient des yeux de cette veu-ve. Les pleurs qu’il verse à grands ruisseaux. Sar.

Ruisseau, fe dit figurément en choses morales. Il fautpuiser dans la source plutôt que dans les ruisseaux. Inipso sontis exordio haurire , non ex rivulis. Pour di-re , qu’il vaut mieux prendre dans les Auteurs origi-naux , que dans les Copistes.

On dit proverbialement, le voilà bien chaudementla tête au ruisseau. On dit aussi , les petits ruisseauxfont les grandes rivières. Z?* rivulis confluentibusfiuntflumina.

RUISSELANT, ANTE. adj. Qui coule comme un ruis-seau. I^es eaux ruisselantes. Le sang ruisselant d’uneplaie.

RUISSELER, v. n. Couler en manière de ruisseau. Tsoe-re, interfluere , profluere , dimanare. On voir plu-sieurs sources de cette vallée qui ruiss'elent dans laprairie. On dit figurément, que le sang ruisseloit de saplaie -, pour dire, en couloir en abondance. Il y eutgrande boucherie, Sc le sang ruisseloit de tous côtés.Ablanc. Cruor undique diffluebat. Le sang sur leursiamois ruisselle. Sar.

Pourrois-je voir une fontaineEntre des cailloux ruisseler,

Sans m’imaginer que ma veines’enva tout de même couler.

RUISTE. Vieux adj. m. Sc f. C’est-à-dire, rude. Ovide

MS.

Tant mar fu ta ruiste fierté. Borel.

RUIT, Vieux mot. Bord ou ruisseau. Boree. Ora, UtuStmargo t ou rivula.

Sur le ruit d’une fontenelle. Perce val.

Il vient de ritha , c'est-à-dire, torrent, en ancienAllemand. Lipse. Borel. Ainsi il signifie plutôt ruis-seau que bord.

RUIT, s’est dit autrefois pour rut. Villon.

Retourne^-ci quand voussere% en ruit.

En ce bordeau oà tenons notre état.

De rugitus ou de ru o • ob impetum quo bruta affla-ris eflu percita in faminas erumpunt. CoquillaR®*

Bailler aux Dames le déduit _,

Ferme comme un sanglier en ruit. MÌnAGE.

RUM.

RUM, ou RUMB. f. m. Terme de Marine, est un e(p 3 'ce qu’on prépare dans le fond de cale d’un vaisteatfpour les marchandises de fa cargaison. Spatium exci-piendis mercibus in imâ navi. On dit aussi reum > &aruner ou arrumer , pour dire, ranger les marchant'les; & il y a des Officiers exprès fur les ports p° tìtcela. On confond souvent les termes de rum Sc ^fond de cale, & ce dernier même est plus usité q u ®l’autre. Aubin. Etre de bon rum , c’est être de b° nordre. Tenir ion rum, c’est garder son rang. Avoir durum à fond de cale, c’est y avoir de l’espace. Donnerrum à une pointe de terre ou à une roche, c’est s’e* 1éloigner à discrétion, In.

RUM. s. m. Espèce d’eau de vie que l’on tire des canne!de sucre Aqua exsaccari arundinibus extracìa vi i§ nl sDans les lieux où fe fait le sucre, on retire par la dd'filiation beaucoup de liqueur ardente & imflanan^'ble des cannes à lucre ou cannamelles. Elle est app e ''lée rum en langage barbare. Les gens du pays en f°sun aussi grand usage que nous faisons de l’eau de vie-Lémery.

Rum. île d’Ecosse, à l’occident de ce royaume, & l’ atiedes Hébrides, au midi de Skie.

RUMATISME. Voye % Rheumatisme, Rhumatisme

RUMB. ( On prononce Romb.) f, m. Terme de irier-Aire de vent, ligne ou rayon d’un grand cercle vert 1 'cal tracé fur le globe, qui divise l’horison en trente'deux parties. Index venti linea. Le rumb est une lig rlCqui représente sur le globe terrestre, sur la boussole,& sur les cartes marines, un des trente-deux vents,qui fervent à la conduite d’un vaisseau. Ainsi 1 erufflque fuit un vaisseau est conçu comme fa route, i 0 ’ 1cours. son sillage, son eau & sa trace navale. Au BlîJ 'Sur les cartes les rumbs font tracés en ligne droits'Ce sont des traits d’un vent à l'autre. C’est une ss ví 'sion que les pilotes les plus exacts ont faite des ventsqui sont marqués fur la rose de la boussole, ou coM'pas de mer, & qui íert à marquer la route d’un vast'seau pour aller d’un lieu à un autre. Chaque ligne oïlpointe désigne un vent. On les divise & subdivise- ^rumb entier ou quart de vent est celui qui souffle d ul !des quatre points cardinaux. Le demi -rumb est cequi souffle entre les points cardinaux, & fait aVC ^eux un angle de qy degrés. Le quart de rumb est c£lui qui fait un angle de z z degrés, zo minutes;le demi-quart de rumb en fait un de n degrés,. 1 'minutes. Ce mot au reste dans fa propre signifi can ° ilfe prend pour la partie du monde vers laquelle 0 ~dresse fa route : de sorte que quand on dit qu’u 11vice fuit le rumb du nord, on ne veut pas dire S 1 *?vent du nord souffle, mais que la proue du val ie ), sest tournée vers le nord, a le cap au nord. Lesfont la même division fur le globe , que les az IlTIou les cercles verticaux. . uX

Les Indiens n’obfervent que les huit prindP