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ville prisse d’assaut , qu’on abandonne à la fureur dessoldats, Direptio urbis. Les Turcs mettent à sac lesvilles qu’ils forcent. Mettre à/ùcest vieux. Le sac&cTroie, de Rome, &c. L'avarice s’aslouvit nu sac dePersepolis. Vaug. Quelques-uns croient que cette fa-çon de parler vient de mettre àsac.
Sac k poudre. Terme d’Artificier. On appelle ainsi l’cn-veloppe de papier qui contient la chaise des pots à feu,ou à aigrette.
Sac a feu. Eípèce de bombes ou de carcass es plus pro-pres à mettre le feu que les bombes ordinaires. Lepremier usage qu’on en fit, fut au liège de Valencien-nes en 1677. On prétend, quand nos établilíemensseront faits, désoler la place par les bombes, ou lessacs d feu de la nouvelle manière , dont on jetterasept à huit cens chaque nuit. Pélisson. La nuit duvendredi on avança peu , dans le dessein d’attendrel’efíet des bombes, Sc des baies ou sacs à feu , ap-pelées autrement carcasses. Id.
Sac a terre, & sac a laine, en termes de Fortifica-tions, íc dit d’un sac plein de terre , ou de laine, quisert à faire un retranchement, un épaulement à la hâ-te, un parapet & des embrasures pour fc couvrir, oufaire feu fut l’ennemi : ce qui se pratique, lorsque leterrain est de roche, Sc qu’on a de la peine à y remuerla terre. Sacculus terrâ, laná refertus.
On dit familièrement, mettre quelqu’un au sac 3pour dire, le convaincre, le mettre hors d’état de pou-voir répondre. Ac. Fr. ÌJ4.0 3 p. 614 , 61 j. C’est la'même ehoíe, que, meure à quia.
Sac ou chauffe. Terme de Pêche. Petit filet qui sert àla pêche du poisson d’eau douce.
Sac, se dit proverbialement en ces phrases. Juger unprocès fur Ietiquette du sac 3 c’est-à-dire, fans voiriespièces, décider une chose sans se donner la peine des’en instruire. Litem incognitam dijudicare. Il fautvoir le fond du sac ; pour dire, s’instruire dune affai-re à fond , ou aller jusqu’à la conclusion.
Sans voirie fond du sac, ils prononcent V arrêt 3
Et rangent leurs discours au point de Vintérét.
Régnier.
On dit qu’une affaire est dans le Jac ; pour dire ,qu’on est assuré qu’elle réussira. On appelle un ivro-gne , pn sac à vin • Sc un scélérat , un homme denéant, un homme de sac & de corde. Ce proverbevient du mot sak , qui, chez les vieux François, si-gnisioit forfait , & ficha , une peine ou amende ju-diciaire: ce qui venoit du mot Saxon Jach , signifiantun procès. Du Cange. On dit de ceux qui disentbeaucoup d’injures & de saletés, ou qui en généralparlent mal à-propos; ou quine parlent presque point,& dont 011 ne sautoir rien tirer; il ne sautoir sortir dusac que ce qui y est. On dit aussi, tirer d’un sac deuxmoutures; pour dire, se faire payer deux fois d’unemême chose, en vouloir profiter des deux côtés. Ondit -ussi , qu’on a donné à quelqu’un son sac Sc sesquilles; pour dire, qu’on lui a donné son congé, qu’onl’a chassé. On dit aulìï, se couvrir d’un sac mouillé ;pour dire, se servir d’une méchante excuse. On ditaussi, qu’un homme a perdu la meilleure pièce de sonsac, quand il a perdu un protecteur puissant. On ditencore d’un prodigue, que c’est un sac percé, qu’onne le sauroit enrichir. On dit aussi, autant pèche celuiqui tient le sac , que celui qui met dedans; pour di-re, que les receleurs Sc les voleurs méritent une éga-le punition. On dit aussi, d’un homme qui a fait beau-coup de crimes, que le sac est plein , qu’il est tempsqu’il soit puni de ses démérites. On dit qu’il faut troissacs à un plaideur, un sac de papier, un sac d’argent,& un sac de patience.
On appelle cul-de-yàc, une rue qui n’a qu’uneissue ou une ouverture, comme le fond d’un sac.Angiportus , angiportum.
Je ne fais dans quel endroit de Voltaire on critiquele mot de cul-de sac. On voudroit qu’on lui substi-tuât celui à’impasse, f. m. endroit par où l’on ne pallepoint. Le mot de cul de sac nc paroît pas honnête :
SAC
on trouve d’aillcurs que ce qu’on appelle ainsi, ntresemble ni a un cul ni à un sac.
Ordre du Sac. Voye\ Sachen.
SAC A. Ville d’ Afrique fur la côte de la Mer Méditerra-née : elle a été nommée autrefois Tipasa, Sc étoit unecolonie Romaine.
SACAGE ou SACCAGE. Voye\ SACQUAGE.SACANIE, ou petite Romaine, òacania , Romaniatra-nor. C’est une des quatre provinces de la Morée. El* eest entre la Zacome, Sc le Duché de Clarence, 1 ist"me de Corinthe, Sc les golfes de Lépante, d’Egine &de Napoli. Elle comprend trois pays de l’ancien Pélo-ponèíe, 1’ Argie, la Corinthie Sc la Sicyonie. Sesvil| eSprincipales sont Napoli de Remanie, Argos Sc Corin-the. Mat y.
SACARD. On appelle à Dijon, Sacards , ces gensff 11en temps de peste enterrent les corps des pestifères '& qui dans cette occasion volent tout ce qu’ils trou-vent fous leur main dans les maisons des malades. Onentend par ce mot, tous coquins, pendards, gens denéant, Sc comme, on dit, de sac Sc de corde. Il v * elltde l’Italien Saccardo , Goujat, pillard. Glos al(iBourguignon.
SACARE. í. m. Petit poids dont les habitans de la gran® eîle de Madagascar, se servent peur peser l’or Sc 1 ***'gent. Il pèse autant que le denier ou scrupule d’t* 1 'rope. ,
SAC AY. Nom d’une grande ville qui a un fort granaport. Sacania. Elle est dans l’ile de Niphon, fur la c °'teduJetsengo, au midi de la ville de Méaco. Mats’’SACBENI ou SAC-BÉNIT. f. m. Est un sac ou vête-ment de toile qu’on donne à ceux qui sont couda* 11 'nés à mort par l’Inquisition. Amicius benedicius ■ ^Italie on l’appelle habitello, en Espagnol ,facriba nl0ou £ amaretta. C’étoit autrefois un habit qu’on du* 1 'doit aux pénitens publics en h primitive Eglise- *-' e 'lui dont se servoient les Espagnols étoit en forme **scapulaire. Plusieurs Conciles en parlent, même a"^rétablissement de l’Inquisition. Sa couleur a été dé-terminée au Concile de Beziers, de couleur jaune ffranée, avec deux croix, comme est aujourd'hui ce 'lui de l’Inquisition, Sc l'on peint dessus des Diable*»des flammes. On trouve encore que cet habit estpelé , S amarra , & j'amaretta. Sanbénito , ou fr” 1 "bénito,
SACCA. Vieux V. au prétérit indéfini j e pers. Osh**>abrégé de sacrifia. Bible Est. Borei.
SACCA. Voyer Xacca. *
SACCADE. í. f. Terme de Manège. C’est uneseco* 1 ^violente que le Cavalier donne au cheval, en **'? __tout-à coup les deux rênes de la bride, quand leval pèse à la main : c’est une espèce de châtim eIlt ’ciont il fuit user rarement, de peur de gâter la b° __che du cheval. Subita & violentasrmni adductio.net une saccade , des saccades à un cheval. {
Saccade, se dit aussi comiquement & figurément d **^secousse violente qu’on donne à quelqu'un, en I e ^rant. Succussus , quassatio. 11 le prit par la cravate»lui donna deux ou trois saccades. On le dit aun*figuré d’une rude Sc forte réprimande. Il eut alors J ^furieuse saccade. On dit aussi, donner la sacc$quelqu’un, pour supplanter quelqu’un. . t, e
SACCAGEMENT. s. m. Pillage d’une ville, deso 1
qu’on fait dans une maison. U r bis vel domûs eXp'
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tio, depopulatio, grasatio. Le passage des gens deg ^re fut suivi áix saccagement de la ville. La per*eaugmentée par le saccagement de ses biens. Ab*-
SACCAGER, v. a. Piller une ville, la mettre àvager, désoler Un pays. Urbem diripere , v ascireruere , funditus evertere , delere. Rome a étés aCC s cCtplusieurs fois. Les Tartares qui courent une pr° j fJla ruinent & la saccagent entièrement. Saccas ^ j 5villes, Sc faire rougir la campagne de sang ’.^jnt,chemin pour arriver à 1 immortalité. M. Esi»- ** S cils saccagent tout ce qu’ils rencontrent. Voir.
Saccager, se dit hyperboliquement en P ar al lui sedésordres, des boulcversemens , des dégâts , H g e ,font dans les rencontres particulières. Perturba^populari t vastare. Les Sergens font venus e11