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Tome septieme. [PRO - TE.]
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SAMECH. f. f. Terme de Philosophie hermétique. C’estun ícl de tarrre. Dict. Herai.

SAMEDI, i. m. Nom du septième, ou dernier jour de lasemaine. On l’appeloit Sabbat chez les Juifs. Sabba-tum. Et chez les- Payens , c’étoit le jour de Saturne.Chez nous il eltconlacré à la Vierge. Le Samedi laineest le Samedi de Pâques. L o Samedi gras, c’est lc Sa-medi devant le jour des cendres, non pas qu’on man-ge gras ce Samedi -là plus que les autres, mais parceque les huit jours qui font avant le carême, Rappel-lent les jour gras.

On dit prov. d’un paresseux qui n’aime point à tra-vailler, il est né le Samedi } il aime besogne faite. 11 estpopulaire Sc bas. Acad. Fr.

SAMEQUIN. 1 . m. Sorte de vaiiìeau Turc. Samequinumnavigium. On ne s’en sert que pout aller terre à terre.

SAMER. Gros bourg de France dans le Boulenois à troislieues de la ville de Boulogne.

SAMESTRE. On nomme corail de Samejíre , une fortede corail qu’on envoye d’Europe à Smyrne. II y en adeux fortes; du brut de du travaillé.

SAMIEN, ENNE. í. m. Sc f. Qui est de l’île de Samos.Samius. Les Samietis vivent assez heureusement, Scne sont pas maltraités des Turcs.T ournefort,I. 408.Les Samienries font malpropres, mal tournées, Sc neprennent delinge blanc qu'une fois le mois. Leur ha-bit consiste en un soli man à la Turque, avec une coè'ffcïouge, bordée d une bande jaune ou blanche qui leurtombe fur le dos, de même que leurs cheveux , quiJe plus souvent font partagés en deuxtresies, au boutdelquclles pend quelquefois un trousseau de petitesplaques de cuivre blanchi ,ou d’argent bas. Io.

SAMIENNE. adj. f. Est une épithète qu’on donne àune terre qui vient de l’îledeSamos, dans la mer Egée.Terra Samia. La meilleure est appelée par Diofcori-de Collyrium , parce qu’on s’en fervoit autrefois dansles collyres. Elle est blanche, très-légère , molle , fria-ble, de bon goût, & un peu gluante à la langue. Il ya une autre espèce de terre Samienne qui est douteu-se Sc dure, ayant néanmoins quelque onctuosité ; onRappelle Afler Samius , parce qu’on y rrouve quelquespaillettes luisantes difpoíées en petitesétoiles. Ces deuxespèce de terres Samiennes íont astringentes, proprespour dessécher & agglutiner les plaies.

U y a aussi une pierre Samienne qu’on retire desmines en l’ile de Samos; elle est blanche Sc s’attache àla langue quand on la met dessus. Les Orfèvres s’enservent pout brunir l’or & pout le rendre plus luisant:elle est astringente Sc rafraîchissante. Lapis Samius.

i£ 3 " Samienne , en Mythologie, est un surnom de Ju-non, ainsi appelée à cauíe de son cuire établi à Sa-mos.

SAMIR. Nom d’une ville de la Tribu de Juda , situéedans les montagnes. Jos. xv. 48.

Il y en avoir encore une de même nom dans les mon-tagnes d’Ephraïm , dont parle le Liv. des Juges x. 1.Elle étoit de la Tribu d’Ephraïm.

SAMIS, ou SAMILIS. f. m. Terme de commerce. C’estune étoffe fort riche qui vient de Venile , qui est la-mée ou tramée de lames d’or & d’argent. Samilis pan-nus y laminulis aureis intertextus. Ce mot est fort an-cien. Glossaire sur Marot. Dans les Registres de laChambre des Comptes , il est frit mention de plu-sieurs armes du Roi couvertes de samis vermeil. E11latin auri famicum , ou examitum , qu’on trouve enplusieurs anciens titres. L’Oriflamme étoit faite d’unsamis vermeil , scion quelques-uns. Il y avoir aussi unsamis , qui étoit une étoffe toute de loie ; Sc quandc’étoit du drap d’or, on l’appeloit auri famitum.

Ce mot vient du Grec c’est-à-dire, com - j

posé de fix fils , en long ou en lice , comme on ditaussi, opus polymitum , qui est fait de plusieurs lices,ou couvert de plusieurs sik

SAMIT. f. m. Vieux mot. C’est une forte d’éroffeou peau. jBorel. Voye\ Samis à l’article précédent, car c’est -fans doute La même chose.

Bobe d’ermine & de samit. Perceval.

Lors fait mettre devant un litj

-SAM

Une grand coute de samit. Id.

En celle chambre avoit deux lits ,Couverts de deux riches tamis. Id.Veflue d’un vermeil lamit,

Quonques nus fi riche ne \>it. Id.

SAMMACHI. Voye% Scammachi.

SAMMATH AN, ville de Fiance dans le Comté de Com-minges, au bas d un vallon, que la rivière de SaveoUde Seve traverse par le rnilreu.

SAMNITES, f. m. pi. Ancien peuple d’Italie dont le pay Ss’appeloit Samnium

SAMO. Uoye% Samos , car nous disons toujours ainsi-

SAMOGIA. Nom d’un village de Lombardie. Satnogiú'íl est entre Boulogne Sc Modene, à trois lieues de l’uncSc de Faune. On voit autour de ce village , à Fentrecde ianuit, la campagne remplie de mouches luilantes >qu’on appelle luciolx. Elles font faites comme un han-neton, mais beaucoup plus petites. Elles ont le bas u ucorps rempli d’une matière prelque liquide Sc dc cou-leur de citron, Sc à chaque coup d’aile que donne cettemouche, cette matière jette un trait de feu qui sembleFétincellement d’une étoile. Mis s on, Voyagelie. 11 y a de íemblables mouches dans la vallée de Fu-gelas , à trois ou quatre lieues au-dessus de PignesyOn dit qu’il y en a encore de plus grandes dans l’île ^Bai bade , Sedans les autres Antilles.

SAMOGITIE. Nom d’une province de la Lithuanie. £|1Pologne. Samogitia. Elle est entre la Lithuanie propff’la C m lande, la Prusse Ducale Sc la mer Baltique-pays est fait en forme de pyramide, llpeut avoir cin-quante lieues du nord au íud, Se foixanre-dix^du conchant au levant. II. est fort entrecoupé de bois & ~montagnes ; nourrit entr’auues bestiaux quantité dchevaux qui ne font pas de grande taille ; mais ^íont estimés par leur vigueur Se par leur vitesse. L* ^mogitie est divisée en trois Gouvernemens particulisdonc Rolîenne, Midruchk Se Poniwieís font les cap*taies. Elle a aussi ion Gouverneur général, qui P°^ e „titre de Staroste, Se qui a rang parmi les grands $ elliteurs de Pologne.

SAMOGUAR. Samaguear.

SAMOÏEDE. f. m. Sc f. Nom d’un peuple de larie Moscovite. Samoïeda , Samóiedia. Il est lel’Océan septentrional, autour de Pembouchurc ddby. M. Witfen dans sa carte des parties septentrion* 1de F Asie Se de I’Europe, donne une plus grandedue au pays des Samoïedes , qu’on n’a accoutumÇ ^faire; il le pousse vers le couchant beaucoup a á-dcÇ*Pembouchurc du Perzora, Se vetsl’orient jufqu'àk'bouchure du Jenizei. Quoi qu’il en loir ìesSamO‘ e ‘four Tartaresfujets des Moscovites , donc ils ont cbrassé la Religion, Seauxquels ils payent un trib l,t ^pelleteries. Ils aiment extrêmement leur pays, ss 1 j.que ce ne loir que forêts Se montagnes, où ils lie ^vent que de la pêche & dc la chasse. On y voit de g r,1 s ttroupeaux de cerfs dont les Samoïedes appti v0i v pquelques-uns, qui tirent leurs traîneaux avec ^telle incroyable. On a dit des Samoïedes qu’ib 'j 1 fSgeoienc leurs ennemis en guerre , Sc lès corps de k- rparens Sc deleursamis dé cédés : mais f expérience avoir le contraire. Maty. )í

SAMOLE. {. f Samolus , ou Samolum. Plante éss 1 £íJfleur est en rosette , d’une leule pièce , Sc clivil cplusieurs segmens. Le pistil s’éleve du fond du ca^ ^Sc est enfoncé comme un clou dans le centre £tlfleur; ensuite s’unillant avec le calice, il le cha ' 1 » 1un fruit ou gousse ouverte à son íommet Sc re! Lrd’un grand nombre de semences menues. Cc [[£ kjjcte est, selon quelques-uns , la même qu’on ’■autrement anagalhs ; elle approche de la Vei' 011 , ^mais celle-ci a une fleur composée de quatre p et cl trlieu que celle du samolus en acinq. Ellepossède u ^ ,lité légèrement nitreuíe Ssanri-lcorbtnique-. ftdit Pline, L. XXIV , c. r 1 , une herbe ainl* »]

par les Gaulois. Elle nnissut dans des lieuxils la faifoient cueillir de la main gauche p a.qui dévoient être àicun. Celui qui lacucillo 1 'voit point la regarder ; il ne lui étoit pas p cs1.

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