SCI
demì-lìeue de Dieppe, à sept lieues de fa source.
SCIEMMENT, adv. Avec connoissance de caute, avecréflexion. Scienter y datâ operâ. Il n’a pas fait cetteaction par ignorance, mais il l’a faite sciemment , parmalice, ct sachant bien ce qu’il saison. On dit autre-ment à son escient. Ce dernier vieillit.
SCIENCE, s. f. Connoissance des choses , acquise parla lecture, ou par la méditation. Scientia . Erasme avoiru n grand fonds de science } de doctrine. Il y a aulli unescience infuse & révélée extraordinairement & immé-diatement , comme celle que le Saint Esprit répanditlut les Apôtres. La science fans la charité produit 1 or-gueil , ct l a charité lans la science tombe dans 1 erreur.
Flìch. La science en remplissant l’homme de 1 eftimedelui- "
même, le rend froid «ct languissant pour Dieu.
E 1 - Massoulié. Ce qu’on apprend des Anciens estProprement une science de mémoire, & non pas uneJcience d'típáx. Si de raison. Maleb. Une partie de lara ie sden ce consiste à ignorer ce qu il est inutile deav oir. Abl. La science qui gâte tant d’etprirs, n’a faitembellir le votre. S. Evr. La science acheve de po*r un esprit bien tourné ; elle n’a rien de rude, ni deauvage. Bell. Il y a des gens que la science chargePlus quille ne i cs éclaire. S. Evr. Le Saint Esprit nouspeigne, non pas cette science qui produit 1 orgueilp/a présomption , mais celle qui entretient l’humiltc - FlÉch. La science commence un honnête hom
„ n,c j & le commerce du monde l’acheve. S. Evr.c L En ce, en Philosophie, est une connoissance certaine,ondée sur des principes évidens par eux incmes , ouUr une démonstration- Scientia. Le doute est opposé, a science , parce que la science ne laisse point lesPht en suspens, & quelle prononce absolument &d^erminémenr. La Pi. L'opinion est le milieu entrec doute & la science. lv. Selon cette définition, il n’yMue la Géométrie qui soit nntscience, parce qu ellec u fondée sur des démonstrations. La science est une^onnoiflancc distincte «Sc certaine , Sc comme elle ac viJence, elle ne peut avoir le mérite de la soumisl0n ; FlÉch. Il y a eu des Philosophes qui ont faitPmfelli j u de nier qu’il y eût aucune science ; c’est-à-ue, que nous eussions des connoillances claires, cer-Log CS ' ^ ^Fables de produire une entière conviction.
Science, se dit plus spécifiquement d’un Art particulier,e 1 application qu’on a eue à approfondir laconnois-ance d une matière, de la réduire en règle & en mé-o e pour la perfectionner. Scientia methodica. L’A-mhmetique est la science des nombres. Il faut ctre°rt leíerve à se servir des mots nouveaux ciui sententri. CL a' ÌCe ’ On ne sauroic trop égayer les sciencese ce(laires , qui ont 1 air ennuyeux. Tour. La vraieJÇience d une femme, c’est d erre belle ; l'étude ct lesQ les ne servent qu’à la rendre insupportable. P.Com.
n appelle les sciences humaines la connoissance desî^ngues, de la Grammaire, de la Poésie, de la Rhc-^nque, & d autres choses qu’on apprend dans les Hu-hlaf lteS ’ Héraldique est celle qui traite du
hair° n * O" P cut apprendre les sciences dune manièref ait e > ou d une manière relevée ; si peu de gens savent_ c Ce tte différence, qu il vaudroit mieux les ignorer«ur A es s avoir halsement. Les Alchimistes appellent^Mcnce philosophique ,science sacrée ,sc
cience
^ciekce . s c dit au ssi est Morale, de ce qui sert a la con-
duuc de la vie. Scientia morum. Cec homme a la
J CL '"ce du monde. La civilité est h science des cere-
^nies & des formalités. S. Evr. La plus nécessaire
I e ? sciences , est celle du salut. Uarbre détendu à
„ Adam, étoit celui de la science du bien Sc du mal.
^bnce, se di t aussi de la connoissance de quelque fait
PMticulj cr> Cognitio rerum sn« u larium. Un homme
tenu de répondre en Justice que sur ce qui est de
f sience & connoissance. Le Roi dit dans les Edits ,
rl n ? tte certain c science, pleine puissance Sc autoritétoyale.
Science doctrine, littérature .érudition,savoir.Lej?? âe littérature n étant pas pris ici dans le sens ouà dénommer en général Inoccupation dc 1 étude
" m - vil
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cìc des ouvrages qu’elle produit, désigne simplementles connoissances qu’on acquiert par les études ordi-naires du Collège. L 'érudition annonce des connois-sances plus recherchées, mais dans l’ordre seulementdes Belles-Lcmes. Le savoir dit quelque chose de plusétendu, principalement dans ce qui est de piariquc.La science enchérit par la profondeur des connoiíïan-ces , avec un rapport particulier à ce qui est de spé-culation. Docìrine né se dit proprement qu en sait demœurs & de religion ; «ct emporte aussi une idée dechoix dans le dogme <ct d’attachcment à un parti ou àune secte. Syn. Fr.
$CT La littérature fait les gens lettrés. Vérudition faitles gens de lettres. Le savoir fait les doctes. La sciencefait les fa vans. La docìrine fait les gens instruits. Lereproche d orgueil qu’on fait à la science , 11’estqu’uncorgueilleuse insulte de la part de l’ignorance.
^ 3 * Science , se dit aussi de Dieu. La science en Dieuest sattribut par lequel il connoîc toutes choies. Cettescience est infinie, Sc embrasse touc ce qui est existantou simplement possible, cour ce qui est futur, soieabsolu , soit conditionnel. Quoi me ce soit un actetrès simple , les T héologiens ne laissent pas de distin-guer en Dieu trois forces de sciences.
La première est la science de simple intelligence,par laquelle Dieu se connoít lui-meme , «ct toutes leschoses purement possibles, qui n’existencni n’cxisterontjamais. La seconde est la science de vision , par la-quelle Dieu connoic toutes les choses qu’il a résolu depermeftre ct de taire, dans le même ordre qu il a ré-solu de les permettre «ct de les frire. Et la troisième estla science moyenne , par laquelle Dieu connoît ce queles Anges Sc les hommes feroient en certains cas, encertaines circonstances, s’il avoit résolu de les y met-tre. Cette troisième science est appelée moyenne y parcequ’elle tiens une espèce de milieu entre les deux pre-mières, Sc qu’elle a quelque choie de l une <ct de fau-ne. On dispute sort, parmi les i héologiens, pour sa-voir , s il y a en Dieu une science moyenne. La raisonpour laquelle certains T héologiens ne reconnoissencpas une telle science en Dieu, c’est qu’elle ne leur pa-roi! conforme ni à l’Ecriture, ni à la Tradition. Voy.Moyen Sc Conditionnel.
On dit proverbialement, qu’un homrríe a plus d’heurque dc science y quand il réussie en des choses qu’il nefait que médiocrement. Magis felix } quàm sapiens.
SCIENDUM de la Chancellerie, s. m. Nom d’un an-cien titre latin de la Chancellerie, qui en soixante-dix articles, contient des règlemens pour les gages Scle salaire des Officiers de la Chancellerie; «ct des droitsqui s’y prennent pour chaque expédition qui s’y sait.On l’a nommé le sciendum de la Chancellerie , parecqu’il commence par ce mot Sciendum. Il saur savoir.Le sciendum de la Chancellerie est une de ses plus au-thentiques pièces. Les uns veulent qu’il soir de l an1394. Mais les preuves en font douteuses. Il se trouvedans la Chambre des Comptes, à la fin d’un ancienvolume, contenant plusieurs comptes de l’audienccde France, entre lesquels est celui du Chancelier deMarie, pour le temps échu depuis le 1S d’Août 1413 1jusqu au dernier de Décembre de la meme année tclos au Bureau le S de Janvier 141 f. Ce qui a don-né lieu à quelques-uns de croire qu’il est de cette an-née là, 141 y. Tessereau dans son Flistoire de la Chan-cellerie , L. I, pag. 39, le rapporte à l’année 141;.Cette pièce n’est pas informe, comme quelques-unsl’ont cru,fous prétexte qu elle est fans date. Ceiaauroitété nécessaire, si c’ctoit un Edit, une Déclaration3mais comme ce n’est qu’une instruction aux Secrétai-res, pour la connoissance de leurs droits utiles;le jourSc l’année n’y serviroient qu’à satisfaire un peu plusla curiosité ; outre que quantité des titres rapportéspar de très-bons auteurs pour la preuve des droits despremières Charges de l’Etat, se trouvent pareillementaujourd’hui fans date, dans des Recueils faits dansdes temps qu’on n’enregistroit point encore. Néan-moins ces Recueils font très soigneusement conservésà la Chambre, qui y donne une autorité entière, Scnc permet pas qu’on en puisse extraire aucune chose