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Tome septieme. [PRO - TE.]
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leur taille, 11 y a encore quelques familles de Génois,à qui Michel Paléologue donna cette île , en récom-pense du íecours qu’il en avoir reçu contre les Véni-tiens en 1261. L’air est 11 tempère, que les météoresincommodes de l hiver ne s’-y forment que rarement.Les perdrix , ainsi que Busbequius le rapporte , ylont plus privées que les poules en France, Sc nelont pas en moindre nombre dans les maisons. L n Pâ-tre public les appelant de grand matin avec un coupde sifflet, elles le rangent coures auprès de lui , pourle suivre aux champs, d’cù elles reviennent le loir ,quand ils les rappelle avec le même lìftlet.^Cette îlecil presque la seule qui fournit Constantinople de ci-trons, d’oranges, de grenades, òc de mastic, qui necroît que là. Duloir, p. 18 & suiv , On y recueille unexcellent vin, des terres qu’on croît avoir appartenuà Comète, Sc qui pour cette raison s’appelle encore levin d’Homère. Id. p. 22. Scio n’est éloignée de Smyr-ne que de yo mille. Id. p. 18. Les Vénitiens prirentScio lan 1694 en cinq jours. L’année suivante au moisde Février, ils la perdirent avec la même facilité.

SCICENA. f. m. Grand poillon de mer qui s’appelle au-trement Umbra Sc Umbrina. Il est long d’environ sixpieds, pèse ordinairement soixante livres. On le trouveda us l’Océan Sc dans la Méditerranée ; celui de l’O-céan est de couleur de fer, Sc celui de la Méditerra-née de couleur argentine & dorée. Il est couvert d’é-cailles rangées obliquement. Sa tête est grande &grossie. Ses dents font longues, rondes, aiguës Sc me-nues ; son dos est armé de deux aiguillons; Il a tantde relíemblanceavec le poisson Durdo , qui se nom-me en latin Coracinus 3 qu’on les prend l’un pourl’autre dans les poisionneries ; le durdo n’est pourtantpas si grand. Le J'cicena vit de postions ; il est bon àmanger, & de facile digestion. On trouve des pierresdans la tête qu’on prétend bonnes pour guérir de lapierre.

SCIOGRAPHIE. f. f. Coupe , perspective d’ijn ouvraged’Architecture, en íorte qu’on voir toutes les partiesintérieures, comme les chambres, les cheminées,lesescaliers, Sc d’autres parties que la façade ou les mursd’unédisice, cachent .d ordinaire. Dict. de Peint, etd’Arc.

SCIOLDRE. f. f. C’est le nom que les anciens Danoisdonnoient à leurs Postes. Scioldrus. Les Scioldresétoient les Bardes, ou les Eubagcs, & les Druidesdes Danois. Voye\ la Chiographia Danu de Ponta-nus 3 p-779 > Sc 78 0.

SCIOLI. Ville de Sicile dans le Val de Noto, en tirantvers le midi, fur le torrent de Sicli , au voisinage deModica.

SCIOMANTIE, ou SCIOMANCIE. f. m. Nom d’uneespèce de divination, qu’on appeloit autrement PJ'y-comantie. Sciomantia 3 Psychomantia. C’étoit l’artd'évoquer les ombres, les manes des morts,c’cst-à-dire,les âmes des morts pour en apprendre les choses futures.La Pythoni Ile qui fit revenir l’ame de Samuel, pour ap-prendre d’elle le succès dit combat qui se devoir don-ner , le fit par la Sciomantie.

Ce mot est formé de «/«, ombre _, Sc métaphori-quement,. l’ ombre , les manes , l’ame d’un mort ; Scpair "*, divination.

SCION. s. m. Menu brin de bois que poussent les ar-bres. Rejetons d’un arbre, tendre & pliant. Surculus.Le bouleau , l’osier, s’élevent en menasscions. Quandon décharge les arbres, on en coupe plusieurs scions.Les-branches jettent des scions plus beaux Sc plus fortsque les premiers. Vaug.

Dionis a dit ce mot des plus petites branches desveines , & même des petits filets ou ramifications desveines. La veine popli tique monte du talon, où ellecommence par plusieurs scions , tant ceux du talonque d’une partie de ceux du cou de pied. Dionis.

Scion , íe dit aullì des marques Sc impressions qui res-tent sur la peau, quand on a fouetté quelqu’un avecdes verges. Vibex. Ce Maître a fouetté cruellementson écolier, on en voit encore les scions sur ses selles.SCIOPODE, ou MONOPODE. f. m. Sc f. qui se ditde certains peuples fabuleux de l’Ethiopie, dont Psi-

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ne parle , lesquels n’ayanr qu’un pied , s’en íervoientpour íe faire de sombre , íe mettre à sombre au 0lest, en se couchant par terre, Sc levant leur pied el1l’air contre le soleil. Sciopus 3 Monopus.

Ce mot vient de **■'«, ombre , Sc vlta, pied.

|’fT SCIOPTIQUE. adj. Formé du grec ombre, ^

voir. Cette épithète s’applique à un globe donon se sert dans les expériences de la chambre obscure,dans laquelle il y a un trou circulaire où l’on P ia ,une lentille. Il est fait de façon qu’il peut être touincSc placé dans tous les sens, comraç l’ccil d’un anima >-xr SCIOTE. f. f. Diminutif. Petite scie dont on le W 1pour scier de petits morceaux de marbre. Serrula.SCIOTE. í. m. Sc f. Qui est de l’île de Scio. Chius > a ‘Théopompe dans Athénée, dit que ce fut (Enopio"»siis de Bacchus, qui apprit au xSciotesa. cultiver la.gne. Cette île a produit autrefois de très-habiles gc »Ion le Poëte tragique, Théopompe l Hiftorien. í mcri te le Sophiste. L esSciotes prétendent même qu ymère, reconnu pour le Prince des Poêles étoit de epays. Léo Allatius Sciote lui-même, n’a rien oudans une Dissertation De patria Homeri , pourprever que ce grand homme étoit de Scio.Les iemmesortes ont plus de politelle que celles des autres vilsÇ 5 .Levant, quoique leur habit parodie fort extraordinre aux étrangers ; leur propreté les distingue des o 1ques des autres iles. Les Sciotes dans l’Archipel no^jamais frappé de médailles pour les Ernpereurs-Hard. dans les Mém. de Trev.ssé? SCIOTÉRIQUE. adj. Terme de Gnomoniqu e ‘ ^leícope sciotérique. Instrument inventé par M« ^neux. Cadran horiíontal garni d’un télescope P 0010 ^server le teiups vrai pendant le jour & pendantsnuit, Sc pour régler les pendules , les horloges, ..montres. Sciothericon , cadran au soleil. On dit atSciatérique. Sciathericon. .

fCT SCIOULE ( la) Petite rivière du Bourbonnois,dvient d’Auvergnc, arrose le pays de Comblasses,lecti on de Gannat, Sc se jette dans l’Allier. , ^SCIOUX. Peuples de l’Amérique septentrionalela Louisiane, vers le nord de cette contrée. 6SCIPION, f. m. Terme de Fleuriste. Nom d’une tu rrouge vif Sc jaune blanchissant. Morin. y o(iSCIRE. í. m. Terme de Mythologie. Nom c fi e <- 0 ,donne à Aríalus, Dryus Sc Trosobius, Dieux y cS ^ilymes, qui étoit un peuple qui habitoit furTaurus. Turnèbe lit, <rxA*fo If, cruels 3 maisil^f.. ‘par le ch. v du L. VI e de la préparation Evang e 1 ^d’Eusèbe, qu’il faut lire <,x, f »ví, Scire 3 ou Sk lfe ‘ Jeles nommoit ainsi, parce que leurs statues etoie ^,p,’< fmarbre, ou, selon d’autres, déplâtré. En S reCC’étoit trois Princes dont ils avoient fait des 7. ^SCIRES , ou SK 1 RES. f. m. pi. Nom d’une fête d ^ ^

nés, dans la quelle on portoit solennellement P vville un dais enl’honneur de Minerve,de NeP tU ^du Soleil. Voye’q Carpocration, au mot 2 !'Meursius dans fa Gracia Feriata. D’autres dise"c’étqit en l’honneurde Minerve feule , quitoit le nom de Scirade , ou Skirade. D’autres enneur de Cérès Sc de Proíerpine. On trouveS k ires.

Ce mot vient de ffxip»,, un dais. Umbellrs ,. c (,SCIRO , SCHFRO. Nom d’une des îles de . a - e j 1$Scyros. Elle est à l’entrée du golfe de Zeiton, a j 0ll nelieues de l’île de Negrepont, vers le nord- O" jésà cette île 27 lieues de circuit. Elle est assç z P ‘JfS& fertile en coton Sc en vin. On y nourrit ^0montagnes une fort grande quantité de chevre^^.en est la ville capitale , Sc elle a un Evéch egant d’Athènes. Maty. i>Aftiqt je ’

SCIRON. í. m. Est un vent particulier de | ^ en tresoufflant du côté des rochers Scironi ens. H c p^sle Maestral & la Tramontane. On l’appelle aUcias , Olympias. r N 0 *’ 1

SCIROPHORION, ou SKIROPHORION-/• ®y tfbdu XII e mois des Athéniens. Schirophoriofl ell ojtrophorion. Il répondoit au mois de Mai , f c élo-son nom de la fête des Scires , ou Skires, st