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jeílc dans l’efprit après l’éclaircissement d’une affaire.Vous n’avez pas suftìlammenr instruit votre Rappor-teur de votre affaire ; il lui reste quelques scrupulesdans l’csprit.
Scrupule , se dit particulièrement en matière de cons-cience, & signifie, ^ inquiétude qui fait regardercomme une faute ce qui n’en est pas une, ou commeune faute grave ce qui n’est qu’une faute légère. Scru-. pulus 3 conjcientin stimulus 3 anxietas. Les jcrupulesfont des considérations Sc des apparences qui arrêtent,& qui inquiètent , ensorte qu on ne fait les chosesqu’en tremblant. La Pl. L es Jcrupules viennent d’or-dinairc d’un excès de timidité, ou de la médiocrité del’eíprit, qui íe laisse ébranler par de légères raisons. LaPl. Les Royaumes se gouvernent par les maximes d’E-tat, Sc non point par des scrupules de conscience. Bi-zot. Les gens de Cour regardent les scrupules commele partage des petites âmes. Vill. Il ne faut pas donnerdans les vains scrupules d’une conscience timorée. Am.Le dévot fait scrupule de tout. Les Directeurs com-modes savent guérir les âmes foibles de leurs scrupu-les j soulager Sc lever leurs scrupules. Les libertins nefont scrupule de rien. Pourquoi se remplir la cons-cience de vains scrupules ? Sec. A la vérité on lui dé-fendoit d’écouter íes scrupules ; mais il ne lavoir pasprécisément en quoi conlistoit un scrupule. Bouh.
ÇCT Ce mot est encore en usage pour désigner une cer-taine délicatesse en matière de moeurs & de procédés.Quoique cette action n ait rien de repréhensible , jem'en f crois scrupule 3 je m’en ferois un scrupule. Re-ligiosum haberem id f acere.
C'est quelquefois une grande exactitude à observerJa règle, à remplir ses devoirs , & quelquefois unegrande sévérité d’un auteur dans la correction de íesouvrages. Summa diligentia , scrupulositas. Il estexact jusqu’au scrupule. La Langue Françoise est chastejusqu’au scrupule. Charp. Cet Auteur corrige ses ou-vrages avec tant dz scrupule 3 qu’il ne peut souffrir unefausse rime, ou une cacophonie. Notre siècle est déli-cat jusqu’au scrupule. Bouh. On ne sautoir ménagerJe secret de ses amis avec tant de scrupule. Ab.de M.
Nicod dit que «e mot scrupulus 3 diminutif de scru-pus j íîgnifioit autrefois au propre un grain ou caillouqui entroit dans le soulier quand on marche dessus,d oit il a été transporté à ces autres significations, qu’iltient figurées.
SCRUPULEUSEMENT, adv. D’une manière scrupu-leuse. Scrupulose 3 cum religione. S’attacher scrupu-leusement xax. formes. Cet ouvrage,cette affaire ont étéexaminés fort scrupuleusement.
SCRUPULEUX, EUSE. adj. Qui a des scrupules; quiest sujet à en avoir, qui forme trop de difficultés, quiest trop exact , qui a trop de délicatesse. Religiosus 3scrupulosus. Il ne faut pas qu’un Confesseur soit nitrop scrupuleux 3 ni trop rigide. Le seul nom d’amouralarme la modestie des femmes scrupuleuses. PhilippeII, qui faisoit tant le scrupuleux 3 n’étoit pas bien aiseque ses Ministres le fussent. Amelot. Cet homme n’estpas scrupuleux, il sc permet bien des licences. On ditsubstantivement, c’est un scrupuleux 3 une scrupu-leuse.
On dit figurément, exactitude scrupuleuse 3 recher-che scrupuleuse 3 pour dire, la dernière exactitude,une recherche trop exacte. Acad. Fr. Fidélité scru-puleuse. Ablancourt. Un sentiment scrupuleux deReligion ne subsiste jamais avec la véritable valeur.S. Evr.
SCRUTATEUR, f. m. Scrutator. C’est un ternie qu’onapplique particulièrement à Dieu, pour faire enten-dre qu’il connoît nos plus secrètes pensées. Dieu est lescrutateur des cœurs. Scrutator cordium Deus. U n’estguère en usage qu’en cette phrase. Mais on peut s’eníervir dans le style noble. Hardis scrutateurs des mys-tères dont la grandeur les accablera. M. Bos. Qua-trième Injiruclionfur EEglise, n. 14. S. Ephrem ap-pelle Scrutateurs les Ariens Sc les Eunomiens, qui sevantoient de comprendre Sc d’expliquer par les lumiè-res de leur esprit la nature du Verbe. Nous avons trois
SCR
sermons du S. Docteur contre les Scrutateurs. .§ 3 * Scrutateur , íe dit auiíì de ceux qui étudient hnature. U11 íage Scrutateur de la nature. Une artèrebronchiale inconnue aux plus grands Scrutateurs aUpoumon. Fonten. Indagator 3 investigator.Scrutateur, íe dit auíli dans les élections de Prélats»ou de Magistrats, de ceux qui font commis pourtenitles vaisseaux où se jettent les billets ou suffrages, quM
elles íe font par scrutin, Sc empêcher qu’il ne s y
salle
aucune fraude. Rogator sententiarum. U y aauíh p.Scrutateurs dans les Conciles. Ils font charges da ^chercher les lustrages, de les mettre par écrit, ssles porter au Bureau des Conlultcurs , P oU1 ccomptés. ,
On appeloit à Rome Scrutatores 3 des Oific' erS f ta tblis par l’Empereur Claudius , dont la fonction ew ^de fouiller ceux qui íe préíentoient pour parler ainpereur , pour voir s’ilsi n’avoient point d’armes eachées. r
SCRUTIN, f. m. Manière de recueillir les suffrages ^cretement, Sc fans qu’on lâche le nom de celmdonne fa voix , ou son avis. 11 se fait par bill etS cchetés, ou d’un caractère inconnu , qu’on jette <*quelque vase, ou par quelques boules diversescolorées, qui font des signes d’approbation, oU <*cluíîon. Les meilleures élections le font par la votescrutin. Pat. Les Religieux chez qui le mot dcj cruest en usage, disent, faire scrutin 3 ou faire le fe ru .Les Papes íe font par le scrutin 3 ou par l’adorat>°Voye\ le titre des Elections aux Décrétales. d °) *aussi Adoration.
Ce mot vient du latin scrutinium 3 qui signi* 1 ‘r rcherche Sc enquête 3 particulièrement fur une c* 10volée, comme on voit dans Apulée. On a appelétatores 3 les Visiteurs ; & on a dit scrutari p° ur uformer. On appeloit autrefois la quatrième férie dSemaine-Sainte, le jour du scrutin 3 parce qu’al® rs ,failoit l’instruction des Catéhcumènes , Sc Veíi^r"de leur foi. . .
Scrutin , íîgnifioit anciennement, examen, probasscela se failoit par de certaines cérémonies qu’on 00 ^voit pendant les dernières íèmaines du Carême agard desCathécumènes, qufàlevoient recevoir letême le jour de Pâques. Scrutinium 3 examen j ps ^tio. On faisoit des cxorcismes Sc des prières ÍM’ b ^des Carhécumènes. On leur donnoit le DimanchePalmes, le Symbole Sc l’Oraison Dominicale , d 11leur failoit ensuite réciter. On appeloit celaparce qu’on examinoit le cœur des Cathécum cl1 ■afin que le Prêtre put connoître sûrement ceU*dévoient être baptisés. Scrutabantur corda crede « ^
& dubitantium 3 ut intelligerent Sacerdotes í l !llS il0 \iBaptismum rite admitteretur. Cette coutume C q iJplus en usage dans l’Eglsse de Rome qu’ailleui' S ‘ ^cite quelques Mistels qui prouvent pourtant st tì cirmême choie se faisoit dans l’Eglise Gallicane, cC f c \\edant elle n’admit cette coutume qu’alsez tard ». astfut bientôt abolie, s'il est vrai que le scrutin air evers l’an 860, comme on le croie ordinaircmen 1,Scrutin , fe disoit anciennement de l’aísemblée
quelle on examinoit les dilpolitions des CatheC 1 snés. Les Evêques fe chargeoient d’instruire euxles Compétens ou Elus quelques jours avant 1 £U C j[T1 -tême; Sc ces instructions fe fuioient dans des p j slt sblées qu’on appeloit scrutins. On leur donim 11 ^par écrit, le Symbole Sc l’Oraison Dominicale» ^qu’ils apprissent l’un Sc l’autre par cœur ; on IcS.^ j gfailoit réciter dans le scrutin suivant, Sc quand ,favoient parfaitement, on retiroit l’écrit de leurs 11de peur qu’il ne tombât au pouvoir des Infidèle • (voit encore quelques traces de ces scrutins 3 2 venDauphiné, Sc à Liège. Chardon. ,.
L’Auteur de l’Introductioti au Droit Eccleli^ s j e -Sc Canonique prend aullî ce mot, pour le billet da ^quel on écrit secrètement ion suffrage. L’Elcctiondit-il, pat scrutin, loríque chacun des Electeurs ^fa voix Sc ion suffrage secrètement à qui il veur ., fS onqui sont proposés pour être élus, par des b* ^ qriescrutins qui fe mettent dans une boîte ; de