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ou de ses commandemens. Ils ont souvent la qualitéde Ministres; ils expédient ses dépêches, ses Lettresde Cachet, ses brevets, les arrêts du Coníeil d’en-haut, & les provisions qu’ils signent en commande-ment; ils gardent Sc signent les minutes des Traités dePaix, contrats de mariage, Sc autres affaires impor-tantes de la Couronne. Ils se font donner le titre á’Ex-cellence , ou dc Grandeur. Ils ont chacun trois moisde l’année pendant lesquels ils doivent expédier tousles dons 5 c toutes les grâces que le Roi accorde dansles mois qui leur font assignés. Le Royaume est. parta-tâgé en quatre déparremens , pour chacun des quatreSécretaires d’Etat. Quatuor sanctioris Consilii Com-mentarienses. Toutes les lettres qui font écrites auRoi par les Provinces, ou les Parlemens, doivent êtreadressées à celui des Sccretaires d’Etat dans le dépar-tement duquel elles font tombées. Les Sécretaires duRoi étoient anciennement appelés , Clercs Sc Notai-res du Roi. Régi à commentariis. Et pour le nom deSécretaire , on l’atrribua au commencement à ceux' qui étant près de la personne des Rois , recevoientleurs commandemens : on les appela d’abord Clercsdu secret. Par une Ordonnance de 130g, il est portéqu’il y aura à l’avenit trois Clercs du fecré auprès dela personne du Roi. Depuis on forma le mot de Sé-cretaire. Comme les grands Seigneurs donnerent aussià leurs Clercs la qualité de Sécretaire , ceux qui scr-voient le Roi, prirent par distinction le titre AcSécre-taires des commandemens. Régi à mandatis. Celacontinua jusqu’au règne d’Henri II. Lorsqu’on traitade la paix avec le Roi d’Espagne en 155g , les Fran-çois remarquèrent que les Ministres qui négocioientpour Philippes II, sc qualifioient , Sécretairs d’E-tat. Par émulation les Sécretaires des commande-mens se firent aussi appeler Sécretaires d’Etat. Pasq.C est aussi sous Henri II qu’ils ont été réduits au nom-bre de quatre , par les Lcttres-Patentes de Tannée1547 tous le titre de Conseillers-Sécretaires des com-mandemens &snances. LesSecretaires d’Etat avoienrété supprimés par Tétablissement desConíeilsau commencement de la Régence de Monseigneur le Ducd’Orléans , ils ont été rétablis depuis; Sc les Conseilsdont nous avons parlé au II e Tome, ont été supprimes.
Secr.etair.edu Cabinet. Ce font des Officiers qui écri-vent les Lettres particulières du Roi. Régi ab Episo-lis. Il y en a quatre. Ils se qualifient Coníeillers duRoi en tous ses Conseils. Sur TEtat ils font qualifiésSécretaires de la Chambre & du Cabinet. Il y a aussiun Sécretaire de la Maison du Roi.
Secretaire, sc dit aussi des domestiques de quelquesgrands Seigneurs, ou de gens de robe, qui leur fer-vent à faire leurs dépêches Sc leurs affaires, qui fontles extraits des procès qu’ils ont à rapporter, Sc quiles avertissent quandáls font en état. On les appeloitautrefois Clercs de Conseillers, de Maîtres des Re-quêtes, de Présidens.
La Reine Sc les princes du Sang ont aussi leurs Sé-cretaires des commandemens. Librarii interni.
Les Prélats ont aussi des Sécretaires pour expédierles provisions des Bénéfices , les Lettres des Ordresqu’ils conferent, les mandemens qu’ils donnent, &c.l’assemblée du Clergé a aussi ses Sécretaires , les Cha-pitres pareillement, pour rédiger les actes Sc les déli-bérations.
Les Sécretaires du Roi font des Officiers qui signentroutes les lettres qui s’expédient dans les grandes oupetites Chancelleries au nom du Roi, & avec son pa-raphe en forme de grille , qu’ils mettent au devant duleur. Regis Scriba. Ils étoient autrefois distribués enplusieurs Collèges, qui ont été réunis en un seul corpsau moisd’Avril 1671. Loiseau observe, que bien queles Sécretaires du Roi ne soient plus officiers de laMaison du Roi pour servir auprès de fa Personne ,comme ils faisoient dans leur institution, Sc qu’ils nesoient plus que simples Officiers de la Chancellerie ,ils font ornés de plus d’honneurs, immunités, droits& privilèges, qu’aucune autre Compagnie. Il ajouteque maniant la cire, il étoit juste qu’ils la prissent àbonne mesure: Sc que pour ne rien oublier, ils se sont
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donné le titre & la qualité de Conseillers , Notaires& Sécretaires du Roi , Maison & Couronne de France -Un des plus beaux privilèges de la Charge de Secre-taire du Roi , c’est qu elle annoblit celui qui la P°j'sède, Sc fa postérité. Après vingt ans ils ont au<» leprivilège des vétérans, lans qu’il soit bcíoin doute,nir pour cela des Lettres particulières du Roi. Le foiest le Chef de leur Compagnie ; Sc c’est par cette rai-son que dans le partage des émolumens du sceau apremière bourse est rélervée au Roi. Il n’y en avoird’abord que soixante, pour expédier toutes les Lettresde Chancellerie. On en ajouta íoixante íous Louis
Henri II, en 1554,011 créa quatre-vingt autres. Hen-ri III en créa encore cinquante-quatre, dont il ut unCollège à part. On en fit encore vingt en 1680. nfin présentement, ils sont au nombre de trois cens-Il y a une Histoire des Sécretaires du Roi , par fauvelet du Toc, imprimée à Paris en 1668. • ,
Les Greffiers du Conseil d’Etat & d es Finances sappellent Sécretaires du Conseil. Scriba, d Conflue •Parlement a aulsi quatre Sécretaires de la Cour creen titre d’office, Sc qui ont pouvoir de signer lesrêts, de porter la robe rouge.
On appelle aulsi Sécretaire d’une Ambassade > clui qu’on a auprès d un Ambassadeur pour ecruedépêches qui regardent la négociation. Légats^scriba , vel commentarienss. Il y a une grande drrence entre le Sécretaire de l’ Ambassade , 6c letaire de l’ Ambas adeur. Le dernier est domestiq l,eTAmbassadeur, Sc le premier est Ministre duO11 appelle Sécretaires interprètes des langues > ^Truchemens qu’on donne aux Ministres, ou les Ociers qui íont à la Cour gagés pour en servir. Les Lgons Sc les Compagnies de Suisses ont aulsi descretaircs , qui font des Officiers qui font les an aIde leurs Corps. f - £)1
Secretaire de chaque Collège de TAmirauté, ce>Hollande une charge à-peu-près semblable à celle ^Greffiers. Ils gardent les actes, & tiennent regift sCtoutes les résolutions qui font prises. Ils ont leurs C°mis , qui s’appellent aussi Clercs , ainsi qu’en Ff* 0 ^On appelle encore Sécretaire une espèce deou de bureau, élevé en forme de pupitre, dansquel sont plusieurs tiroirs fermansàclef, où Ton 1ferme des papiers de conséquence. r ..
On appelle ironiquement Sccretaires des S. fcens , de misérables Scribes qui écrivent despour les valets, ou le peuple qui ne fait pas eCÍ jLibrarii. Le Sécretaire de la Cour , est un H vre ìcontient plusieurs modèles de lettres & de coWmens, pour ceux qui n’en savent pas faire. , ûSSCRETAlRERIE. s. f. C’est le lieu où sont déposes ^les actes expédiés par les Sécretaires d’Etat, eoN ^Brevets, Dépêches , Lettres de Cachet, Traités dliance, de Paix & de Commerce, Traités de m* 1des Rois Sc des Princes , Arrêts du Conseil d’ cnSc généralement toutes les minutes des assasieLportantes de TEtat. RapinThoyras n’a jamais con .les pièces originales qui font au dépôt de hSeC ererie de TEtat. __ j r j
On donne aulsi ce nom à la dignité de $ cC j e l0 atd’Etat, à celle de Sécretaire du Roi, Sc même de ^autre Sécretaire. La Sécretairerie d’état étoit P-^ichose dans son institution. Les Sécretaires ne P ren r|juímême que le titre de Notaires. Elle est a«j° 111 ^très- brillante : la plupart des Sécretaires d’Ett cMinistres. La Sécretairerie du Roi fait plus detilshommes que toutes les troupes militaires duKoU,me. Dans ce dernier sens on peut dire aulsi Secriat. , j r eS
Secretairerie, se dit encore dulieu où les Secte ^d’un Ambassadeur, d’un Gouverneur, à c. ^i^pii'livrent leurs expéditions, Sc où ils en gardent Jenutes. La Sécrétairerie du Viceroi à Melsinc elieu magnifique. -m,
SECRETARIAT, f. m. Charge de Sécretaire.
libellionis officium. On le dit particulièrement ^ ^ ^cretaires des Evêques Sc des Chapitres, Sclieu où ils gardent leurs minutes, & où ils de