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Tome septieme. [PRO - TE.]
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à SEI

& inférieure ci u lac, c'est-à-dire, à I’entre'e du Rhônequi le traverse selon la longueur , ôc à l’iísue de cefleuve où íe trouve la ville de Genève. Hist. de l’Ac.des Sc. 1742., p. 2.6.

&:r On voir à l’entrèc ôc à l’ilsue du Rhône dans le lacde Genève l’eau croître subitement de décroître demême d’un pied, plus ou moins, & cela piulieursfois' en un jour, ôc d’autant plus souvent que les eaux dulac lotit plus hautes. C’estce qu’on appelle 1 esseichesdu lac de Genève , & je ne lais pourquoi. M. Jalla-br.t, pour expliquer ces seiches, a recours àla fontedes neiges, non pas à une fonte totale, telle qu’ellearrive pendant l’été seulement ; mais à ces fontes par-tielles qui íe font an milieu de l’hiver mcine par desvents chauds, ôc qui grollìlfent le Rhône & ì’Arve ,les deux principaux auteurs desseickes, selon M. Jal-labert.

SEID.*s. m. Terme dc relation. Seigneur , titre de digni-té chez les Alides ou Schistes. Ce mot Arabe qui li-gnifie proprement Seigneur , est devenu le tine deschefs de famille de la postérité d Ali. D’Herbelot.de-là vient qu'ils appellent les deux fils d'Ali, Sei-daní j les deux Seigneurs.

Seid. f. m. ôc f. Terme de relation. Il se trouve en Perseune sorte de gens qu’on appelle Seid : ils font de lapostérité d’Ali & de Mahomet, ôc jouissent de plu-sieurs privilèges & exemptions particulières ; ils ne serasent point comme les autres Persans , & ne se fontcouper les cheveux qu environ deux doigts ;ils ne peu-vent pas fe marier hors de leur famille, parce que lesalliances qu’ils feroient, en faiíant palier leurs privi-lèges à d’autres , diminueraient les revenus du Roi ;ils Ion t vêtus de blanc; non feulement ils ne boiventpoint de vin , mais même il leur est défendu de fetrouver dans un lieu , ou dans une compagnie où l’onen boit ; l’arrouchement d’un chien les rend immondes ;un seul mensonge les fait decheoirde tous leurs droits.Au lieu que tous les autres Persans jurent au nom deDieu, d’Ali, de Schich Sofi , ôc par le Beyamber Ba-rembia , cest-a dire , par la postérité d’Ali, ceux cin’ont point d’autre ferment que celui d’Euladémon ,c’est-à- dire, par ma naissance. Les Seid qui demeu-rent dans les villes, font ordinairement riches, pateequ’ils possederit des terres & des villages dont ils 11e ;payent rien au Roi, ce qui les rend fiers & infupportables. Il y en a qui prennent la qualité de Seid, ôcvon r de ville en ville vivant d’aumônes : ce font desfourbes qu’on appelle Cher Seid, c’est-à-dire, Saintd’âne, pour les distinguer des vrais Seid, ôc par mé-pris.

SEID, SCIVEB, ou SUETA. Nom d’une ancienne pe-tite ville Episcopale, suffragante de Jérusalem. Siá-tha Capitolias } Capïtolia. Elle est dans la Judée, furle bord oriental du Jourdain , a quatre lieues au-des-sus de la mer de Galilée. On fait voir près de ce lieule tombeau de Jacob , mais il n’y a guère d’apparenccque ce Patriarche ait vécu dans ces contrées. Mat Y.

SEIDA. f. m. Sorte d’animal sauvage à quatre pieds ,haut d’une demi coudée ou environ, qui a les mous-taches d’un tigre , le museau d’un lièvre, les oreillesd’un homme, & qui est tout couvert de piquans ronds,blancs ôc noirs , dont il fe défend contre les animauxqui l’attaquent. Le feida naît en Afrique , il ne boitpoint, mais il mange de toutes fortes de choses. Sei~da animal.

fsT SEIDE. Ville des Etats du Turc , en Asie, dans laSourie, un peu au-dessus de Tyr. Foye 3* Sidon.

SEIGLE, f. m. ( Quelques uns écrivent Jegle. ) Plante gra-minée qui a au commencement Ces feuilles rougeâ-tres , mais elles deviennent ensuite vertes commecelles des autres blés , plus longues & plus étroitesque celles du froment. Elle poulie six ou sept tuyaux,par paquets, composées de plusieurséramines jaunes ,ôc rangées en épis. Quand ces Heurs font passées, illeur succède des graines oblongues, grêles , de cou-leur brune en dehors , blanches Sc farineuses en de-dans. Les épis du seigle font plus longs, plus grêles ,plus fermes Sc plus applaûs que ceux du froment. Ses

SE I

racines sont déliées Sc fibreuses. On seme cette plan-te au commencement del hiver. En latin secale hiber-num vel ma] us. C. Bauh. Il y a une autre espèce deseigle qu’on ne íeme qu au printemps , qui est pl tlSpetite en toutes les parties. En latin secale vernumvel minus. Id. La paille de seigle sert á faire les liensdes gerbes. L eseiglese bat fur le poinçon. .

Seigle, sedit anili de la graine de seigle. Le seiglepropre a taire du pain. íl est plus maigre que le ssment. Le pain de Jeigle tient le ventre lâche. Le bl cméleil cil moitié seigle Sc moitié froment.

Ce mot vient du latin secale qui est fait desecare

couper j patee qu’on coupe cette plante au temps

de

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la moillon. Ménage le dérive de secala , ou dtjig ei »qui a été fait par corruption de secale, dont pauPline. _ s

Il y a du seigle qui dégénère , dont les grains 1 °°^noirs en dehors, assez blancs en dedans, ôc qua»ils íont secs, ils font plus durs que les grains nature *Secale. Us n’ont point de mauvais goiit, & u s *longent beaucoup plus dans l’épi que les autres, fen a quelques-uns qui ont juíqu’à 13 ou 14 ligiaeslong fur deux de large, & l'on en trouve quelquessept ou huit dans un même épi. En Sologne on &Ppelle ces grains des ergots 3 ôc en Gatinois du ble cnu. (Test une vraie maladie. Voyey Ergot.

On dit proverbialement , quand on a bien » arquelqu'un, qu’on la battu comme seigle vert, P ar .qu’en cet état le seigle fort difficilement de * e rEgregie exceptus.

SEIGNÉ, LE. Vieux adj. Marqué , du latin s§ nat ^

' Joinville ,p. 2sS. Et ouy dire au bon Rv>> HAjeust voulu avoir été feigne d’un set tout chaut,cust peu tant faire qu’il eustousté tous les juremensIon Royaume. C’est S. Louis. Borel.

SEIGNER. Foyer Saigner. Sanguinem extrahere-SEIGNELAI. Nom d’un bourg avec titre de

Seilliniacum , Seigneliacum. Il est dans le Duc»Bourgogne, en France, fur le Senin , entre Au*

& Joigni, à trois lieues de chacun de ces lieux* >Seignelay, ou rivière des Ilinois , rivière de j pinque septentrionale; elle íe jette dans le Missuip 1 ’SEIGNEUR, f. m. Qui est maître, qui commande* ^minus j Herus. Quand il fe dit absolument, 1 11dit que de Dieu. Seigneur 3 ayez pitié de n° uS ’ ç cSSeigneur soit avec nous. Béni toit le Seigneurœuvres. Ce fut Enos qui invoqua le premier I e ^du Seigneur. Heureux celui qui craint le Se l g n ^^.Port-R. Le mot de Seigneur dans le Nouveau- stament signifie toujours Jesus-Christ. Nous a tvu le Seigneur. Ee Seigneur s’est livré à la m oi:tnous. Nous contemplons la gloire du Seign carÍ011 Evangile, comme dans un miroir. p a t>

Seigneur ,se dir aulîì des puillancestemporelles. Klement, en parlant du Roi, dit, le SeigneurRoi est notrelouverain Seigneur ôc mairie: u egneur de nos vies ÔC denos biens. g e p

flCr Nous disons nos Seigneurs les Prélats, ^ í3 yígneurs du Parlement. On donne aux Etatsdes Provinces Unies le titre de Seigneurs• N°gneurs les Etats Généraux. J

£Î 2 P On donne à l’Empercur Turc la qualité deSeigneur. Turearum Imperator. j’tiii

isT Nous appelons Seigneurs, Grands Seigm urEtat, ceux qui poíledent les grandes charges* ^ [irres y auU Principes. U11 grand Seigneur en U1 ^ es3l rme qui voirie Roi, parle au Ministre, q UI , a j eS ìnU"cêtres, des dettes & des pensions. Pour avoir ^ ^nièces d’un grand Seigneur, il faut ne le * eï ' fe*moitié de ses membres ôc de son génie. Mont t jeprend la qualité dc haut & puissant Seigneur,pere étoit Fermier il n’y a pas un siècle. ltC , LOn appelle en Angleterre , la Chambre 1Chambre des Seigneurs. Acad. F r * , psin cC0 CF Seigneur du sang , s’est dit autrefois P° j Jedu sang. Le Comte de Nevers étoit accoM? ^ pafPhilippe d’Artois, Seigneur du sang, com* nloir alors. ( au XIV e siècle ) Vertot.