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Tome septieme. [PRO - TE.]
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I,

SEL

lessive, & où il y a des pièces de bois qui les divisenten plulieurs carrés. Lavatoria navis.

IEi£ > cn termes de Manège , elt un siège qu’on metjur le dos d’un cheval, pour la commodité du cava-Ephippium. Ainsi avoir le cul fur la selle , c’estctr e à cheval. ~

desselles dont on fe sert communément pour mon-keta cheval, tout, h selle à piquer pour le manège,dontles battes de devant & de derrière font plus éle-J ees au-deflus des arçons, pour tenir le cavalier plusr C1 )? e ' bayè//e à la royale dont les battes neíont pasí 1 e ‘ e vees, est la plus en usage pour la guerre & poure voyage. La selle rase, qui n’ades battes que devant,P eu élevées. La selle Anglaise n’a point de battesn { "Lvant ni derrière, & est par conséquent la plus lé-8 ct c» h lan. de Caval. I Part. pag. po.y ,^ es Maquignons montent à cheval fans selle , à poil,a dos nud. Il y a aussi des selles à limon pour les har-n°ts. Quand un cheval est blelíc fous la selle 3 il laa utchambrer, rembuurer. Les voltigeurs fautent cnJ e Ue fans étriers.

E ^ E - On dit être bien en selle 3 pour dire, être bien à

On dit, courir la poste à toutes selles , pour dire ,c °urir la poste fans avoir une selle à foi, mais en fe ferVa nt indifféremment des selles que la poste fournit.fil] a PP e ^ e > chez les Maîtres de poste, la premièreJelle le meilleur bidet de l’écurie. Acad. Fr.

Les Romains ne fe fervoient ni de selles , ni d’é-n ®rs, ce qui fait que Galien remarque en quelquesAdroits que les cavaliers Romains de son tempsct oient sujets à des maladies fur les jambes, pour n’a-V01S Pas eu les pieds appuyés à cheval. Et Hippocratea '°ic observé avant lui , que les Scythes qui alloientea ucoup à cheval , foudroient des fluxions fur lesJambes, à caule qu’clles leur pendoient du cheval.esl 0 ! 4 * Rech. Disf. XIII.p. ipp. L’ufage dessellesri vn” C ^ cent en Irlande. Il y eut une loi fous Hen-j r 1 d’Angleterre , qui ordonnoit à la Nobletl’e

La C erv ‘ r ,d e selles , quand elle montoit à cheval.Lesan^" ^ invention de la selle est aller moderne,le terni) 16 ?* v*î teurs n en font point mention , avantpanneaux ^ ^ , ntinien. Auparavant on fe fervoit de'ninau ç Caut Ì Sj comme on voit à la statue d’ Amo-vens a ^"ole. Goropius Bécanus en attribue l’in-le nm n , au yfrançois Saliens , d’où il dit qu est venuà Un n ® selle. On faifoit autrefois porter une sellenj C011 j an i n é d'un Comté à un autre voisin , pourv . le d infamie , avant son exécution.r e mot > selon quelques-uns , vient de l’allcmand‘ ji qui signifie la même chose: mais il y a bienus d apparence qu’il vient de sella , un siège, parcev « 611 ester c’est un petit siège posé fur le dos d’un che? 1111 instrument fur lequel on s’aflied à cheval.at . Rappelle une selle à tous chevaux 3 celle qui a desw «ns mobiles, qui sert à voyager en poste & enre-peut accommodera tous chevaux. Ephip-ch m P^ Lcatl le. Et figurément on appelle selle à tous3 C0UC ce c i u ‘ ^ eic a plusieurs usages, & en plu-de s \ occasions, comme les lieux communs des vers,à laran gues, qu’on peut appliquer également bieng erses personnes.

phyf ^rmes d’Anatomie, on appelle selles 3 les apo-Hç es de l’os sphénoïde, parce qu’elles forment com-n^nt'lp à cheval. On les nomme plus ordinaire -selle ' U Î 1 moc Grec, clinoïdes.M. Marris les appelleId c “ eva f ou à la Turque ,ou Jphœnóides. Sel-c’èst ou Turcica 3 ou sphœnoïdes. On dit queceffi* "’f Fattie du cerveau composée de quatre pro-qn e j cor ps sphénoïde, & du corps cunéiforme ,Lent l e | C * ens appeloient multiforme, ik qu’il con-^irabit , des pituitairesj & dans les bêtes, le reteOn^*‘ Marrïs. ~

fe cul ^Proverbialement, qu’on est entre deux selles ,r éuflìr Un erre ff > îorfqu’on avoir deux moyens de faire^3» j* re ’ ^ ^ UC tOUS deux ont manqué.^UUnpjQ 6 d f Montmorenci a illustré cn quelque fa-v erbe fort trivial, qu’elle amene avec beau-

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coup de justesse dans l’exemplc suivant, tiré de lapremière partie des Nouvelles Lettres de Busty,p. 526.La pauvre Comtelfe du Plelsis est fort fâchée que sonmari ne lait pas laiífée DucheíTe. Il est bien dur pourelledevoiríabelle-mereaujourd'hui& unjourfa bclle-fille avec le tabouret, & demeurer ainsi, ce qu’on ap-pelle, entre deux selles le cul à terre. La Lettre est du20 Août 1672. On rapporte, p. 43 du T. II du Me- ■nagiana de sédition de 1715, un pareil mot de Ma-dame de Coaquen, de qui la sœur aînée étoic Du-chefle, &c qui voyant qu’on marioit encore fa cadetteà un Duc, dit : Me voilà donc entre deux selles lecul à terre.

ifT Selle , fe dit aulïï de l’évacuation qu’on fait enune fois quand on va à la garde - robe. Dejeclio. On adonné une medecine à ce malade qui lui a fait fairedeux ou trois selles. On garde les selles pour les fairevoir au Medécin.

§ 3 * Aller à la selle 3 c’est aller à la garde-robe. Alvumreddere 3 exonerare. Cette médecine m’a fait allerplusieurs fois à la selle.

$ 3 * Selle. Terme de Métallurgie. On donne ce nomà une espèce de matière ou plutôt à un amas de sco-ries qui fe forme en dos d’âne fur la mine à mesurequ’elle fe fond, & prend la figure d une selle de che-val.

Selle. Nom d’une petite rivière qui prend fa source dansla Picardie, baigne Câteau - Cambresis, & fe dé-charge dans l’Eícaut, entre Bouchain & Valencicnnes.Maty.

Selle, ou Seye. Nom d’un petit bourg de la baffe Hon-grie, situé fur la Drave, au midi de la ville de Sighet.Sella, Selya. On le prend pour l’ancienne Aqua Bc-lista 3 petite ville de la baise Pannonie. Id.

SELLER, v. a. Mettre la selle à un cheval. Equum ster-nere. Un bon Capitaine doit toujours avoir des che-vaux sellés. Il a fait seller promptement ion cheval.

#3“ Se seller. Terme d’agriculture qui fe dit des terresqui fe durcissant à la superficie ne peuvent ctre aisé-ment labourées. Durescere. Les terres fortes qui fccoupent à la bêche comme des terres franches, oucomme des terres glaises , font sujettes à fe seller ,comme ou dit, c’est-à-dire, à fe ferrer & à s’endurcir;en forte qu’elles deviennent presque impénétrables àl’eau des pluies & des arrofemens , ce qui est un in-convénient très-fâcheux & très-pernicieux à la culture.La Quint. P. II 3 c. lii,secl. 6 3 p. 14S.

SELLÉ , ÉE. part. pais. & adj. Ephippio instruclus yquand il fe dit d’un cheval, & duratus 3 induratus ,quand il fe dit de la terre, en termes d’Agriculture.

On dit proverbialement, qu’une chose est sellée 8cbridee, lorfqu’elle est conclue, arrêtée & terminée,qu’on ne peut plus revenir contre.

SELLERIE, f. f. Lieu près d’une grande écurie, où l’ontient en ordre les selles & harnois des chevaux, com-me les selleries des écuries du Roi à Versailles. Ephip-piorum reconditorium. Daviler. Ephippiorum cella.Les selleries de Versailles.

HS" SELLES, ou CELLES. Ville de France, dans le Berri,au confluent de la Sandre & du Cher, à quatre lieuesde Romorantin, & à neuf de Blois, à trois de SaintAgnan.

SELLETTE, f. f. Diminutif. Petite selle. Sedecula 3 sel-lula. On le dit particulièrement d’un petit siège de bois,fur lequel on fait afleoir les criminels en prêtant leurdernier interrogatoire devant les Juges : ce qui ne fefait que quand il y a contre eux des conclusions desProcureurs duRoi à peine afflictive, car hors de celails répondent debout derrière le barreau. L’interroga-toire fur la sellette est la pièce la plus essentielle del’instruction d’un procès criminel.

On dit aussi figurément de celui à qui on a fait plu-sieurs questions en quelque compagnie qui Pont fati-gué, qu’on l’a tenu long temps fur la

Ce mot est auflì en usage parmi les Bernardins.C’est un petit banc au milieu du réfectoire, fur le-quel dîne le Religieux qui a fait quelque faute, & qui