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Tome septieme. [PRO - TE.]
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ccs d’orou de soie, que l’on appelle sendales } & s’a-«efma très-noblement : parlant de Judith, quand ellealla vers Holofernes. Borel.

SENDAN. Ville maritime des Indes, que quelques-unsnomment Stniabouti.

SENDOMIR. Voye\ Sandomir.

SENDREW- f. m. Voyerj Semendria.

SENE, Nom d’un rocher situé dans la Tribu de Benja-min, à Torient de Gabaa. Ziégler l’appelle Sennah.

SENE, ou SANE, ou SÉVI, s. m. Nom du dixièmemois des Ethiopiens. Il répond au mois de Juin. Fa-bricius , Ménol. p. 73.

SÉNÉ. f. m. Ancien mot qui signifie Saxon 3 Sc dont sefont formés quelques noms de lieux appelés Sêneville.

SENEjEE. Vieux adj. Quia bonfcns.PERÇEVAL,B orel.Prudens , sapiens.

SÉNÉ , ou SENNE. f. m. Arbrisseau qui croît en Ethio-pie fur les bords du Nil. Sa tige est haute d une cou-dée, d’où sortent plusieurs petites branches douces &pliables comme un osier. Ses fleurs font jaunes, &semblables à celle du choux ou de la coluthea, mê-lées de certains petits traits rouges. Ses feuilles fontlongues & pointues, épaisses , grassettes, Sc ressem-blantes à celles de la régliile, Sc ont le goût de fèves.Leur couleur est verte-pâle. Il en naît de petites folli-cules ou gousses recourbées comme une faucille , quifont si plates, que la peau de dessus touche celle d’en-bas. Elles renferment une graine noire, tirant fur levert, semblable à un pépin de raisin , qui représenteun cœur. Elles tiennent à une queue si mince , qu’ellestombent au premier vent étant mures. Il n’y a aucunAuteur Grec qui ait fait mention du séné, niDiofco-ride, ni Galien , ni Eginete. Matthiole dit qu’il y a duséné qui croît en Italie , & qu’il ne vit que six mois.Le meilleur séné est celui qui est le plus net de bu-chettes & de feuilles mortes, qui est doux quand onle manie à poignée, Sc d’une odeur assez forte. Le vraiséné ne fe trouve que dans les bois d’Ethiopie. LesNègres le vont ramasser , & en portent de grands ba-teaux jufqu’au Caire. Le Consul François résidant auCaire, en tenoit ci devant le parti, moyennant un pré-sent de 30000 ducats qu’il t ai foi t au nouveau Bacha.Quand il l’avoit tout amassé , il en faifoit trois lots ,dont il en brûloir deux, Sc envoyoit lc troisième enEurope. Mais M. Bernier nous apprend que ce font desJuifs qui font maintenant tout ce négoce. Les Méde-cins d’Europe l’employent dans leurs compositionspurgatives. En latin snna.

Enfin d’habiles gens _, & des têtes bien faines ,

N’auraient jamais ici fait venir le séné ,

Que la nature avoit tout exprès condamné ,

A prendrefia nuisance dans des terres lointaines ;

De peur que notre monde en fût empoisonné.

N. CII. DE VERS.

O11 trouve au Chili une espèce de séné qui ressem-ble tout-à-faità celui qui nous vient de Seydeau Le-vant,faute duquel les Apothicaires de Sant iago fe fer-vent de celui ci que les Indiens appellent Ufio per-quen. Il est un peu plus peut que le Mayten, arbre dupays. Frez. p. 106.

On dit proverbialement, d’amour on n’en sautoirtrop prendre, de sent on n’en sautoir trop rendre.

$sr Séné batard , ou Ei^erus. f. m. Arbrisseauqui croît naturellement dans la plupart des contréesméridionales de 1 Europe', Sc que l’on cultive dans lesjardjns pour l’prnemcnt. On l’a nommés né bâtard àcause de qpelques propriétés analogues à celles duvrai séné. Ij fe multiplie de rejetons , de boutures,de branches couchées, & de semences.

SÉNÉCHAL, f. m. Officier de robe courte, lequel enquelques provinces est le chef de la Noblesse , Sc quila commande, quand on a convoqué l’arrière-ban. Âe-nescallus y secundaru curat summus Pr&tor. C’est cequ’on nomme en d’autres lieux Bailli. Le Sénéchal deLyon, d’Auvergne , de Poitou. Voye% l’article sui-vant.

Sénéchal , autrefois étoit une charge dénotant le Maî- )

S EN

tre d’Hôteî. On trouve souvent ce mot dans les vieuxRomans. Afin qu’on voie en quel sens ils l’ont pris»j’en mettrai ici quelques citations. Raoul de Cambrai-

Son Sénefchal a Raoul appelé ,

Qui del mangier le servoit miex à gre.

Et au R. de la Charrette, composé par Godefroi deLcigni, après Chrestien deTroies qui le commenÇ 3 -

Si Sénefchal firent cueillirLes Naples } quand il le convint.

Roman de la Rose.

Force ont li Sénefchal hafiéA la cuifine la viande.

Et Gauvain:

As Sénefchaux,_/f com moi semble 3Commande à hafier la viande.

Et derechef Raoul de Cambrai :

Et li Baron sont as tables ajfis ,

Li Sénefchal s’en font bien entremis ,

De bien servir chacun sut bien apris.

Les Anciens ont confondu la dignité de Senefcf^*avec celle de Dapifer. Ainsi il est sûr que c ’ ct P 11 (Maître d’Hôtel. Le livre manuscrit des Affiles dflQ ^le Sénéchal doit au jour du couronnement du R °‘ 0donner le manger, Sc doit tenir le sceptre, Sc le P ^ter devant le Roi au moutier , Sc le tenir juíq» eSRoi le prenne de la main. Item , quand le R» 1 vdra manger, le Sénéchal doit commander au ~ g 0 ibellan qui porte l’aigua aux mains ; & quand leaura mangé, puis doit le Sénéchal manger, Sc }°. j gles efcuelles. Sc les greaux en quoi il aura í erV ^corps du Roi du premier mets, doivent être ^ £ïV f S ,f.telle viande comme le Roi ce jour-là. Itemchai doit visiter les chasteaux Sc fortereííes , Scleur avoir ce que mestierleur est, & changer Sc îC fj,Sergens & offices qui y feront fous le corps de Ltelain , fans commandement du Roi. Borel.

11 fàlloit pourtant qu’il y eût d’autres fortes o e ^néchaux 3 par un passage de Raoul de Cambra 1 ^même , on prouve que grand Sénéchal ou g uCportoit la bannière de France, lorfqu’il dit:

De tote France le fit Confanonier 3Et Sénefchal pour tenor exaucier.

Et le R. d’Aubry :

Sénéchaux iet , m'enseigne portera.

schal >

R. de Garnier de Nanteuil :

De Thiebaud d 3 Aigremont otsetsonScfìCP or ses hommes guier en la terre mortaU

Cela prouve que le Sénéchal étoit chefd’af 111 ^.commandant. Le R. de la Rose le fait auffi c0>ïídant après le Roi, en disant :

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Qu’il étoit tot enfa Maison ,Commanderes après le Roi. Borel-

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ûnsi Sénéchal étoit auffi une charge derand Sénéchal 3 ou Dapifer , ayant mtendanc^^Dire & manger du Roi, commandoit auffi * eSîette charge étoit à la Maison d’Anjou. H P°j :r1 chappe Saint Martin aux armes. C’étoitla P iUharge du royaume. Borel.

Ailleurs il fe prend pour Maître. Romanis de Vineaux.

Je irai avec vos és primer ains combau* >