7oo S I C
de celle de MiIo, vers le levant. Elle n’est d’aucuneconsidération, n’ayant que quatre lieues de circuit, &étant déserte. Mat y.
SICKU. f. m. Espèce de poirier du Japon , qui pornun fruit d une figure extraordinaire, & d’un goût fortagréable, semblable à celui de la poire de bergamote.Les feuilles de l’arbre font ovales, pointues, d’un vertclair, 8 c finement dentelées.
SICLE. L m. C’étoit une monnoie chez les Hébreux, quivaloit quatre drachmes Attiques, ou quatre deniersRomains, revenant à vingt-deux fous quatre deniersde notre monnoie. Siclus Hebr&us. L’Ecriture l’ap-peloit autrement solidus 8c Jlater ; les Docteurs Juifsdoutent de quel poids étoit \tscle; 8c ce n’est que parconjecture, & fur le poids des scies modernes quel’on a jugé que les scies font de quatre drachmes At-tiques. Voye\ Budée. Le P. Souciet Jésuite en décritplusieurs dans fa Dillertation fur les Médailles Hé-braïques,p. io. ll avertit p. 21,que le tiers de scie & lequart de scie décrits par Waferus dans son livre DeAne. Num. Hek L. 7 /, c. 7. sont faux,sc de l’inventionde cet Auteur. Le scie Hébraïque, en poids, pesoit260 grains, selon le P, Meríenne, Sc il étoit compotede vingt oboles, & chaque obole étoit du poids deseize grains d’orge. Ce poids est juste; j’en ai pesé undu Cabinet du Roi que j'ai trouvé de 268 grains, unautre de 264. S'il s’en trouve de moins pelans, 011 lesa limés ou rognés, ou enfin il y a quelque déchet. Ily au Cabinet du Roi un quart de scie d’argent quine pèse que /2 grains au lieu de 67 ou environ, maisil est troué; ce qui fait manifestement cette distércncede 1 y grains. Le Docteur Cumberland dit qu'il en a pesoplusieurs, 8 c qu’il les a trouvés à-peu-près du poidsd’une demi-once Romaine; selon son calcul le Jiclevaloit plus de 30 tous monnoie de France. Quelques-uns croyent que les Hébreux ont eu deux sortes de^t-cles; le commun, ou profane, qui étoit appelé dí-drachme ; 8c le second du Sanctuaire, qui étoit ledouble de l’autre. Et c’est par cette voie que quelquesAuteurs prétendent que l’on peut résoudre les diffi-cultés qui se rencontrent en quelques endroits de l’E-criture-Sainte, où il est parlé de certaines choies dontle poids paroît incroyable; comme, quand il est ditque toutes les fois qu’Absalon saisoit couper fes che-veux , dont la pesanteur l’incommodoit, on en cou-poit le poids de 200 scies. Mais Villalpandus soutientîc contraire. Le Docteur Cumberland croît auffi quecette distinction est imaginaire. M. Morin 8 c beaucoupde Savans pensent la même chose, c’est-à-dire, quele scie projane, ou de quatre drachmes, étoit la mê-me choie que le sacré, dont on gardoit le modèledans le Sanctuaire. Bouteroue dit que le scie pesoit20 gerahs, ou 320 grains d’orge, 8 c saisoit justementla demi-once Romaine, ou 252 grains poids de marc.Le Rabbin Maïémonides dit la même choie ; & M.de Compicgnc dit qu’il étoit du poids de deux dra-chmes Hébraïques, qui en valoient quatre d’Athènes.Le poids du Sanctuaire étoit le plus pesant 8 c le plusjuste, ainsi nommé, parce qu’il étoit sous la direc-tion des Prêtres ; mais il n’éroit pas disterent du poidsroyal ou profane. La principale monnoie des Juifs,ctoir le scie , qu’ils fabriquoient d’argent pur. Lespremiers furent fabriqués dans le désert à la taille deïoo, à la mine Attique, du poids de 160 grains d’or-ge , qui étoient exposés pour dix gerahs ou oboles.Ensuite ils firent un autre scie d’argent qui pesoit ledouble. On prétend que les Juifs avoient auffi des s-cles d'or y du poids de quatre drachmes Attiques, 8 cqui valoient environ dix livres monnoie de France.On tient que ìescle est la première monnoie dont ons’est servi dans le monde, parce qu’il étoit en usagedu temps d’Abraham ; alors, il n’étoit ni marqué, nifrappé; il n’avoit d’autre prix que fa valeur intrinsè-que , & on le donnoit au poids. Un des scies quisont au Cabinet du Roi, a été rapporté du Levant parM. le Chevalier Marinier. Le Grand Duc de Toscanecn a un à peu près semblable dans son Cabinet.
Ce nom vient d’un mot Hébreu qui signifie peser yS parce que ce mot est employé quelquefois pour mou-
SID
noyé. Avec tout cela les Auteurs sont si disterens , qu’onn’en peut faire aucun jugement certain. Du Cange ditque les scies ont été auffi en usage chez les Anglois 8iles Allemans.
Xénophon, dans l’expédition du jeune Cyrus contreson frère Artaxercès Mnémon , parle de scies, com-me d’une monnoie qui avoir cours à Lydia ville del’Arabie Pétrée fur les confins de l’Idumée 8c de 1 A-rabie déserte. C’étoient des scies des Arabes qui pC"soient moins que ceux des Juifs. Selon HéCyc^ ías >c’étoit une monnoie de Perse qui valoit huit ob oiesAttiques. Ceux de Xénophon n’en valoient que ‘ e P c8c demi. Voye\ la p. 119 de la Distertation du Jeiuitcque nous avons cité.
SICLI , ou S 1 CHLI. Nom d’une petite ville de la valleede Noto, en Sicile. Siclum , Siclisasmene . Elle elà trois lieues de la ville de Noto, vers le couchant»à la source de la rivière de Siclo , qui se déchargedans la mer d’Afrique après un cours de trois lieues»8c qui portoit anciennement le nom de Moù canuSfiuvius. Mat y.
SICOMORE. Voye\ Sycomore.
S 1 CUÉD 0 N. f. f. Sous- entendu f raclure. On entend P atce mot la fracture entière & transversale d’un os l° n ?’faite avec égalité, comme quand on caste un conc° |iabre en deux. Elle ne diffère point de celle qu’on aP'pelle lihaphanedon. Sicuédon est un adverbe G reC ’aixuticM*, 'm modum cicumeris , en manière de concuUtbre , de t.'*.™ , cucumis y concombre.
SICULE, SZEKHEL 1 , ZECKELI. Nom d’un des t»®principaux peuples de la Transilvanie. Siculi. Il s ‘°”vers les confins de la Moldavie 8c de la Pologne. l ea .principales contrées portent les noms de Scepti »Kefdi, d’Orbay , de Csik. de Kalzon, de Mar° s ^d’Uduardcles, qu’on appelle les sept contrées S> cUcales. Ils postédent encore celles de Girgyo, deZeck 8c d’Aranias Zeck. . ,
SICULIANO. Nom d’une petite ville à demi ruk^de la vallée de Mazara en Sicile. Siculianum• ^ e í eà l’embouchure de la rivière delle Canne, à q“ 3 ;lieues d’Agrigente, vers le couchant. Quelques,^graphes prennent Siculia.no pour la ville nommée,ciennement Camicus 8c Inicus , bâtie par sok 3Maty.
S 1 CULICAL, ALE. Voyer Sicule. , , s
SICYNOIDE. f. f. Sicynóides. Genre de plante à»* 6monopétales, en forme de cloches ouvertes 8c ?fondement découpées. Les unes font stériles, ks ;tres font soutenues par un embryon, qui devient ^la fuite un fruit semblable à une amande, ch 11 ' 11 ^;hérissé de pointes. Chacun de ces fruits rcnfcn lieune peau mince une feule semence. . û!t ,
SICYONE. Nom d’une ville du Péloponèse- ^ j )0 icElle étoit capitale d’un petit pays auquel elle do* 1 ^tle nom de Sicyonie, Sicyonia. Dans la fuite £ .iL;,appelée Basilica , comme elle l est encore aujop 1 ’Etienne de Byzance dit qu’clle s’appela autreM* j e $ron 8c Telchinie. Il en est parlé au premier L ív, Y at tMachabées, xv , 23. Sicyone est située à un st^de lieue de la mer. Son premier nom fut { J c sOutre le château qui est petit, 8c dans lequel ‘° n j^sTurcs , il y a peu d’autres maisons. C’est , ^nancienne ville de toute la Grèce. Elle a été rliall ífçcyl'des fois par des tremblemens de terre. Dipanus 1 * -ylis, les premiers Sculpteurs en marbre quid^ smais, y avoient travaillértkfes habitans prêt 01 ' e 0 jutfigures de dieux à leurs voisins qui n’en avpien/encore. Sicyone n’est qu’à une demi-journée ^>si
rinthe. Duloir, L. X,p. 34c 3 346. On aSicyon en François.
S I D
. il n’ c ^
SIDA-POU. f. m. Arbre qui croît au Malabar : ^eremarquable, que parce qu’il ne porte des fr a s>quand il est extrêmement vieux. Ray , Hift.* jyju'SIDARISO. Nom d’un bourg dc la Tzaconie > e q^c 1-rée. Sidarìfa. Il est entre Misitra 8c Malvasin- ^ques-uns le prennent pour l’ancienne Gèrent ’