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.garnies de mains qui s’entortillent contre les plantesvoisines. Ses feuilles naissent ícules de distance en dis-tance, semblables à celles du sceau de Notre-Dame,mais beaucoup plus grolles, roi des, nerveuses, épi-neuses, tantôt amples 8c vertes, tantôt plus étroites,& parsemées de taches blanches. Ses fleurs sont engrappes, petites , odorantes, composées chacune de.six feuilles disposées en étoiles. Il leur succède desfruits ronds, mous , qui deviennent rouges en mu-ri liant , 8c qui renferment chacun une, ou deux, outrois semences, rondes, listés, de couleur rouge-brune«n dehors, blanche en-dedans. Sa racine a des fibresmenues 8c blanches, qui serpentent sous la terre aulong 8c au large. En Latin, Smilax aspera sruclu ru-bente. C. Bauh. Cette plante est sudorifique, proprepour les douleurs de jointures. Il y a quelques autresespèces de smilax.
Smilan , se dit austï du grand & du petit liseron : lepremier est appelé Fra/rd smilax lisse , 8c le secondpetit smilax lisse. Il se dit encore de quelques espècesde haricot, qu’on nomme Smilax des jardins. Smi-lax hortensis.
SMILLE. f.s. Terme de Maçonnerie. C’est un marteauqui sert à piquer le moellon ou le grès. Acutusutrinque malleus. On appelle moellon ejmillé , ouJ'millé , quand il est ainsi travaillé, ou piqué avecla fmille.
SMILLER. v. a. Piquer du grès avec la fmille. On ditaustì efniller. Malleo utrinque acuto aptare. On ditdu moellon ou du grès J mille, pour dire , piqué.Plusieurs Ouvriers disent par corruption eschenillé.FÉlibien.
SMINTHÉE. Terme de Mythologie, f. m. Surnomd'Apollon. Smintheus. Ce nom vient du Grec tfA»,un rat, 8c l’on rapporte eu deux manières disterentesla raison qui le fît donner à ce Dieu. La premièreest qu’il y avoit dans la ville de Chryse en Mysteun Prêtre d’Apollon nommé Crinès; que ce Dieuirrité contre lui, je ne fais pourquoi, envoya desrats qui désolèrent toutes ses campagnes. Crinès ap-paisa le Dieu, qui vint lui-même pour lui donnerdu secours. Il alla loger chez le Pasteur de Crinès, illui découvrit qui il étoit, pourquoi il venoit, tua àcoups de flèches tous les rats, 8c lui ordonna d’allerrendre compte à son maître de tout ceci. Crinès avertipar son pasteur, bâtit un temple à ion libérateur,8c lui donna le surnom de Sminthée. Clément Alexan-drin dans son exhortation aux Grecs , raconte la choseautrement. Les C tétois, dit-il, voulant conduire unecolonie quelque part, consultèrentl’oracle d’Apollon ,qui leur répondit de placer leur colonie dans le lieuoù ceux qui seroient nés de la terre s’opposeroientà eux. Étant venu dans l’Hellespont, la nuit les ratsmangèrent les cordes de leurs arcs. Ils crurent quec’étoit - là ce que vouloit dire l’oracle, & bâtirentune ville qu’ils nommèrent Sminthie.
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SMOLENSKO. Nom d’une ville de Moscovie, capi-tale d u Duché qui porte son nom, 8c située sur leBoristhène , à onze lieues de la ville de Mseistaw,du côté du nord. Smolenscium. Smolensko est uneassez grande ville Archiépiícopale, forte par fa situa-tion au milieu des bois & des montagnes, presqueinnaccestìble, entourée d’une muraille large de sixcoudées , flanquée de tours, 8c défendue par unebonne citadelle, qui commande à la ville & à toutela campagne voisine. On appelle cette ville la pom-me de discorde entre les Polonois & les Moscovites,parce que ces deux nations sc sont plusieurs foisfait la guerre pour sc l’enlever. Les Moscovites la pri-rent après un long siège l’an 16^4, & ils lapossedentencore. Maty.
Le Duché de Smolensko. Smolenfcenfis Ducatus.Province de la Moscovie. Elle est entre celles deBielski, de Reskow , de Moshow , de Worotin, deNovogrod Sevrierski, & la Lithuanie. C’est un paysde montagnes 8c de forêts. Ses lieux principaux sont
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Smolensko capitale, Drogabusa & Démétriowks*Maty.
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SMYRNE. Nom d’une ville de la Turquie, en Aile-Smyrna. Elle est dans la Natolie, près de 1 embou-chure du Sarabat dans le golfe de Smyrne, à treiz*lieues d’Epheíe du côté du nord. Cette ville est fottancienne 8c astez grande , quoiqu’il paroisse par " s
ruines qu’clle l’a été beaucoup davantage. Eue eít *
tie en partie fur une colline , 8c en partie le l° n Sla côte , étant défendue par un ancien chateau,par deux citadelles nouvelles. Elle est une des vu esles plus marchandes de la mer Méditerranée, & se lCpeuplée de Turcs 8c de Grecs : on y voir aisth unCgrande quantité d’Arméniens & de Juifs, 8c c l ue ‘ques Italiens, François, Anglois 8c Hollandois,tous ces disterens peuples y ont l’exercice libteleur Religion. Smyrne est une des sept villes de 1 Amineure auxquclles S. Jean écrivit l’ordre de Je soSChrist, Apoc. n. Elle a été sort endommagée P?un tremblement de terre, le dixieme Juin f 'Maty. Ceux des Achéens qui descendoient
lus fils d’Hellen 8c petit-fils de Deucalion , 8c que
l’on
chassa de Lacédémone , fe mirèrent d'abord en ^ vce , fous le commandement de Penthile, & Wsfa mort allerent s’établir dans le canton de 1^mineure, qu’ils appelerent /fsolide, où ils fonder 61Smyrne 8c onze autres colonies. Tourreilfut autrefois chez les Grecs 8c chez les P 1 ”? 1111 •Chrétiens , l’une des plus célèbres villes de l’A» e . £neure; aujourd’hui elle retient encore quclq uc P c , <éclat de son ancienne splendeur. Du loir » P ‘
Les Anciens disent que Tantales fils deJupitet»,les Athéniens, ou les Amazones l’ont bâtie.dote dit tantôt que les Cuméens sont lesfondateurs de Smyrne , tantôt que cc furent l eS £ jlophoniens, & rantôt il dit feulement que ceU-jt's’y étant retirés , après avoir été chastes de l e “maisons, ils s’en saisirent par surprise, tandisq uC ,, [eSmyrnéens en étoient sortis pour folenniser 1 *de Bacchus. Strabon rapporte qu’elle fut bâtie, P^les habitans d’un quartier d’Ephèfe qui pottoitnom de l’Amasone Smyrna. Après avoir été tu 1par les Lydiens, elle fut plus de zoo ans cow -un village, julqu’au temps d’ Antigonus & défimachus íuccellcurs d’Alexandre. Du Loir décrit Styne dans fa première Lettre, p. 12. & fuiv.est la plus belle porte par où l’on puilfe entrerl’Orient , bâtie au fond d’une baie capable de ctenir la plus grande aimée navale du monde. T 0 ^nef. Voyage, p . 493. Smyrne est une des phis o t!in o0 û& des plus riches villes du Levant. On compte si ^Turcs dans cette ville, 10000 Grecs, 1800200 Arméniens , autant de Francs. Les Turcs f - t19 Mosquées, les Grecs deux Églises, les Jun j llSSynagogues, les Arméniens une Eglise, Atlesptrois Couvents de Religieux. L’Evêque Latin » a c s acent écus Romains de rente ; celui des Grecs apiastres; celui des Arméniens, quelques atiM"que l’on amasse les Fêtes & les Dimanches,l’on fait monter à six ou sept bourses pat a > n ,’situation de Smyrne est admirable. La ville sC ^tout le long de la Marine au pied d’une C0 ^‘ U Ç £ c s,domine le port. Les rues y sont mieux P cl ^5mieux pavées 8c les maisons mieux bâties <ì aC $les autres villes de Terre-ferme. La rue des t ‘ ^qui est le plus bel endroit de Smyrne, rc ^ nC c0 iii'le long du port. Smyrneeft placée au centre dn j emerce du Levant, à 28 journées de Constant!par terre, 8c à 400 milles par eau, à 1U 0 id’Alep par caravannes, à six journées de ‘sept de Cutaye, 8c à six journées de Satah e -La ville est étendue dans la plaine ,y ‘port qui est petit, & qui est commandé d 11,1 tfe ntteau qui le ferme. Les vaisseaux étrangers n y ^ ç Q{i ipoint , & jettent l’ancre le long de la plage ^les maisons des Consuls 8c des Marchands ctt ‘j.Du Loir, p. 1 y. L’amphithéatre s’y volt enco