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Tome septieme. [PRO - TE.]
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SOL

si est quelquefois substantis, Sc signifie \s. soixan-tième partie d’un tout. il a un soixantième danscette affaire-là.

S °K, ou SOC. s. m. Mesure des longueurs dont onfe fert dans le Royaume de Siarn. C’est la demi-coudée.

SOL.

^Os' s. m. Note de Musique qui est la cinquièmela gamme. Ut, re, mi, fa,/b/. Il a pris un solPour un fe.

L Prononcez & écrivez sou . Pièce de menue mon-

J ioie qui vaut douze deniers. AJfs, feu duodecim' ena ~

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denarii. On prononce maintenant fou , de forte que

au

°u ne dit plus fol qu’en cette phrase. Cent écus d’ortj ^- 1 ^ c ft à'dire, des écus d'or en espcce. En raa-' rc de contribution, on paye les créanciers aicìp ] ^ Vre J ^ proportion de leur dû en fort prin

, ^ 1T10 t vient de solidus ; Sc même les écus d’or fola Ppeloient autrefois G allici fohdi , comme prouvesquatus Freherus par plusieurs autorités. Bodin se°mpe, qui dérive ce mot à fole avec le vulgaire, àle du soleil qui y est marqué au-dessus de la cou-°'! ne - Nummus aureus,

. e fol fut jadis la plus grolíe & la plus forte mon-le > dont les vingt failoient la livre d’afgent, com-c °n volt dans les Capitulaiies; Sc comme dans lesr l(, vinces les fous que l’on forgeoit contenoicnt plusf 'Ooins d’argent, cela a causé la diversité des fousdes livres. Solidus as. Ainsi le fou paris s valoir11 Quart plus que le fou Tournois \ lk la livre Bour-rue ne valoir que demi livre Parilis. Les fous ne-c’est à-dire, noirs, é toient une monnoie donces soixante valoient trente-six fous Parisis, selon Ra-p f au. Le fou Mançai, c’est-à-dire, du Mans , va-v u un fou Normand & demi, d’où est venu le pro-Vif e '’ u f .^lançais vaut un Normand & demi ; Sc ila 0It ’ fe j P^gtieau le double des Tournois. Il yJ“ au 1 dessous Viennois, Sc cent autres qui ontfour p n i° m ^ es , v ^ es où ils étoient battus, & quir A X f lc ^ ues ^ ans les livres des monnoics, commeTo, 1 C de livre; /òna Louisiens ou Donisiens;j T °i llls ! dits Tolsies & Tolsains, c’est-à-dire,j °ulouse; Morlais en Béatn; Blancs, Forts, Ne-Hte 'u^ourdelois, Barrois, de Brabant, Estevenans,ai f j GUEAu> Comme aulïï des /onaMelgorois, ditsn 11 du Comte Mauguio , près de Montpellier; fousai *ondois, dits du Comte Raimond de Toulouse;p Jpuï forte monnoie, qui valoir trois fous. Le foua silis valoir treize deniers; à cause de quoi fut ditr. ei 2 a in: mais Pasquier dit qu'il valoir quinze deniers°î\ E l ‘ V°y e \ Sou.

v f ancienne monnoie de France étoit de quatre es-- c . es » deyôajjdc demiyôw, de tiers de fous, qui^ ^nt d’or, & deniers qui étoient d’argent. Ils avoientcôté la tête du Prince, & pour légende, ion*>ou celui du Monétaire, de l’aiitre côté quel-le p "sure historique, ou une croix, & pour légendeéto' CU *fe * eur í a ^ l 'l cat l° n - Sous Clovis, les fous d’otvin ' 6 ' 11 3 * a ta ^ e 61 a ^ a si vre >°ode quatre-gts qu a tre grains de poids, qui avoient cours pour<, u araiUe deniers d’argent. C’étoic la même chosetuí aureL ‘s ou solidus des Romains, qui étoit deCa iHe & de même poids, Sc qui valoir milleFi v trces > comme on voir au titre vu du troisièmefini Ê ^ CS l^lìrtuts, qui parlent des fous d’or de Jus-

Êtn b ° Varruvias dir que les Visigoths, à limitation desqu’il teurs ' ^ rent ^ es f ous ^ or, d’un même poids ,y a v S - n0illrn ^ rent marave dis. Plusieurs ont cru qu’iltaillé j a olsi chez les François des fous d’argent à lacents C - ^ìugt-quatte à la livre, pesant chacun deuxttoiz ^‘fel^nte-dcux grains. Un fou d’or en valoiraur eu aeril C qui font quarante deniers. Nummustn ent J ' Cesyû^j d’argent n’étoient au commence-a f a ' t une monnoie de compte , & depuis on enune monnoie réelle. La première espèce dontïome VU,

SOL 75;

Bouteroue, dans son livre des monnoies, donne lafigure, est un tiers de fou d’or fabriqué par Theudo-mer, qui regnoit avant Pharamond, qui fait voirque nos Rois faifoient fabriquer des monnoies d’or,dans un rems auquel Procope dit que les Rois de Persen’oloient faire battre que de la monnoie d’argent oude cuivre.

On dit proverbialement d’un homme qui s’a-muse à faire un métier où il n’y a que de la perte,qu’il sait des gros de trois fous peut les vendre sixblancs.

Sol, signifie aussi l’aire, la superficie de la terre, de la 'place, sur laquelle on bâtit. Solum , area. UncréaiWcier du fol, qui a vendu la place pour bâtir, estplMprivilégié que celui qui a fourni les deniers pour lebâtiment qui est dessus. Ce terme, dans la.Coutumede Paris, article 187, signifie la propriété du fondsd’un héritage: ainsi elle dit que qui a le fol, a ledessous Sc le dessus, s’il n’y a titre au contraire. Lespropriétaires luperficiaires qui bâtissent fur le fondsd’autrui, pour en jouir pendant certain nombre d’an-nées, n’out que le dessus. Davil.

Sol, signifie aussi la qualité du terrain, ou plutôt leterrain considéré relativement à fa qualité. Quand onveut faire un plant, il faut considérer le fol. Le folqui est sec, pierreux ou de roche, est bon pour lesvignes; 1 t fol sablonneux pour les bois; celui qui estgras ou humide, pour le labour & les prés.

Ce mot vient de folum. Nicod.

§CT Sol , pour designer une certaine étendue dc terreslabourables qu’on eníemence successivement de blc& de menus grains, Sc qu’on laisse reposer la troi-sième année, ne se dit point. On dit Sole , s. f. Voye%ce mot.

En Termes de Minéralogie, on appelleyô/ou mu-raille, la partie de la roche fur laquelle une mine ouun filon est appuyé.

Sol, & pan defuft de bois dans la Coutume de Reims,art. 377. Sol n’est autre chose que solive. De Lau-riere. Tignum, tigillum.

Sol , en termes de Blason, se dit quelquefois du champde l’Ecu qui porte les pièces honorables Sc les m eublés. Solum , area.

Sol , en termes de Chimie, signifie l’or. Aurum. Prenezdu fol, la teinture du Jol, Sec. Les Astrologues disentaussi , Sol en Aries , Sol en Libra, pour dire, que leSoleil en est à ces signes-là.

Sol, íe dit simplement, en termes de Philosophie her-métique , c’est le soufre. Dior. Herm. Sulphur.

Sol, ou Sor. s. m. Raisin sec égrainé, qui vient d’Es-pagne. C’est un des quarte fruits secs qui entrentdans ce qu’on appelle en France les quatre men-dians.

San-Sol. Nom d’une petite ville des Vascons. Sanfo -lium, anciennement Catufa. Ce n’est aujourdhuiqu’un village du royaume de Navarre. Il est fur unepetite île formée par l’Odion, entre Viana & Stella ,à deux lieues de la première, & à quatre de la der-nière. Mat y.

Sol, ole. Vieux adj. Seul, feule. Perceval. Borel,Solus , fola.

SOL ACIER. v. a. Donner de la récréation. Solari, re-creare. C’est un vieux mot qui se trouve dans leDictionnaire des Arts. Se folacier , se réjouir, se di-divettir.

Plein de courroux , & vide de pécune ,

Léger d’argent & chargé de rancune ,

II va trouver le manant qui rioit,

Avec fa femme , & fe solacioit.

Le Diable de Papesiguière, T. II. des Contes de laFontaine , p. 1 ay-

M. Rousseau a mi s folacier pour consoler, Sc c’est lcsens le plus naturel de ce mot.

Soucis cuifans au partir de CalifeJà cornmençoient ù me supplicier ;

C cccc