SOL
affaires criminelles, ll est aussi le Juge des Comti- ,unes. Il a quelquefois la garde du Conclave avec des !íoldars. j
SOLDANELLE. f. f. Plante maritime qui croît fur les Jnords de la Méditerranée. C’est une eípcce de liíe- 1ron ,qui poulie des tiges grêles, rougeâtres, fe traînanta terre, revêtues de feuilles preíquc rondes, plus lar-j? es que longues, semblables à celles de la petite ché-1<01l i lc j un peu épaissies, remplies d’un suc laiteux,attacnees à des queues longues. Ses fleurs font desc oenes à bords renversés, de couleur purpurine, ll leuruccede des fruits presque ronds, membraneux, quirenieraient des lemences anguleuses, noires ou blan-C i 1 ^ Sl ba racine est longue ou grêle. En Latir. Convol-VQius maritimus nostras. Mûr. His t. P. Tourn. ou°ídanella mititima minor . C. Bauh. Cette planteP Ui 'd ; puiflamment les féroíîtés par bas ; on s'en sertl^our l’hydropiíìe, pour le feotbut.
SOLDAT, f. m. Homme de guerre qui sert unr duce ou un Etat, moyennant une certaine paye.mí/er.Lever, faire, enrôler, congédier des Soldats.
B doit y avoir rant de soldats dans une compagnie.
soldats courent la campagne. C’est un volontairequ on met cn faòtion comme un simple soldat.
Implacable ennemi de Rome 6' du repos ,
Compte\ tous vos soldats pour autant de Héros.
Racine.
On le dir plus ordinairement de ceux qui serventc rins l’Inhunerie. On a plus de peine à faire des soldatsfl U£ des Cavaliers. Pedes.
11 fe mec également au singulier, quoiqu’on parlesoldats en général. Ni la colère, ni la joie duJotdat ne font jamais modérées. Vaug. Quand la? euc a lassi le soldat, il ne voìt ni n’entend plus, nisemple ni les ordres du Général. Id. Lc soldatA 0lt P^s craindre son Capitaine que Ion ennemi.elanc. Du C ange dit que les anciens soldats^voient cinq pieds Sc demi, & que leur mesure s’ap
nnf° LD ^ T i 5 ^âllal Sc volontaire. Le soldat est celuiJ prend la paye. Le vast'al est celui qui est obligéj C ervt A C a ^ es dépens. Le volontaire est celui qui íerty etle obligé, & lans recevoir de paye.à Oe mot vient desoldato Italien, dérivé d e solida ,cause de la solde qu’o n paye aux soldats ; MÉÍÎ a ce; ou de soldurius , selon Nicod. Selon Paíquiervient du vieux mot des Gaulois, qui difoient_/W/-pVí/j puis souldar, & enfin l'on a dit Joldat ou dest 1 I e j payement d’un homme de guerre qui est à laJolde du Prince ou de l’Etat. D’où vient que soldatî£ ut dire homme qui est à 1 a solde du Prince Sc de
s JEtat -
0I ' Dat d’ordonnance. A l’anuée, c’est un soldat de laVl( hlle garde, qui vient au camp pour conduire latouv e li e à son poste. Le soldat d’ordonnance est aussiç 111 que le Capitaine de garde envoye au Major de0| ) Régiment, afin qu’on paille lui envoyer les ordresjL A° n pourra avoir à lui communiquer. C’est lej ^soldat qui conduit lc lendemain la garde qui
Soi ^ re ^ cvei -
rie ^/'OàROiENS. Ce font des soldats qu’on entre-u Ur ks ports, ll y en a 300 dans le port de Toulon,o P are >l nombre dans chacun de ceux de Rocheíort,0ll e ^est, & 50 au Havre-de-Giace. Outre cela,c j en entretient encore 309 à la demi-foldc dansSor DA CU, V lc ces trois premiers ports.b tav Tjí f cl:r aussi de roue homme de guerre qui estgi Us C> ^ R u * kit son métier. Veteranus miles, egre-Ctt(,\çr rcnuus ' Cc Gentilhomme est brave soldat,dat - ■) er u'a pas de conduire; mais il est bon sol-pRainç ^ ort va ^i a nt. Ce Prince est soldat Sc Ca-soldat ' ? n reproehoir à Scipion qu’il n’étoit pasne J e ssi^^k-dire, qu’il n’étoit point bravé. Aussico Urt 1 S 'Ì e P oi «, dit il, mais Capitaine. Ablan-
Milita C t quelquefois adjectif. Il a Pair soldat.
5 s S s bellicosus. Veut-on qu’un homme né dans
Corne VU.
SOL 75 >
les armes n’ait rien de soldats que quand il voir lesennemis? Le Cn. de M.
Soldat, qu’on nomme aussi Cancelles. Eípèce de crabequi le uonve communément dans la piupart des ilesAntilles. Sa longueur n’estpour l’ordinaire que de troisou quatre pouces, & fa grosseur de dix ou douze lignes.Dicl. de Com.
SOLDATESQUE. 1. f. Terme collectif, qui fe dit dessimples soldats en général. Milites. On a abandonnecette ville au pillage, à Pinfolence de la Joldatesque.
I! y eut un grand nombre de Religieuses qui, pouréviter les iniultes de la Joldatesque , quittèrent leursAbbayes. Pat.
Exposé aux yeux d’une populace insolente, &:àlarisée d’une brutale soldatesque. Bourdal. Exhort. II.
P-75-
SP-* SOLDE. f. f. Paye qu’on donne aux soldats, àceux qui portent les amies pour le service du Princeou de l’Erar. Stipendium. Prendre des étrangers à lasolde. Pendant la guerre on paye la solde tous les dixjours, de cinq jours en cinq jours, pendant la paix,toujours d’avance. C’est ce qu’on appelle lc prêt.Voyez ce mot. Stipendium numerare militibus ; sti-pendio milites afficere. Sous le règne de Charles VII,lors del’étahlitfementdes Compagnies d’Ordonnances,la solde de chaque Gendarme, pour lui Sc pour toutefa lance fournie ( Voy. Lance) étoit de 30 liv. pacmois, laquelle étoit payée par les Bourgeois des villes& par les habitans de la campagne ; somme assiez con-sidérable dans un temps où un mouron ne coûroicque cinq Ions , en rendant la peau &la graillé qui fer-voit à faire du suif.
Solde. Terme de Finance Sc de Banquier. Jc viens depayer, en recette cent pistoles pour Jolde de compte ,ou pour demeurer quitte d’un reste de compte. Ao-lutio, Exsolutio. C'est le nom qu’on donne au der-nier payement que l’on fait d’une dette.
SOLDER, v. a. Terme de Comptes Sc de Finances,qui signifie apurer, clore un compte, & payer le re-liquat. Il s’étend même à toutes les dettes, de quel-que nature qu’clles puillent être, dont on a achevé depayer la totalité. Je m’attendois de solder cette detteaujourd’hui, mais je fuis forcé d’en faire à deux fois.Solvere , exsolvere.
ifT SOLDIN. Petite ville d’Allemagne dans la nouvelleMarche de Brandebourg. vSOLDOYER. v. a. L’on dit maintenant Soudoyer. Voy.ce mot.
SOLDURIER, ou SOUDOYER, f. m. C’étoit au tempsde César, chez les peuples de l’Aquitaine , des espècesde Cliens, qui s’attachoient à quelque homme puis-sant, Sc qui, tantqu’ils vivoient, jouiíîbientde toutesles commodités de ceux au service & à l’amitié def-quels ilss’éroient rangés; nuis si quelque désastre leurarrivoir, ou ils couroient pareille fortune, ou ils sedonnoient la mort; & César allure qu’on n’avoirpointmémoire qu’il s’en fût encore trouvé un seul qui eûtrefusé cette alternative, ír celui, au service & à l’ami-tié duquel ils s’ctoient livrés, étoit tué. Soldurius.César, L. III. De bello Gallico, c. xxii. Cliens. Cé-sar, L. VII. c. vin. Vigenère croit que ces soudoyersétoient plus que des simples soldats, mais comme desGentilshommes appointés. Athénée, après Nicolas deDamas , les nomme 2«*a?ro6iibxtiT£t , qui meurentavec le Maître auquel ils fe font donnés. Foye^César cité, & Vigenère fur cet endroit,^, 138.col. 1.
Ce mot vient du Celtique soldner, Stipendíaire,qui vient de sold ousould, qui signifie la paye qu’ondonne à un Officier, & qui étoient pris de soit, sel ,de même que salarium , salaire, vient de sal, du sel.De-là nous íont restés soldat Sc soudoyer , verbe.Voye\ Vigenère cité , Goropius Becanus Hermath,p. 191. Kilianus au mot foui d. Les soldats des Sei-gneurs Gaulois, connus fous lc nom de solduriers , nef®nt tien moins que les Vassaux d’aujourd’hui. Jour-nal des Savans. C’éroient des gens qui luivoientles Chevaliers, devant courir fortune avec eux,selon Faucher. Borel. Et ailkurs, il dit Soldurii , fol-
Ccccc ij