SOL
tous les sels alkalis. Tous les mixtes ne font pas cgi ,peinent solubles pour toutes fortes de menstrues. Il leur jraut des diílolvans proportionnels. Les sulfureux de-mandent des menstrues .sulfureux ou spiritueux ; lesf«i n 5 ,des aqueux. Solubilis. Col de Villars.t Soluble , en termes de Philosophie & de Géomé-tric. Qui p eut f e ïéíoudre. Explicabilis , quod expla-nar h f nucleari potest. Prudence a dit resolubilis. Ceproblème n’est pas soluble. Les Philosophes disentS“il n ’y a point de problème qui ne loir soluble par1 Algèbre.
LVELDj SOLFELD. C’étoit anciennement une villecpilcopale du Norique. Solseldium , Solvence oppi-““w. Ce n’est maintenant qu’un petit village de laic-Carinthie, situé entre S. Weic S? Clagenfurr.Maty.
SOLVER_ v. a. Terme dont quelques Négocians fe fer-Vcnt alfer souvent dans leurs écritures mercantilles ,SOJ°i Ul Unifier solder.
jr^TlON, E f. Eclaircissement, dénouement d’unedifhculté. Solutio , explicatio , enodatio. 11 est aisé dedonner la solution à toutes les objections des Héréti-stues. La solution de ce doute me parut claire. Bos-suet.
En Géométrie & en Algèbre, § 3 * c’est la réponse àp lle question , ou la résolution d’un problème. Voye\•^solution. On tient que la solution du problcmee la quadrature du cercle, de la duplication du cube° nt impossibles par les lignes droites. U n’y a point deproblème, de question, dont on ne puiíle trouver lar J°fotion par la voie de l’Algèbre.
° 1ut 'on , en termes de Chirurgie, fe dit des plaies ou-v Çrtes par des instrumens tranchans. $ 3 " C est la di-vifion ou la séparation des parties continues , c’est à-dlr e, des parties solides du corps.
°ruTioN , en termes de Chimie & de Médecine, esta ction par laquelle on réduit les corps mixtes en leursParties , soit par le feu , soit par les eaux fortes, ou'triplement en les délayant dans une liqueur. Solutio jyjyolutio. La solution des métaux &c des minéraux lea “ P a r le feu, celle des résines par l’efprit de vin bien\ 1 Une infusion dc deux drachmes de séné, dans
caste ^ ° n ^ cra U solution d’une once de moelle' de
^"ctHstingue ordinairement la solution chimique dea dissolution. On entend par solution la propriétéq u ont certains corps de s’unir avec un liquide. Par laJolution les corps ne font point décomposés ; ils le fontP a } la dissolution. Le sel est en solution dans l’eau. LesjJ^aux font en dissolution dans l’eau forte.
Quelques-uns distinguent une solution radicale &J'Ue solution superficielle. La solution est radicale ,lo rsqu e la composition du corps est totalement dé-duite, Sc qu’il est décomposé dans fes élémens, & enParties totalement dilsimilaircs. Elle est superficielle ,otfque les molécules qui composent ce corps font'triplement séparés, & que le corps est divisé en par-ie 5 similaires Sc très-fines. Telle est la solution du selnans l’eau. Voye\ Dissolution,j. s*-solution des Philosophes est une opération deç > par laquelle on réduit une chose solide Sc sèchej 11 elsen Ce d’eau ; ou bien on la fait liquide , qui estí-^ductmn en fa première matière. La solution , ré-til s tl ^ n ^ ^'ssolution font la rnètne chose que la fub-* a j* 0n ‘ Ec moyen de la faire , selon l’Art, c’est lcleu- m y stère que les Philosophes ne révèlent pas àLa ^Eropres enfans , s’ils ne les en jugent capables,pie ' ° utlon kst la première partie de l’ouvrage de lajçr re > & la seconde Sc dernière est la coagulation,^quelles contiennent le tout; en un mot, la solutiondi tç C ° r P s ne Ee fait que dans son propre sang, c’est-à-tnctuç ? ns ^ on cf P rit - ear le sang & l’efprit, c’est lac’esf d C p ose - Cette solution est une chose surnaturelle,tructil j itc » P ar 1 Art, l’œuvre de nature sans des-SoL UT du c°rps. Dict. H E r m .employ ' l0N 5 Cst termes rie Pratique , est quelquefoisv°u s ab C C ? 1Timc synonyme de payement. Solutio. Jefaite s 7 atlaonne les loyers de ma maison jusqu a par-JQtution & payement.
SOM 76)
SOLWEY. Golfe de la Grande-Bretagne, fur la côte oc-cidentale del’Ecolle, vers les confins de l’Angleterre.En latin, ltuna JEstuarium.
Solwey. Nom d’un bourg de l’Ecosse méridionale. Sol~vaum , Selgovium. Il est dans la Nithefdale , fur legolfe de Solwey, auquel il donne le nom. Maty.
SOLVEYFYRTH. C’est-à-dire, le golfe de Solwey. Sol-v&um astuarium. Ce golfe est une partie de la merd’Irlande. Il est entre l’ile de Man, & les côtes d’An-gleterre. Il prenoit autrefois son nom de la rivièred’Eden qui s’y décharge ; maintenant il porte celuidu bourg de Solwey. Maty.
S O M.
$ 3 * SOM ACHE. adj. Eau Somache ne fe dit point. Ondit Saumâtre. Voyez ce mot. Voyez aussi Saumache.
SOMASQUE. f. m. Nom de Religieux. Les Clercs Ré-guliers de la Congrégation de S. Mayeul, font com-munément appelés Somajqucs. L’Instituteur des 60-masques est un P. Emilien , natif de Venise. II com-mença fa Congrégation versl’an 1528. Ces Clercs fu-rent nommés Somasques , parce qu’ils établirent leurChef-d’Ordre à Somafque, village situé entre MilanSc Bergame. Paul III confirma leur institut en 1540 y& Pie IV en 1563. Pie V , par un Bref du 6 Décem-bre 1 y68 , les mit au nombre des Ordres Religieux ,fous la règle de S. Augustin. En 1 /46, cette Congré-gation fut unie aux Théatins; en 1 yyy elle en fut sé-parée. Ils s unirent encore après aux Pères de la Doc-trine Chrétienne, mais cette union 11’a pas non plussubsisté. Les Somasques fe soutiennent asti:z d’eux-mémes, & font Honstans en Italie. Voye\ le P. H<í-lyot,‘r. III, c. xxxiii Sc xxxiv.
SOMBERNON. Bourg de France, en Bourgogne, Pa-roisse du diocèse de Dijon.
$ 3 * SOMBRE, adj. de t. g. Qui est un peu éclairé de lalumière du jour, qui ne reçoit pas astez de clarté. Obs-curus , opacus , umbrosus. On dit qu’une maison estsombre. sEdificium minime luminosum. Sombres fo-rêts. Le temps est sombre. Cœlum nubilum.
$3* On dit aussi qu il fait sombre , pour dire , que letemps tstsombre , Sc qu’il fait sombre dans un appar-tement, pour dire, qu’il est peu éclairé.
§ 3 * Une lumière sombre, c’est-à-dire, foible, qui éclairemal. Lux-maligna. Couleur sombre, moins éclatanteque les autres,tirant fur le brun. Subobscurus , fuscus.
$ 3*11 est quelquefois synonyme de ténébreux. Une nuittiessombre. Nox opacior.
A 3 * On dit cn Poëfie, les royaumes sombres , les riva-ges sombres , pour dire, les enfers dans le système desPayens.
C c mot vient de sombrus , qu’on a fait de sombra,qu’on a dit pour umbra. MÉn.
Sombre, fe dit figurément en Morale , des humeurs »des tempéramens tristes, taciturnes, mornes , mélan-coliques , rêveurs , chagrins. Melancholicus , moro-sus , tristis, parum latus , taciturnus. Un esprit som-bre , un visage sombre , un air sombre , un sérieuxsombre. Mol. IÍ y a d’excellcns esprits qui n’ont pointde délicatesse , Sc qui ont quelque chose de sombreSc de grossier dans l’imagination. Bouh. Quelquesombre que fût fa matière, il (Vaugelas) savoir Bé-gayer par des réflexions subtiles , mais bien sensées.Id. L’étude a je ne íài quoi de sombre qui gâte l’aitenjoué. S. EvR. Au sortir de la triste cérémonie d’unepompe funèbre, nous quittons aussi-tot nos sombrespensées, & nous reprenons l’efprit mondain. Le P.Gaill. Il vaudroit quelquefois mieux qu’une penséefût un peu sombre , que dette un peu trop brillante.Bouh. La victoire de nos passions ne nous toucheguère; elle est trop sombre Sc trop obscure. Dac. O11contracte un air triste Sc sombre dans le cabinet Scdans k méditation. S. Evr.
Fuye\, sombres chagrins accablante tristesse ,Noirs soucis ,importuns soupirs.^. C», de vers.
Et dans mon humeur triste & sombre,
Je neveux, pour rêver , que 1 e silence & Vombre.