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couche mollement fur un lit, environne de pavots, Scdans une grotte profonde qui n’est jamais éclairée desrayons du soleil, Sc où régné un éternel silence.OMMEiL,au figuré signifie, indolence, insensibilité. Tor-P or ) torpedo , segnities, l/oubli où vous êtes íur vo-tre salut est un assoupissement léthargique de un J'om-met/funeste. Le P. L.
On dit figurément Sc poétiquement, les pavots duJommeil. Le sommeil la replongea dans les charmes desis pavots.
Les Mystiques appellent sommeil amoureux , l’étatne lame dans la contemplation, parce qu’alors lamec ‘t comme endormie dans le sein de la Divinité. Som-nus myjli cus _ c e s ommc il de toutes les Puissances,°nt vous ( Sainte Thérèse ) nous parlez. Bourdal.Avzorr. S 3 6 .
. ìo mmeil Sc Somme considérés dans une significa-tif O'nonime. Voye% Somme.
MMEILLER. v. n. Dormir d'un sommeil léger, d’un°mmeii imparfait, s’assoupir. Dormitare , dormisce-T s Les gens qui sommeillent ne laissent pas d’enten-^ecequ’on dit. Sommeiller au. sermon. Le murmureeaux invite à sommeiller. Racine. Au figuré. Le,v m Homère sommeille quelquefois dans fes Ecrits.
E Çh. vE. M. c’est-à-dire, s’oublic, ou fe néglige^^clquefois. Quandoque bonus dormitat Homerus.
Çdevroit-on pas plutôt traduire, toutes les foisf Homère, ce Poète admirable tombe dans quelqueAgence.
M voie tout , fans rien voir, on diroìt qu il sommeille :II est fans goât pour tous les mets ,
Pour toutes les voix fans oreille.
Ce mot a été employé ausil par de bons AuteursP°ur dormir tranquillement & profondément. Tran-profunde quiescere, dormire.
La nuit , quand tout sommeille,
3 ss u JJ r le seul qui veille,
Pressé de mes douleurs. Conrard.
SOMMELERie. f. f. Partie de fostice dune grande mai -on, ou 1 o n apprête le dessert &: la boisson pour leervice de la table. C’cst un lieu au rez de chausséeune grande maison, Sc près de Postice , où l’on gardee ^ ln de la table, Sc qui a ordinairement communi-catl °n à la cave par une deícente particulière. Prom-1 f Qf ium vinarium. Daviler. Cella vinaria. Il est alléj ^jeûner, boire un coup à la Sommelerìe.
^melerie, est aulli la charge de celui qui prépare lepssert dans des grandes maisons, qui fournit le pain,e "n, Sc la cire , qui a loin de mettre le couvert, de^jder le linge Sc la vaillelle. Cella vinaria cura. Cetincier entend bien la Sommelerìe : il a lotis lui| 5 °is aides de Sommelerìe. La Sommelerìe est un desSsn?» 1 offices de la Maison du Roi.
"fMELlER. s. m. Officier de la table d’un grand Sei-j’jLV 1 ' j qui met le couvert, qui fournit le vin & le^ Cct > L-c. Ce Seigneur tient bonne table, il a de°ns Officiers , un bon Cuisinier, & un bon Som-
. Y a auffi des Sommeliers dans les Maisons Reli-le n(es. Cella vinaria praposttus.ç. Ce mot vient de jummularius , qui a été fait dejstimula , diminutif de summa, parce que le Somme-en compte le linge Sc la vaillelle. Mén.MELIÈRE. f. f. C’est parmi les Religieuses Bernar-c í ne r s > celle qui a foin des habits, des vivres Sc autresSOVl 0 ^ cette nature.
b ou Bourg de France dans la Champagne; ce
sivièf Cl ^ tr « peuplé. Il est ainsi nommé à cause de laS OMM£n e p y qui y a sa source.
ci> Un v - a. Ajouter plusieurs nombres, ou arrêtés» sembl C ° l |i Ptc P° ur v0 * r combien ils valent tous cn-jctonsP cst plus sûr de sommer à la plume qu’aux^ II 'ft CU en Arithmétique.v er ]. C p eill ployé en Mathématique, pour dire, trou-miir,'' • 0lTlme de plusieurs quantités algébriques oullu meriques. Sommer une fuite.
P orne VII.
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Ce mot vient de summare, comme qui diroit sum-mam sgnificare. Mén.
Sommer, signifie aussi demander à quelqu’un l’exécu-tion d une chose qu’il doit faire. II a été Jommé plu-sieurs fois d’exécuter la parole, de vider les lieux qu’iloccupe, âpres que ion bail est fini; de recevoir, oude payer une telle somme.
Ce mot vient de summare ou submonere , qu’on adit dans le même sens dans la balle Latinité.
En termes de Guerre, on <P\x. } s 0 mmer une place ,quand 011 envoye un Tambour 011 un Trempette fairecommandement au Gouverneur de fe rendre ; sinonlui protester qu’on va donner Passant, Sc mettre toutà feu & à sang. Interpellare ad deditionem. Il sommales habitans de fe rendre. Vaug W somma les Alliésde lui fournir des vaisseaux. Idem. Est-ce au’cn som-me un cœur de le rendre, comme on somme les villes ìP. Com.
Sommer, en termes de Palais, signifie interpeller, dé-clarer à quelqu’un dans les formes établies, qu’il aità faire une chose, sinon qu’on Py obligera. Interpel-lare j appellare. On a sommé ce Procureur dc donnercopie des pièces justificatives de fa demande. On Pasommé de produire, de faire fa déclaration, s’il vou-loir se íervir d’une pièce maintenue sautie, de venirau Parquet, à la Communauté.
Sommer, signifie auffi, appeler à garant. Venditoreminterpellare. Un acquéreuryù/ 72 /«e le vendeur de luimaintenir la chose qu’il lui a vendue franche Sc quitte ;il lesomme Sc lui dénonce toutes les poursuites qu'onfait contre lui, pour le troubler. Un poursuivantcriées somme Sc dénonce toutes les oppositions qu’onfait à un décret, au saisi Sc aux créanciers, & lessomme de lui fournir des moyens pour les empêcherSc faire cesser.
SOMMÉ, ÉE. parn
SOMMER, est auffi un vieux mot qui signi fioit autre-fois, mettre le sommet, le couronnement à quelquechose, à un bâtiment, à un frontispice. Mdìficìi cul-men , Scc. vel frontem apponere , imponere. Il n’estdemeuré en usage qu’cn termes de Vénerie. La perchedu cerf est sommée d’empaumure, trochure, lour-chure, ou couronnure, c’est-à-dirc, a peur fa sommitédes trochures, fourchurcs, &c.
On dit auffi en Fauconnerie, les pennes d’un Fau-con font toutes sommées , pour dire, parvenues à lagrandeur qu’elles doivent avoir. Penna accipitris per-feci a sunt.
On dit auffi en Blaíon sommé , de cette ramure ducerf dont on charge les Ecus, où l’on met quelquefoisdes corps fans nombre, Sc quelquefois on les compte.Ornatus. D’azur au cerf passant d’argenr , sommé d’or,chevillé de dix corps. On le dit auffi de tout ce quiest au-dessus Sc au íonnnet de quelque chose, commeune petite tour au sommet d’une groste ; ce qu’on ap-pelle auffi donjoné. Il portoit de labié à une tour d’orsommée de trois flammes de gueules, ou sommée d’uneétoile, d’une hache, &c. O11 dit dans le même senssurmonté qui est même plus usité.
SOMMER, f. m. Mesure dont 011 se sert cn Espagne.Le sommer fajt quatre quartaux. Il faut huit sommerspour l’arobe, Sc 144 pour la botte.
SOMMEPvON. f. m. Vieux mot. Sommet. Le Somme-ron du chics; c’cst lc sommet de la tête. Aldobran-din. Borel. Vertex.
SOMMERSET. Voye? Somerset.
SOMMET, f. m. Le plus haut point de chaque chose.Summitas , culmen , cacumen, vertex. On fait unecouronne sur lc sommet dc la tête, pour marque de laCléricature. Moyse parla à Dieu sur le sommet de lamontagne. Lc sommet du mont avançoit sur le che-min. Vau c. Gagner le sommet des rochers. Abl. Il estdéfendu par les Ordonnances de couper les arbresparle sommet, ce qu’on appelle les déshonorer. Dc-cacuminare.
Les Poètes appellent le Parnasse, la montagne audouble sommet. Mons biceps.
En termes dc Botanique 1 es sommets terminent l’ex-trémicé supérieure des étamines, & font autant dc
Eecee