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Tome septieme. [PRO - TE.]
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bien le vent, & qui avance à fa route au plus près d uvenr. A d venti lineam propius accedere. Sourdre íedit encore d’un nuage qui fort de l’horizon, Sc qui s’é-lèvevers le zénith.

SOURE. Nom d un bourg de l’Estramadure d Espagne.Svurium. II est à cinq lieues de Conimbre vers le midi,fur la rivière d eSoure , qui le décharge dans l’embou-chure du Mondego, & qui étoit appelée anciennement■Ancus. Mat y.

SOURI. Voy. Souris.

SOURICEAU, f. m. Une jeune souris. Pullus sorici-nus.

Un Souriceau touc jeune , & qui navoit rien vu.

La Font.

’IP* SOURICIERE, f. f. Piège fait en forme de petitehoëte, ouïes souris fe prennent fans en pouvoir íor-tir. Decipulum, ou decipula. Tendre amorcer unesouricière. Il y a des souricières de bois, de 61 d ar-chal.

SOURIE, SOURISTAN. JW?Syrie.

SOURJOUVEIGNEUR, ou SOUBSJOUVEIGNEUR.f. m. Terme de la Coutume de Bretagne. C’est le ca-det d’un cadet, ou d’une branche cadette. Voy. Partie,iuivant.

SOURJOUVEIGNEURIE, ou SOUBSJOUVEIGNE-RlF-.í. f. Terme de la Coutume de Bretagne. C’est unequalité ou manière de tenure de 6ef. Clientela minorisn atuin minorum natu familia à majore fratre fundumbeneficiarium possidentis. Quand un aîné donne a sonsoujouveigneur c’est-à-dire, à son puîné une terre àtenir delui, cela s’appelle jouveignerie, &il y en a dedeux tortes, Pune en parage, qui est, lorsque le jou-v cigneur la tient tans sujétion à aucun autre droit quecelui de P hommage Sc de quelques deferences person-nelles. Car alors le jouveigneur est pair en quelque sa-li 01 '' avec Idn aîné, e’est pour cela que cette tenures appelle jouveignerie en parage; l’autre est une jou-Veigneiie íimple, quand la terre est tenue à d’autresconditions. Quand ensuite quelqu’un des descendansde ce jouveigneur ayant des frètes puînés leur donneaussi quelque terre en fief, ceLus’appellc Sourjouveig-nerie > ou Soubsjouveignerie. La jouveignerie en pa-rage ne dure que jusqu’à la neuvième génération ; aprèsquoi, elle devient jouveignerie simple. Voye\ Dat-

c Rentré fur la Coutume de Bretagne, art. 561.

OUURIQUQIS^OISE. Adj. forgé pour signisier cequi ap-partient aux souris. Soricinus. On peut s’cn servit enstyle burlesque, comme a fait le Traducteur de la Ba-ll achomyomachie d’Homete - ,

Tout tremble, rats fur terre, & grenouilles suri onde.Mais bientôt condamnant une vaine frayeur,

Le peuple Souriquois r appelle fa vigueur.

. On pourroit dire de même, la gent Souriquoise. ,^°°Riquois, peuples de la Nouvelle France en . meriquer Soriqui. Ils loiit dans PAcadie, vers le golfe de^• Laurent. Ces peuples ont leurs Caciques ou Capi-taines , Sc leurs Prêtres, qui sont en même temps leurs^decins tic leurs Chirurgiens. Ils ne vìvoient autre-fois que de portion en été, & de leur chaise en hiver,tnais ils ont appris des François à semer du blé Sc des& à faite du pain. Mat y. . .

slstlRE. v. n. J e souris. Je souriais. Je souris- J aiJ°un. Je sourirai. Que je sourie. Que je sourisse > ouP sourirais. Souriant. ffT Rire fans éclater, Sc par unmouvement des lèvres Sc des joues. Voye\ Riaë-sbridere. La Dame, toute grave qu elle est, P u? ecïl pecher de sourire au récit de ce beau tour de ga-. a ntevie. La gravité des Jurisconsultes épouvante laeuneiE C- IE ne savent pas même sourire. Tour. Le len-? ain au matin les Nymphes sourioient des petitsJníV^ dc Psyché. La Font. Sourire finemenr. LaScuio uteva son bandeau pour sourire. Pat.

en L REaquel qU ’ u ' 1 - Cctcc exprcílîon fe prend toujours« bonne patt, & marque de l'intelîigence avecquel-st ststj de l’estime, de l’affection. Subridere • Cette

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Dame m’a souri. Il y a de certaines occasions où ils’emploie sigurément. Fleurs qui semblentsourire auxcieux. Voit.

Sourire. (Se) Verbe réciproque, pour, sourire. Alorsíe souriant d’une façon ridicule, il me dit d’une voixgrêle, mon fils, je vois bien que tu as fréquente lesPhilosophes. Lucien d’Ablancourt , in-12, 1707,T. I ,p. 263.

Sourire, f. m. C’est la même chose que souris. Levisrisus.

ífT SOURIS, ou SOURIRE, f. m. Action de sourire,de rire lans éclater, Sc par un simple mouvement de labouche Sc des yeux. liisus lenìs. Les gens graves ne té-moignent leur joie que par un modeste souris. Cettefemme a le souris agréable Sc charmant. Cette paroleindiscrètement lâchée, excita un petit souris dans saf-semblée. Qu’est ce que ces ris immodérés Sc stupides,en comparaisond’un/ù&rij-6n Sc spirituel. LeCh. d’H.C’est bi en la faute des Princes qui ne le font pas aimer;un regard, un souris leur gagne les cœurs. Bouh. Unsouris fin Scì propos marque une intelligence délicate.M. ScuD.Je ne me taillerai pointamaper à vos regardstrompeurs, ni à vos souris malins & ambigus. S. Evr.Pourunagré:ible|bt/m , il faut que rien n’y lmnjue,

nide la paît des yeux, ni de la part du vilags, & qu’il

exprime naïvement ce qu’il doit faire entendre. LeCh. de M. Un souris malicieux fait une satyre d’unesimple raillerie.

11 ne peut obliger la Belle

A payer feulement d’un Courisfon amour.

La Font.

Ce moc vient de subrisus. Ménage.

§CF SOURIS, mieux que SOURI, t f. Petit animal qua-drupède, qui fe retire dans les trous des maisons,ronge les grains, la paille, les menbles& lescliofes co-mestibles. Sorex. La souris ne diffère du rat qu'en cequ’elle est plus petite, qu’ellc a la queue plus velue, lepoil plus court Sc plus doux, de couleur mêlée de jau-nâtre Sc de cendré noirâtre íur le dellus du corps. Ledélions est de couleur jaunâtre avec des teintes de cen-dré. Ces couleurs varient, de il y a des souris blanches.Cet animal produit dans toutes les faisons. Aris-tote dit qu’une souris enfermée dans un vailleau demillet siteent-vinge souris. Matthiole dit qu’en Perse011 fendit une souris pleine, qui avoir dans ion ventredes souriceaux pleins avant qu’ils fullent nés. Celles6’Egypte onc le poil dur Sc piquant comme les héris-sons. Les rars, les loirs Sc les marmores (ont du genredes souris. O11 voir dans 1 histoire d’Angleterre, qu’ensatinée 1580 Sc 1648, isy eut une si grande inonda-tion d esouris, qu elle; désolèrent toute la provinced’Elsex: mais qu’en même temps il y vint une prodi-gieuíe quantité de hiboux qui en délivrèrent le pays.

Souris de Moscovie. C’est un des noms que l’on donnedans le commerce de la Pelleterie à la marre zibeline,certe espèce de fourrure qui est du nombre des plusprécieuses.

OnappelIegnsde/îwÂr,une couleur qui approchede celle de la peau dc la souris.

Ce mot vient de sorice, ablatif desorex. Nicod.

Souris, fe dit proverbialement en ces phrases. Souris quin’a qu’un trou est bientôt prise, pour dire, qu’unhomme qui n’a qu’un moyen de fe défendre, qu’uneressource, est bientôt ruiné. Qui unicum habet effu-gium, citò capitur. On dita usti, il Ia guette, commete chat fait la souris, pour dire, qu’il l’épie, qu’il l’ob-ferve soigneusement. On dit auslï en parlant d’unechose impossible, ce qui ne fut jamais, ni ne fera, c’estle nid d’une/oanadans l’oreilie d un chat. Ondic qu’unefille est étalée comme une potée de souris , pour dire ,qu’elle est gaie & sort éveillée. On dir aulîì, qu’clle faitla souris , quand elle ptend adroitement l’argentde lapoche d’un homme , lans qu’il s’en apperçoive. Ondit austî d’un homnft qui a bien peur, qu’on le íeroiicacher dans un trou d e souris. On dir austî, pour ex-primer un grand silence, qu’on n’entend pas un e souristrotter. On dit austî, la montagne a enfanté une souris ,