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le choix des moyens qu’il emploie pour y arriver. Enfinla bonté porte un tel Souverain, à vouloir en effet ren-dre fes sujets heureux, Sc à diriger constamment àcette fin les opérations de fa sagesse Sc de fa puissance.Ainsi l’alíemblage de ces qualités, en réunifiant au plushaut point tout ce qui peut mériter l’approbadon de laraison , réunit auílì tout ce qui peut déterminer l’hom-me, Sc lui imposer une obligation tant interne qu’cx-terne d'obéir Sc de se soumettre : obligation interne,qui estl’ouvragedc la seule raison, 6cqui estfondéesurce que nousappercevons de bon ou de mauvais dans la. nature mèmc des choses : obligation externe, qui estproduite pat la volonté de celui que nous regardonscomme notre supérieur & notre maître. Telle est l’o-bligation que produitla loi, en réunissant ces deux sor-res de liens qui, par leur concours, se fortifient sunl'autte, & constituent ainsi l’obligation la plus parfaitedont on puisse former l’idée.
On le dit aulìì de ceux qui ont des droits qui n’ap-partiennent qu’aux Souverains, comme de battre mon-îwie, d’envoycr leurs Agens aux Diètes, pour traiter deguerre Sc de paix, comme les feudataires de l’Empirc,les tributaires du Grand-Seigneur. Souverain sieste u x,c’estlc Roi, de qui tous les fiefs du Royaume relèventnrediatement ou immédiatement. De Laur.Souverain, se dit auilì des Juges qui ont pouvoir duR°i> ou du Prince, de terminer les procès de leurs su-jets fans appel, 3 c en dernier ressort. Summi , Supre-mL Judices. A Parisii y a cinq Compagnies Souverai-ns, le Parlement, la Chambres des Comptes, laCour des Aides > le Grand Conseil Sc la Cour desIstonnoics. il y a des Chambres Souveraines du do-.Nraine des francs-fiefs ; la Chambre Royale, toutesctablies par diverses commissions extraordinaires. LesMaîtres des Requêtes se disent Juges Souverains encette partie, quand les affaires leurs font renvoyées duConseil. Il faut du moins qu’ils soient sept pour jugerau Souverain , c’est-à-dire, sans appel. Càmfummâpoteftate vel auctoritate. On a levé ce scellé par mainsouveraine , par l’autorité d’une Cour Souveraine .
. Pasquiet dit que ce mot Souverain vient de supe-rior : car autrefois on appelait Souverain , le premiercn quelque chose, ou celui qui étoit supérieur aux au-rCS ' ■ * ^oi Jean Sc Charles VI, on a appelé Sou-
^ ra é n Maître- d’Hôtel, Souverain Maître des Eaux &orets, Souverain du Trésor, ceux qui avoient l’in-endance ou la supériorité de ces choses : Sc Souverainau Parlement ou de la Chambre des Comptes, celuiqui y présidait. On trouve même dans les Vieilles Or-I iniiances , Sc encore dans celle de 1386, fous Char-VI, que le titre de Souverain est donné aux Baillisí* Sénéchaux, par rapport à leur supériorité furiestevots & Châtelains.. Ainsi on étendait le nom deouvcrains à tous Juges qui connoiffoienc des appeljurions des Juges inférieurs.
^erain , se dir auss par extension de ce qui est ex-® e stent&élevé au-dessus des autres. Supremus , pr&s-* n s , excellens . Le feu est chaud au Souverain degré.S n ts est calidus in supremo gradu. Les anciens Philo-sophes n ont pu établir en quoi consistait le souverainLe quinquina est oxisouverain remède contre laC0 CVrc ; Quinquina est pr&cipuum vel pr&semisstmum$ Q . ntra febrim remedium.
_^erain , sc dit aussi des choses ou des personnes àjjj 1 nous donnons un pouvoir absolu. Supremus , pri-\ a [ lUs ' ^ "hrge est le souverain , le tyran des Langues.qu ° j- ^ enes vsum est imperium , jus & norma lo-U O'i hait dans la société ceux qui parlent d’unsouverain Ôc décisif. Bell.
ant i u ’ils nesont qu amans , nous sommes souve-Êt ’ r r , a j nes -
}u squ’àla conquête ils nous traitent en Reines.
Corn.
Souverain r
Flandres ' In ' ^ orn d’une monnoie d’or , frappée enpremus lì commencement du dernier sièle. Su-de fou " ^ ? av oic aussi un demi-souverain , & un quarty £ rain. Le souverain de Flandre étoit du poids
de six deniers » x x grains, ou i gros, 1 1 grains trébu-chans, Sc étoit reçu en France pour 13 liv. le demi-souverain six livres 1 o f. pesant un gros, six grains ; lequart, 3 liv. y f. pesant un demi-gros, 3 grains. Cesmonnoies n’avoienc pas toujours le même type. Le li-vre qui contient les Réglemens faits en 1641, pour lesmonnaies, donne la figure de deu ^.souverains, dontle premier, frappé en 1616 , a les effigies des Archi-ducs Albert & Elisabeth assis, & de l’autre côté, l’écud’Autriche, le second, frappé , en 1611, ale buste dePhilippe IV, Roi d’Efpagne, Sc de 1 autre côré sonccu. Lesdemi -souverains ont d’un côté l’écu d’Autri-chc, & de l’autre, l’un a un lion couronné , tenantd’une pacte une épée haute, 6e posant l’autre sur unglobe; il est de 1612., l’autre a les bustes d’Albert ôcd’Elisabcth.
SOUVERAINE ROYALE. Terme de Fleuriste. C’estun œillet qui a une grossie Heur panachée de violet 3cblanc. Sa plante est si délicate, qu’on ne peut l’éleverque difficilement; elle ne sc caste point dans ses bou-tons, pourvu quelle n’en porte pas plus de 4 à5.Morin.
SOUVERAINEMENT, adv. Absolument, indépen-damment, d’une manière souveraine, en dernier res-sort, lans appel. Pr&cipuè , eximiê , absolute , inde*pendenter, cumsummâ potestate vel auctoritate. LesRois commmdentsouverainement à leurs peuples. LesParlemcns jugent souverainement. Chaque Secte s’ar-toge d’ordinaire le droit de prononcer souverainementque les autres ont tort. S. Evr. L’ufage décide souve-rainement du langage. Vaug. Ne parlez point magis-tralement Sc souverainement des choses douteuses.Maleb.
Souverainement. Au dernier point, au dernier degré.Pnecipuè, eximie y insupremo gradu. Alexandre éroitsouverainement ambitieux. M. Esp. Dieu est souve=-rainement bon. Cela est souverainement mauvais. Jcfuis souverainement heureux.
SOUVERAINETÉ, f. f. Qualité Sc autorité du Princesouverain, puistance souveraine. Suprema potestas.Il possède ces terres-là en souveraineté. C’est disputerà Dieu sa souveraineté sur les hommes que de lui de-mander compte de la distribution de fes grâces, ou deì l’exercice de fa justice. Port-R. Les sujets ne font past obligés d’obéir dans les choses qui ne font point enfer-‘ mees dans les devoirs de la sujétion, ni dans les droits! de la souveraineté. M. Esp. La souveraineté réside or-dinairement dans le peuple. Abl.
Enfin l' Amour , jaloux de son autorités
Ne reconnoît ni Roi ni souveraineté. Corn.
Souveraineté, sc dit aussi de I’Etat indépendant ,qui ne reconnoît d’autres loix que celles de sonPrince : c’est l’étendue d’un pays où un Prince com-mande souverainement. Principatus. L’Etat de Liège,de Monaco, de Dombes, font des Souverainetés. Ilpeut faire les loix dans fa Souveraineté.Souveraineté, sc dit aussi de la manière absolue dontles particuliers agissent ou décident. Modus agendi,vel judicandi absolutus & independens. Rien n’est àcouvert de la souveraineté de vos décisions. Mot. Vousprétendez à la souveraineté dans la République desLettres. Bay. ,
SOUVIGNI. Nom propre d’unc petite ville de France.'Silviniacum. Elle étoit autrefois capitale du Bourbonsnois, où elle est située, à deux lieues de Moulins, dacôté du couchant. Mat Y.
S O Y.
SOYÉ, ÉE. Vieux adj. m. Sc f. Agréable. Ville-Har-douin, Et li jours furent tels Sc clcrs & li venez doisScsoyés. Borel.
SOYER. v. a. Couper les blés avec k faucille, qui astune serpe ronde qui a des dents comme une scie. Den-tata fecula scindere , secare. On dit, scier les blés,bien mieux Sc bien plus ordinairement que foyer. Voy.Sciir. Soycr est fait par corruption dc scier.