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^.voient eu leur congé , & qu’on louoít souvent pourvenir être spectateurs des combats des Gladiateursque l’on donnoit au peuple. Voye\ Lipse , Saturn.L. II. C. io. Sc VigenètefurTite-Live, T.I.p.i 428 .
USPECTRE, s. m. Fantôme, figure extraordinaireque l’on voit ou que l’on croit voir. Spectrum , larvaumbratilis. Il apparut un spectre à Caifius la veillede la bataille de Pharsale. Plusieurs croient voir desspectres Sc des fantômes, lorsque leur imaginationest troublée par quelque grande peur, ou autre paillon.On íe figure toujours les JpeStres fort affreux. Ontient que ce ne fut ofinnspeclre qui apparut àSaiil ,fous la figure de Samuel. La peur a fait les spectresSc les apparitions. S. ÉvR.
Des prodiges affreux & des spectres horribles ,
Sont j d'un malheur prochain , les présages visibles.
BrÉb.
Spectre , se dit auffi d’unepersonne qui est extraordi-nairement hâve & maigre. Horridus , macilentus ,spectrum. Cette femme n’est qu’un Spectre.
$0* En Physique, on appelle spectre coloré , l’image co-lorée & oblongue du Soleil que forment fur la mu-raille d une chambre obscure les rayons de lumièrerompus Sc écartés par le prisme. Vfoye ç Prisme,Chambre obscure.
fKF SPÉCULAIRE. adj. f. Pierre spéculaire. C’cst lenom qu’on donne à une pierre, qui est claire commele verre, Sc dont se servent ceux du pays, où ellecroît, au lieu de verre, pour mettre à leurs fenêtres.Lapis specularis , pellucidus , tranflucidus. On l’ap-pelle pierre à miroir , parce qu’ellereprésente les ob-jet qu’on met au-devant. Elle fe fend aisément enplusieurs petites lames, & c’est une espèce de talc. 'On la calcine pour en faire d u plâtre.
Spéculaire dans l’Optique du Chevalier Newtonestun terme générique qui fe dit des prismes , des len-tilles Sc verres dans lesquels la lumière souffre des ré-fractions & des réflexions. Des expériences faites fur unelumière réfléchie par des corps naturels ou par desspéculaires ou fur une lumière rompue. Newton, Opt.trad.
Spéculaire, Specularius , est encore le nom que l'An-tiquité a donné aux Magiciens, ou Devins, qui fai-soient voir dans un miroir les personnes ou les chosesque l’on souhaite connoître. On le donnoit auffi auxOuvriers qui travailloient les miroirs.
SPÉCULATEUR, f. m. qui s’attache à la contempla-tion , à l’admiration des grandeurs de Dieu & des mys-tères, des causes naturelles & célestes. Speculator ,contemplator. On a donné le surnom de spéculateurà Guillaume Durand Evêque de Mende, parce qu’ila fait un ouvrage qu’il a intitulé, Speculum Juris ,c’est-à-dire le miroir du Droit.
Ce mot ne se dit guère que de celui qui observe lesastres, les phénomènes célestes , Sc dans ce sens, ondit encore mieux Observateur.
SPÉCULATIF, IVE. adj. Qui contemple , qui observeles choies naturelles, ou surnaturelles. Speculativusnatura St gratia indagator , investigator. Les sciencesfe divisent en spéculatives &en pratiques. Les spécu-latives se bornent à la spéculation des vérités, fansavoir la pratique pour objet. Voye\ Science & Pra-tique. II y a des saints qui íe sont adonnés seule-ment à la vie spéculative , à la contemplation. La Mé-taphysique est une science purement spéculative. L’é-tude des sciences spéculatives , la Géométrie, l’As-tronomie& la Physique n’est qu’un amusementalsezvain, & donne lieu à la sotte vanité que l’on tiresouvent de ces connoiísances stériles & infructueuses.Log.
Spéculatif , fe dit auffi substantivement, d’un Poli-tique qui raisonne sur lesévénemens présens, ou futurs;Sc il se prend souvent en mauvaise part. Speculator ,contemplator , speculativus. Les spéculatifs ont beau-coup glosé sur ce traité de paix, fur cette négocia-tion. Ces spéculatifs qui raisonnent avec excès,cherchent un sens mystique & allégorique dans toutesles actions des Princes. Bal.
SPE
SPECULATION, f. f. Contemplation, attention parlaquelle on médite fur quelque chose. Speculatio ,meditatio , contemplatio. L’esprit s’abyme dans lasublime spéculation des mystères. Des Dogmes dcspéculation, qui ne gênent point les hommes, leurparoiflent plus essentiels à la Religion, que des pré-ceptes qui les gênent. Dise. d’Él. L’honnêteté n estpas une simple spéculation, il faut qu’elle agisse.Le Ch. de M. Ne vous amusez pointa àtsspéculd-tions creuses, vaines, sèches, dont tant degens íerepaissent. Le P. L. Vous n’êtes point de ces Savansqui fe bornent à la feule spéculation, Sc atfui etantd’excellens Grammairiens, ne font que de médiocresOrateurs. Bouh. Il n’arrive que trop souvent que lacharité fe trouve comme étouffée fous des spécula-tions froides Sc sèches, & que la curiosité affaiblit laFoi. FlÉch. ,
En Physique, il ne faut pas tant s’arrêter à la sp e "culation qu’à l’expérience. Il y a bien des machinesqui font belles dans la spéculation, Sc qui ne réus-sissent point dans la pratique. Ici il est synonime aThéorie, & fe dit par opposition à pratique, fisMathématique, les théorèmes s’appliqucnc ï h sp e "culation , Sc les problèmes à la pratique. , .
Spéculation, signifie aussi les observations faites, cefites par les Spéculateurs. Il nous a communique ^spéculations fur cette matière. Ac. Fr. ■ ,
Spéculation. Espèce d’étoffc rayée dont le fond estecoton, Sc quelques-unes des rayures dc' fleuret dest» e 'Cette étoffe ne sert guère qu’aux femmes.Spéculation.S orte d’étosse non croisée, qui sepour l’ordinaire à Paris, dont la chaîne est de fr»cuite ou teinte, Sc la trême de fil blanc de colog° e 'ou de fil de coton blanc. Voyez ledicl. de Comme ,cí 'SPÉCULATIVE, s. f. Qui s’arrête à la spéculâtau simple raisonnement. Speculativa , contemplasLa spéculative est inutile sans la pratique. Sp cCU <ltiva ejl inanis fine praxi.
SPÉCULATOIRE. í. f. Science qui a pour objetterprétation des éclairs, des tonnerres, des comète 5 'Sc d’autres météores & phénomènes semblable 5,Aubin.
SPÉCULER, v. n. Méditer avec attention, exam»^les causes naturelles, ou spirituelles, raisonnerles principes des sciences. Meditari attente , c0 ’^derare, scrutari causas naturales vel spiritales ,Anciens s’attachoicnt davantage à spéculer qu’u eX Primenter. S. Augustin a beaucoup spéculé fur 1» 11tière de la grâce. , {í
Spéculer, en termes d’Astronomie, signifie, 01,1 j|les astres,- & examiner leurs mouvemens. Et» 0est actif. Observare , examinare , scrutari asf a3 j u .rumque motus. Il a toujours l’œil au bout d n»nette , pour spéculer les astres. Sous le règne 0 j gSrus, n’y avoit-il pas aussi un Callìni sps cu QnSatellites de Jupiter. Mémoire de TrÉ v '° iJdit mieux observer. : si-
Us? SPÉCULUM, f. m. Mot purement Latin- <1“.^gnifie miroir. On Papplique en Chirnrg ie a 0(J .rens instrumens qui fervent à dilater ° u * tC gj 0 ,bvertes certaines cavités, comme l’œil, s a smatrice, l’anus, la bouche , & qui font voir cofe trouve contre nature dans ces fortes dc caV ^|': t iir'SPECULUM ANI. Nom d’un Instrument de ^ qtI ígie , de même forme que speculun matncis * ^
sert dans les maladies de l’anus. Voyez Dieatdu fondement. , \é
SPECULUM MATRICIS, s. m. Instrument d °' strChirurgiens fe servent pour examiner âe pon 1 ç £lXl ,des maux qui viennent aux parties naturelles ^ j^sin.mes. Speculum matricis. Ce mot est rout a- m r i-Le Traducteur de Scultet dit Speculum dece, grand Spéculum de la matrice.
SPECULUM OCUI.I. Voyez Miroir DE ij ìe ,SPECULUM ORIS, est un instrument de G £I1 -qui sert à examiner les vices de la bouc te- fort,de deux fortes; l’un commun. Sc a "tre P rnai 5tenir la langue abaJ‘ iec
non seulement pour
meme
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la mâchoire inférieure , pendant q
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