84^
STA
STATEN EYLAND, c’essà dire, l’ïle des Etats. Ordi-num Insula. Il y arrois îles tres- éloignées l’une de1 'aurre, qui portent le nom des Etats des Provinces-Gnies, parce qu elles ont été découvertes par leurssujets. L’une est dans la mer glaciale, près de la Mos-covie, dont elle dépend-, 1 autre, dans la mer Magel-lanique, entre le détroit de le Maire & celui de Brou-vers; la dernière, dans l'Océan oriental, entre la terrede de st o & l’Yupi en Tartarie. Celle-ci lépare les ca-naux de Uriès 8 c de Piéko, & porte ordinairement lenom de Statenlani , c’est-à-dire, la terre des Etats.Maty.
STATENLAND, ou la Terre des Etats. FoyesLíiAx-de. Nouvelle Zélande.
ST ATERE. f. f. C’est un nom que quelques Auteurs don-nent à la balance Romaine, qu’on appelle autrementpeston. Statera. Dans cette ancienne balance il y avoirun baíìïn, au lieu du crochet qu’on met maintenant .au peíon pour porter le fardeau. Il y en aunbeau Trai-té dans CaíimirPolonois, Voye\ Balance.
Statere, f. m. Monnoie ancienne. Stater , moneta spe-cies. Le (latere pesoit quatre drachmes Attiques ou :une demi-once Romaine. Il valoir environ ay ou 30fous, monnoie de France.
STATEUR. f. m. Du Latin Stator. M. l’Abbé d’Oliveta Francité ce mot dans la seconde note de fa Traduc-tion de la première Catilinaire, p. 87. J’y joins l'ex-plicationqui est dans le Dictionnaire des Antiquités deDanet, p. 501, col. 1. Jupiter Stator à fiftendo , quiveut dire , arrêter, parce que le jourdu combat d’en-tre les Romains & les Sabins, Romulus voyant fes fol -dats plier 8 c prendre la fuite, demanda avec empres-sement à Jupiter de vouloir bien les arrêter, Si leurdonner un nouveau courage , lui promettant de lui
- bâtir un autre temple: ce qu'ayant obtenu, ils'acquir-ta de Ion vœu, Sc lui bâtit un temple au pied dumont Palatin, fous le titre de Jovi Statori. J’ajoutc-rai que c’est la légende ordinaire du revers de quel-ques médailles, où Jupiter est représenté debout, te-nant , la pique de la main droite, & la foudre de lagauche. J ai un Gallíend’argent, au revers duquel estce dieu dans la même attitude, avec l’inícription.Jovis Stator. M. Magniez dans son Novitius aumot Stator , a mis Stateur : & comme son explication est courte & juste, je la rapportérai ici toute en-tière. Jupiter Stateur y ainsi appelé, parce qu’il arrêtales Romains à la prière de Romulus , lorfqu’ils fuyoientdevant les Samnites. Quia stare fecit Romanos àSam-nitibus in fugam versos.
STATHAGEN. Ville de l’AUemagne dans la Westpha-lie , au Comté de Schaumbourg.
I ïf STATHOUDER &STATHOUDERAT. Voye^St adhouder & Stadhouderat.
STATICE. f. f. Plante qui poulie des tiges à la hauteurd’environ un pied, droites, fans nœuds, soutenantchacune en son sommet un bouquet presque sphéri-que, qui est un amas de plusieurs petites fleurs à cinqfeuilles blanches, tirant fur le purpurin, disposées enœillet, 8 c soutenues par un calice particulier disposéen entonnoir. Sa semence est pointue par les deuxb< 5 uts, enfermée dans une capsule qui a servi de ca-lice à une des petites fleurs. Sa racine est longue, li-gneuse, ronde, de laquelle sortent proche de la terre,un grand nombre de feuilles semblables à celles duchien-dent, de couleur vert de mer. En Latin,StatueLugd. P. Tournefort. Cette plante est fort destìsative, propre pour arrêter les cours de ventre &les hémorrhagies. Il y en a plusieurs autres espè-ces.
jjíCr STATION, f. f. Ce motsignifie littéralement, pau-se , demeure de peu de durée qu’on fait dans un lieu.Paufa , j latio . Dans ce sens il n’estguère d’uíage. Ondit familièrement, faire nnestationen quelqu’endroir,s’y reposer , s’y arrêter peu de temps. Si vous allez entel endroit, vous ferez une station chez moi, en pas-sant.
Station, en termes de Géométrie, se dit du change-gement des lieux qu’on choisit pour faire des obser-vations , des disterens endroits où l’instrument est posé
S T A
pour cela. Statio. On ne sauroit mesurer une hauteufinaccellibie que.pat deu xstations. Ceux qui font lescartes topographiques des provinces, font diverlesstations tur les éminences, pour oblerver les anglesSc les distances des villages, & les placer en leur vrailieu. s
C’est, dans le nivellement, l’endroir où l'on P°iÇle niveau pour en faire l'opération: c’est pourquoiun coup de niveau, est compris entre deux flattons •Davil. ....
Station, en termes Ecclésiastiques, se dit des bgiiiesqui font allìgnées pendant le Jubilé, pour y S 3 'gnerles indulgences en les allant visiter, 8 c y fanantcertaines prières. Statio. Le Roi a été faire fes stationsà pied. v
Station , se dit de certaines Eglises dcRome, ou n J ades indulgences à certains jours. Statio. Les stationsmarquées dans le Missel Romain, étoient en uíagedans le huitième siècle, comme il paroît par le voyageque Charlemagnesit à Rome en 774, 8 c les endroitsoù le Pape diloit la Messe chaque jour, le Roisent. Ce fut Saint Grégoire qui régla 1 £S Jtions à Rome, c’est-à-dire, les Eglises où se devoifaire l’Ostìce chaque jour de Carême , des Qu atre Temps, ou des Fêtes solennelles. Car les Fetes dÇSaints se célébroient aux Eglises où étoient leurs reques. Il marqua ces stations dam (on Sacramental»comme elles font dans le Missel Romain, & le s at 'tacha principalement aux Eglises Parriarchales & allXTitulaires: mais quoique les stations .fustenc si xt -‘ cS .’l’Archidiacre ne lailìoìt pas, après que le Pape a vC>1communié , d’annoncer au peuple la station íuivaotf*Fleury.
Station , se dit aussi des chaires que les Prélats acco^dent à des Prédicateurs, pour y aller prêcher P C J*dant un certain temps. Statio. Ce Religieux a 0tenu une station pour prêcher le Carême cn un tCvillage.
Station, se dir aussi d’une cérémonie qui se fait danl’Eghse avain laMeíIè, ou à 1 a fin des Vêpres, à Ja 'quelle les Prêtres ou Chanoines sortent du Cho? 1 ^»pour venir chanter une antienne ou une prière dev^jle Crucifix ou l image de la Sainte Vierge. Statio- ^
^ qui s’appelle, aller à la station. On appelle aulh/* 1dons , les autres Chapelles où s’arrête la proceih 0 ^’
8 c où l’on chante une antienne, 8 c l'on a donne ^nom à la procession même. On tient que c’est q al ‘Cyrille, Patriarche d’Alexandrie, qui a institué od •cérémonie. r ^
Station, en termes d’Histoire & d’Antiquité j a
siastique; signifie le jeûne de la quatrième 8 csixième férie, c’est-à-dire, du Mercredi & dudredi, que plusieurs observoientautrefois pardev^C^Statio , quarta aut sexta ser 'u jejunium. Cc ss £ ,s’appeloit la station , & ne durcit que juíqu’à ^ j.comme les autres jeûnes de dévotion. S. Frn$° clant au supplice, plusieurs, par un motiveu^'. .charité, lui offroîent un breuvage pour le ‘ ol j emais il dit, il n’est pas encore temps de 10111 ^ •£-jeûne-, car il n’étoit que dix heures du matin, ** j nttoit le Vendredi, jour de station. FleuR y \~Pierre d’Alexandiie, dans son Epître ^ anol jqjoiiican. 1 y, dit qu’il étoit ordonné suivant la T ra< 7. olTde jeûner ces deux jours-, que la quatrième R'J ,jeûnoit à cause du conseil que tinrent IeS ^ ^ (afaire mourir Jésus-Christ, 8 c la sixième à camepassion. . ne ' et
En orient, on appelle station ,stance , oïl J° uun chemin de trente milles. Triginta mill iar z j^ j u ,; cGéographes Persans la font de 24 milles 011 ^ unCparasanges, dont chacune contient t mille* > gosierlieue de France. On traverse toute la Perse eI1dons. k 1. pto-
Station. Terme d’Astronomie, dan* le systeme ■lomée, \astadon d’une planète est lorsqu e ^demeurer pendant quelque temps dans le nlC í j a ar-du zodiaque. Statio , mansio , c 0 ( nT ’ 1 f ratl0 ',\ v ets le§rive dans le premier demi cerc.e de 1 epicyc * .extrémités où le tournoiement de 1 cpicyclc
1