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vince de Chaus, traverse celles de Fèz Sc d’AÍgar ,palse fort près cie la ville de Fèz, & le décharge dans1 océan Atlantique, à la Mamorre. Cette rivière quie plus belle de tout l’Empire de Maroc, a deuxchoses singulières. i°. Près de fa source il y a un an-cien pont de pierre & de brique, long de cent cin-quante toiles. i°. Près de ton embouchure, une foretautour de ses bords, qui pourroit fournir du bois pourSt m construction de quantité de navires. Mat y.UoVENIR. v. n. Soulager la pauvreté , les misères d’au-ftui. Subvenire , succurrere 3 opitulari , auxiliari. Cemot n'elì bien ulité. qu à l’infinitis. La vraie chariténe manque pas de subvenir à toutes les infirmités, à| es besoins du prochain, quels qu’ils soient.
II íaut dire subvenir aux besoins, à la nécessité dequelqu’un, & non pas survenir 3 qui signifie tout au-tre chose.
f^ Ce verbe se conjugue comme venir 3 avec cette dif-Jerence pourtant que dans les temps composés il prendI auxiliaire avoir. Il a subvenu , ôc non pas il est sub-venu. 11 se construit toujours avec la particule à.«Ubvenir , signifie aussi, pourvoir, íumre, fournir à ladepense. Providere 3 impertiris suppeditare. On netau comment ce pauvre homme peut subvenir à lanourriture de tant d'ensans, il ria que le travail de sesmains pour subvenir à tant de dépense. Les petits Etatsnc peuvent pas subvenir , fournir a la dépense de laguerre ôc de l’artillevie.
UBVENTION. s. f. Terme de Finances. C’cst un droitdu vingtième denier, ou du fou pour livre, qu’on éta-olit fur les marchandises pour subvenir aux frais de„ lEtat. Subventio 3 fubfidium 3 auxilium.
Obvention , est aussi un droit extraordinaire qu’on de-mande à quelques Provinces dans certaines nécessités.Subventio.
“^VERSION, f. f. Ruine, renversement d’un Etat,d une lamille. Subverso , desrucho , ruina , excidium.Les guerres civiles ont été cause de la fubverson del’Empire des Maures en Espagne. Les procès opiniâtres causent la fubverson des meilleures maisons. Ilsn’íderent contrevenir à cette ordonnance , quoiqu’ilsvissent qu’elle alloit à la fubverson dc leurs lois.Vaug.
Ce mot est d’un service assez rate, & ne s’emploiequ’au figuré. On ne diroit pas la fubverson d’un édi-fice.
SUBVERTIR. v. a. Renverser, bouleverser. Subvertereevertere 3 pervertere. Les Hérétiques ont tâché de sub-venir toute la bonne doctrine de l’Eglise. Subvenir» k religion, les lois.g SUBVERTI, IE. part.
^ Ce verbe est encore moins usité que le substantif^ subversion , & ne s’emploie qu’au figuré.SUBURBICAIRES. adj. m. ôc f. Nom qu’on donnoit^ux provinces d Italie qui composoicnr le diocèse de^ome. Suburbicarius. Le terme signifie, qui est sous laVl ‘‘ e > c’est à dire , Rome. On les appeloit aussi urbi-c s\ r es. On compte dix Provinces que l’on appeloitJs^urbicaires. L’Italie, depuis le Pô jusqu’au Talon enai °h sept. Les îles de Sicile, de Coríe & de Satdai-8lle Assoient les trois autres. Saumaisea prétendu queP^t ces Provinces suburbicaires 3 il ne falloit entendre^ Ue es quatre Provinces voisines de Rome, dans lef-^ctles s’étendoit la Juridictiort du Préfet de Rome ,dans lesquelles étoit renfermé le Diocèse de l’Evê-{ j Uc âe Rome. Le P. Sirmond comprend tout l’Occi-c ‘it s 0Us l e nom s u burbicaires. L’opinion la plusEltaine, est, q Ue ces dix Provinces seulement s’ap-suburbicaires. Rusin , qui vivoit dans le íiè-attr l ’ 9 oncile de Nicée, explique le pouvoir qui estcn dT aU Pílpe ' dans le 6 e Canon dc ce Concile ,Cf qu’il avoir le foin des Eglises suburbicaires ;
à Ro J quelque étendue de Provinces soumises
si^nifi 16 â'une manière particulière: mais , quoi que
e « mot obscur, il ne regarde l’Evêque de Ro-d 5 j U< ! c °mme Patriarche en Occident, sans préju-bief ' lìRUalité de Chef de l’Eglise Universelle, sij£ c lcta b»e dans les siècles précédens. Fleury , H if.
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Tome VJI.
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SUBUTR AQUISTES. f. m. pi. Nom que l’on donne 1une branche d’Hussites, appelés autrement Callixtins.On les nomma ainsi, parce qu’ils donnoient la com-munion fous les deux espèces , sub utraque specie .
SUC.
SUC. s. m. Terme dc Botanique. Substance liquide, quifait une partie de la composition des plantes, & quise communique à toutes les autres parties, pour servirà leur nourriture & à leur accroiilement. Succus. Lesuc est aux plantes , ce que le sang est aux animaux.Il y a des sucs aqueux, vineux, oléagineux, gommeux,résineux ôc bitumineux, dc toutes fortes de couleursdc de saveur.
fCT Le suc nourricier, est à proprement parler, la partiedc la sève qui est propre à la nourriture des plantes.Succus nutritius.
ÇCT On appelle suc propre, succus proprius 3 l’humeurqui lemble particulière à chaque plante , telle que lagomme, la résine, une liqueur laiteuse, &c.
#3“ Suc , se dit aussi dune liqueur qui s’exprime desviandes, des fruits, des herbes, des légumes, &c. ÔCqui contient tout ce que ces corps ont de plus subf-tanciel. 1 irer, exprimer le suc d’un fruit, d’une plan-te. On tire les sucs par incision, par contusion , patexpression, par la cuillon, par l’infusion, &c. Cetteviande est trop rôtie, elle ria plus de suc. Les citrons,les oranges , font des fruits qui ont beaucoup de suc.Le vin est le suc des raisins. Ce melon est d un bonsuc.
Le suc de la liqueur vÉgetable. C’est le vin, en ter-mes dc Philosophie hermétique.
Le suc des lis blancs. En termes de Philosophie her-métique, c est le mercure hermérique. Dict. Herm.
Le suc de la Lunaire. Terme de Philosophie herméti-que. C’est la plus pure substance de l ot vulgaire, pur-gé Sc nettoyé, c’est-a-dite , réduit en mercure : ou lemercure du métal avec le mercure philosophai, patl’entremise de Vénus. Alors il est le véritable soufredes Philosophes, & le mercure des Sages & son sangapproprié, qu’il saur faire cuire avec lui. Les Philo-sophes appellent aussi le suc de la Lunaire 3 l’esprit dela Lune qui fixe le cinabre en fin argent, ce que jepuis dire ici avoir fait plusieurs fois. Mais le sucde la Lunaire qui fixe le mercure, riest pas une herbeou plante de ce nom : car il ne faut pas chercher dansune chose ce qu’ellc ria pas ; le vcgétable ria pas lasubstance du métallique, pour se pouvoir joindre par-faitement avec lui. D'où il faut conclure qu’il n’y aque les ignorans qui prennent à la lettre le dire desPhilosophes, lesquels ne parlent que métaphorique-ment ou similitudinairement, &c. Et quand avec lesuc de l’herbe de ce nom, ils ont un peu congelé lemercure, ils disent l’avoir fixé, mais à la moindre cha-leur tout s’cn va en fumée. Dict. Herm.
Suc, dans le corps animal. On donne ce nom à laplus grande partie des fluides qui se trouvent dans lecorps animal. Ainsi l’on dit suc nerveux. Suc pancréa-tique. Suc gastrique. Suc nourricier.
Suc nerveux. Liqueur qui , suivant quelques Méde-cins, se trouve dans les nerfs, d’où elle a tiré son nom.Nervosus succus. Glissm, Warthon, Willis, ôc plu-sieurs autres célèbres Anglois, ont parlé les premiersdu suc nerveux : ils croient qu’il sert dc véhicule auxesprits animaux,dont il empêche la trop prompte dis-sipation, & que les parties du corps en font nourries.Il y a bien d’habiles gens qui nient l’existence de ccsuc.
Suc pancréatique. Liqueur qui se sépare dans les glan-des du pancréas. Succus pancreaticus. Voyez Pan-créas.
Suc gastrique. Succus gasrìcus. C’est une humeurlymphatique , un peu visqueuse , presque analogue àla salive. II se filtre par les glahdes ou les tuyaux ex-crétoires de l’œsophage & du ventricule, pour lubri-fier ces parties, ôc pour aider à la digestion. C’est un
I acide violent qui exerce son action ou sur les alimens,
1 pour en faciliter la digestion , ou fur l’estomac lui-
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