suc
excellent que le nôtre, puisque c’étoitla plus fine moel-le de la canne , qui perçoit & se coagulcit à lan. Sau-niaise dit encore, De homonym. Hyl. Litre. c. xxxlx.
& Fragm. de Sacchar. p. 1 sy. & seq. que les Arabesont l’art de faire le sucre depuis plus de huit cens ans.D’autres prouvent .qu’il a été connu avant J. C. parces vers de P. Terentius Varro Atacinus:
Indica non magna nimis arbore crescit arundo ,
Illius extinelis premitur radicibus humor,
Dulcia cui nequeuntsucco contendere mella.
Quant aux cannes dont on prétend que les Indienstirent leur sucre , Garcias rapporte quelles font de lagrandeur d’un peuplier, Si lì groíles, qu’cn les tendantentre deux nœuds, on en fait de petites barques, ca-pables de contenir trois hommes. Olatis Vormius ,Hi(l. rer. rarior. sol. 141. ajouteque les Indiens en ba-lisent leurs mations.
. Matthiole j fur 1 c II. Livre de Dioscoride, c. ixxv.prétend que les cannes doit couloir le sucre des An-ciens , croient les memes que celles dont nous expri-' nrons le notre ; & Ton prétend que le nôtre a une qua-lité laxative, aussi bien que celui des Anciens, Sc qu’ilpurge la pituite. M. Bobel Médecin de Milmuyen, ditlavoir reconnu dans une femme hydropique, qui,pour supporter plus aisément la lois, rouloit dans labouche de petites boulettes Ac sucre, Sc qu’il s’apper-Çut que cela la purgeoit; de forte que depuis qu'elleeut fait cette remarque , toutes les fois qu’elle se vou-loir purger, elle pretfoit en guise de pilules, cinq oufix de ces petites boulettes, qui avoient, à coup fur, lemême effet. De plus, pour purger des gens pitui-tcúx , dit le même Médecin, on mêle du sucre dansles bouillons qu’on leur fait prendre. La caule de ceseffets, dit il encore, vient de ce que ksucre est de lasature de la rose, matière qui lui est commune avecle miel Sc la manne: Tailleurs il tire de la lessive dechaux vive des sels qui irritent les fibres des intestins,& produisent l’effet que nous avons dit. Mais les An-ciens paíloient ils leur sucre dans une lessive de chaux îQuoi qu il en soit, aujourdhui le sucre neutre pres-que .plus dans les remèdes parce qu’il pâlie pour ctrevilqueux, & faire des obstructions.
Les Géographes Orientaux disent que les plus greffescannes de sucre , & celles qui portent le sucre le plusfin, croissent dans le terroir de la ville de Soulalacfa,qui est dans la partie la plus occidentale de l’Afrique,fur la côte de l’Océan Atlantique, au pied du montAtlas, faus le quinzième degré trente minutes de lon-gitude , & sous le trente-deuxième degré de latitude,lclon les Tables Arabiques de Nasti-Reddin j Sc d’U-hig-Bcg. D’Herb.
On demande dans uneThcse de Médecine,soutenuea saris par M. Linguet de Reims, lì le sucre est unassaisonnement convenable à la lanté. L’Auteur tientf affirmative j Sc prétend que c’est quelque chose de fibfiu, que fi l’on veut vivre long temps, il ne faut pasappréhender de manger au moins une livre de sucrePar jour. Journal des Sav. in-11. Juillet 1731 .p. 12.61.
CUx Hui voudront voirce qui se peut dire pour Sc con-j le c > doivent consulter sur ce sujet le Traité
, es Offpenses du Carême par M. Hecquet, impriméC1CZ S av ^ lc G tue S. Jacques, Sc le Traité des ali-mens deCarêrncpar M. Andry, imprimé chez Jean-aptilte Coignard, rue S. Jacques, à la Bible d’or. Ilsy verront cette question débattue au long , & pourrontPat ce moyen juger plus sûrement du parti qu’ils au-
a prendrez. n68.
t-es Confiseurs Pharmaciens Sc Officiers de cuisineonnent zi\s ucre j u f qu - a f ix degrés differens de cuisson,le chacun leur nom particulier, qui font le lissé yDo\’ e s on ffié à la plume, à cassé, au caramel.
q * t0Us ces mots expliqués chacun à leur rang.apppelle, confitures à mì-sucre, les confitures
P ‘i ne tttet que la moitié du sucre qu’on a accou-
tume de mettre aux autres. Ac. Fr.
n V" cre d’Avaucan Sc d’Andaguelais est le meilleurU terou. Fréz./?. 166.
Tome FII.
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On appelle sucre brut, celui qui n’est pas affiné.Saccharum rude. Après Raffinement, on l’appclle/Lcreblanc. Saccharum album. Le sucre Royal ou sucre fin ,est le plus épuré Sc le plus blanc, lequel ne se dissoutpoint dans le bon esprit de vin bien rectifié. Le sucrerouge est la moelle du sucre, telle qu’on la tire des can-nes, sans être affinée. On failoit autrefois, en Hollan-de, des pains d csucre de dix-huit à vingt livres, qu’onenveloppoit dans des feuilles de palmier : ce qui le fai-soit appeler sucre de palme. Ce sucre étoit blanc, gras,d’un goût de violette.
Le sucre candi est de deux fortes,,,le blanc Sc le rou-ge. Le sucre candi blanc se fait avec Au. sucre blanc raf-finé j qu’on cuit avec de l’eauen sirop bien épais, puison le verse dans un vaisseau deterre, où l’on a arrangéplusieurs petits bâtons-, on place le vaisseau dans uneétuve, dont la chaleur loir médiocre, Sc toujours éga-le pendant quinze jours:leyircres’attache aux bâtons& aux côtés du vaisseau, Sc s’y candit:onle retire,& on le laisse égoûter Sc sécher. Le suc candi rouge ,se fait de la même manière, avec cette différence, quel’on.emploie du sucre rouge. Ccssucres lont bons poul-ie rhume, Sc pou r faire sortir le crachat.
Le sucre d’orge, est du sucre cuit à casier, & jeté surun marbre oint d’huile d’amande douce, Sc ensuiteformé en bâtons tortillés, longs comme la main, Scgros comme le doigt. Saccharum hordaceum. On de-vrait le cuire avec la décoction d’orge, d’où il a prisson nom : mais pour le rendre plus beau Sc plus agréa-ble , on íclerrd’eau commune.
Le sucre rojat, est Au sucre blanc, clarifié Sc cuit enconsistance de tablettes dans de l’eau-rosè. Saccharumrosaceum. Lorsqu’il est cuit, on forme des tablettes detelle grandeur qu’on veut, ou bien on le fait en petitesgrenailles, en le remuant julqu’à ce qu’il soit sec Sc re-froidi. 11 est propre pour adoucir la poitrine.
Sucre tapé. Ce n’est que du sucre terré, préparé d’unecertaine manière, Sc mis en petits pains depuis troisjusqu’àíept livres.
On fait auíîì Ausucre avec le suc qu’on tire de l’é-rable asiez commun tlans l’Amérique leptcntrionale.On le tire par les incisions qu’on y lait, ou par des trous"percés avec un forer.
$ZL Les Chimistes donnent le nom de sucre à quelques-unes de leurs préparations.
Sucre de ptomb , ou de Saturne. Voye\ Sa-turne.
On appelle, en Chimie, le sel de Saturne, sucre deSaturne , a caule de la douceur. Il íe lait avec le plombdissous dans le vinaigre distillé, dont on fait évapo-rer environ les deux tiers : on laisse refroidir le reste dcil íe forme des cristaux blancs qu’on purifie par desdisiolutions & des cristallisations réitérées. Le sucre deSaturne pris intérieurement est bon dans la íquinan-cie& dans les flux de ventre. On l’emploie aussi dansles pommades pour les dartres Sc pour les autres in-flammations.
On dit proverbialement de celui qui manque deschoses le plus nécessaires à fa profession, que c’est unApothicaire fans sucre. On dit d’un homme doucereux ,que c’est tout miel Sctoxxtsucre.
SUCRER, v. a. Assaisonner avec du sucre. Sacckaro con-dire, aspergere. Les confitures trop sucrées lont fades,celles qui sont à demi-fucre sont meilleures. On sucrele lait, la pâtisierie qu’on présente au dessert.
Sucrer , se dit figurément & familièrement, pour signi-fier , adoucir l’amertume de quelque chose , la faire re-cevoir ou souffrir, la faire avaler ou digérer plus faci-lement. Lenii , mitigare. Les siatteurs ne parlent qu’a-vec des paroles Jucrées. Il % sucrent Sc dorent la pillule,quand ils diíent quelque choie de fâcheux. La volup-té est bien pìussucree , quand elle cuit & quand elleécorche, que quand elle est trop facile. MoNt.
Et sucrant d’un souris un discours ruineux,
Accusent un chacun des maux qui font en eux.
Régnier.
On dit bassement Sc grossièrement, je crois que tu
Ttttt