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réditaire ayant d’abord été restreint à la ligne masculi- ,ne, avoir été depuis étendu aux femmes, mais confor- Jmément au Règlement fait à Noorkopping, 8 c au testa- ìment du Roi Charles XI, fait en 169 3. Que la PrinceíleEléonor Ulrique avoir reconnu tout cela dans la let-tre aux Etats» Ils élisent eníuite cette Princesse Reine deSuede, des Goths &des Vandales, & déclarent, queli elle meuroit lans enfans mâles, les Etats rentrerontdans le droit de faire une nouvelle élection: que pourcet effet ils s’asscmbleront à Stockolm, lans qu’ilsoitbeíoin de nouvelle convocation, & procéderont à unenouvelle élection, trente jours après le décès de la Rei-ne ou du Roi, fans que personne puisie prétendreà la Couronne, sous prétexte de droit héréditaire.
ÇjíZt Le Gouvernement de Suede n’a pas toujours été lemême. L’autorité des Rois fut pendant plulieurs siè-cles tempérée par celle des Etats. Le Gouvernementn’étoit point purement monarchique ; une grande par-tie de la souveraineté 8 c de la puilíance législative rélì-doit dans la nation représentée par les Erats composésdu Clergé, de la NoblelIe,de la Bourgeoisie, trois Or-dres auxquels a été adjoint depuis l'Ordre des Pay-sans. Sous Charle XL, en 1680, les Etats renoncèrentà leurs privilèges; le Roi devint ablolu, & l’on laitcombien Charles XII uía de ce pouvoir : son génieguerrier & ses malheurs réduisirent la Suede à un étatdéplorable. Sa Soeur, la Princesse Ulrique-Eléonore,qui parvint au Trône après lui, crut gagner les cœurs,
& procurer des remèdes aux maux préíens, en remet-tant la souveraineté aux Etats. L’acte cn fut passé aucommencement de 1419, & , fans entrer dans le détailde cette fameuse convention, il suffit d’obíerver que lapuilíance lupreme y est déférée aux quatre Ordresdes Etats ; que l’administration de routes les affaires estconfiée au Sénat composé de íeize Sénateurs , que lesSénateurs nomment aux grandes Charges, en proposant trois lu jets , d’entrc lctqucls le Roi préfère quibon lui íemble: que le Roi lait connoître les matièresqui doivent ctre agitées dans le Sénat, lequel en déci-de à la pluralité des voix: après quoi fa Majesté signeles expéditions: qu’enfin le Sénat est relponíable de laconduite aux Etats qui s’assemblent tous les trois anspour examiner l’administration, 8 c porter de nouvellesloix, s’il est nécessaire. Cette forme de Gouvernementa été confirmée par tous les Princes qui ont porté lacouronne depuis la Reine Ulrique Eléonore, & notamment par fa Majesté aujourd’hui régnante. Le Roi n’adonc quune prééminence, il est pour représenter, maisnulle autorité suprême & législative. Ò11 observe cnlui parlant les démonstrations dc fidélité, d’obéiílkncc8 c de soumission, 8 c au fond il ne peut rien comman-der, si la loi n’a passé avant lui. Il le fit en 1456 uneconjuration pour changer cette constitution, & pourétablir le Gouvernement purement monarchique. Lamine devoir jouer la nuit du 2.1 au 22 Juin.(les Eratsle tenoient alors. ) Des contre-temps firent remettre lapartie à la nuit, suivante , & dans l’intcrvalle elle futéventée, 8 c les conjurés punis ou dilsipés.
Faire un voyage en Suede 8 c en Bavière : espèce deproverbe ; c’cst à-dire, suer & baver pour une maladievénérienne. Lb) Suer.
SUEDE PROPRE, ou SUÉONIE. Nom d’une des sixparties générales du Royaume de Suede. Suecia pro-pria , Suconia , Suevonia. Elle est entre les montagnesdcNorwege & le golfe de Bothnie, bornée au midipar la Gorhie , 8 c auqord parla Laponie Suédoise.Onla divile en deux parties, la méridionale porte le nomde Suede particulière, & comprend l’Uplande, LaSu-dermanie, laNéricie, la Wcstmanie 8 c la Dalécarlie.
La septentrionale prend de la situation le nom de Nor-delles, & renferme la Gestricic, l’Helsingic, laMédel-padie, la Jemptie 8 c l’Angermanie. Mat y.
La nouvelle Suede. Suecia nova, c'est une contrée duCanada, dans l’Amériquc septentrionale. Elle a la Vir-ginie au midi, 8 c la rivière du Sud la sépare au nord dunouveau Pays-Bas. Christiana 8 c Gatbourg cn font leslieux principaux Les Suédois en ont été les premiersmaîtres, ensuite les Hollandois, maintenant les An-glois lapoiìèdent, de même que le nouveau Pays-Bas,
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8 c ils donnent à ces deux Pays le nom de nouvelleYorck. Mat y.
SUÉDOIS, OISE, f. m.& f & adj. Nom dc peuple- Quiest de Suede. Suecus , a , uni. Les Suédois íont bienfaits, bons íoldats, robustes, 8 c capables de íouffrir lesplus grandes fatigues. La Noblcííe Suédoise est nom*breuleìk fort polie. U11 Régi ment Suédois. Les troupesSuédoises. Sa majesté Suédoise.
SUÉE. f. f. Terme populaire, qui signifie, soudaine in-quiétude mêlée de crainte. Trepidatio. On lui donnaune fielleuse suée. Il eut une terrible suce.
SUELLI. Nom de lieu. Suellis. C’étoit autrefois uneville épiscopale de la Sardaigne. C’est aujourd’hui unvillage, situé à cinq lieues de Cagliari, vers le cou-chant. Son Evêché a été uni à l’Archevêché de Ca-gliari , dont il étoit sustragant. Maty.
SVELTE, adj.Terme de Peinture 8 c d’Architecture, stuîsignifie léger, dégagé ^menu. Solutus , levis , tenuis .Il le dit de la colonne Corinthienne, ou des tableauxpeints avec une grande liberté de pinceau, 8 c undégagement des parties. Ainsi une figure svelte est unefigure d’une taille légère , délicate, un peu alongételles que les a faites le Parmesan. Les Italiens dii £Iltsvelto. Félibien, ou son Imprimeur, écrit suelte P* run u voyelle , c’est une fuite. Les figures des tableauxd u Poulsin font sveltes.
§ 3 “ On le dit auffi substantivement. Si le Temple d e *®paix construit à Rome par Vefpasien, avoir eu , aUlieu de trois arcades, six de chaque côté, 8 c aude quatre colonnes, lent, la voûte croisée a u roi t £l1alors ce svelte qu’ont celles de Notre-Dame d’Amk nS >de Saint Ouen de Rouen, de Saint Etienne de Bout'ges. Lettre dans les Mém. de Trév. Mai 17S 9 ‘
Ce mot vient de l’Italien svelto. ,
SUEN, EN NE. Vieux pronom posteffif de la troifi £sn ®pcríonnc. Sien, 8 c quelquefois , ion. ëorel. SuuSr
a , um.
SUÉONIE. Su£de propre. .
SUER. v. n. 8 c quelquefois actif. Pousser quelquemeut au-dehsrs du corps par les porcs. Sudare > íA \j udare , sudorem emittere. Les Ouvriers qui trava *" c11par la chaleur suent à grosses gouttes. Ce malade/^ *c’est un bon signe. Ce pauvre homme suoit d etigue. ( .,
O11 dit par exagération, qu’un homme sue d e ! el 'cre , de 1 huile, pour dire , que fa sueur a quctstchoie de noir, dc gluant, d’huileux. , -
Suer , se dit par extension, cn parlant de l’humidk 6 stest attachée à la superficie des corps. Sudare ,dare. Les murailles suent pendant le dégel ou le b r ? UIlard. Les Payens prenoient pour prodiges quandidoles (noient. On dit auffi qu’on fait suer destons, des truffes, & autres mets, quand a P lx ^ ' nl j-bouilli, on les couvre pour faire exhaler leur "dite. . a
sc? On dit en Agriculture que les foins suent, 10le reste de l’humidité qu’ils contiennent en í° Llvaporant. On dit la même choie du ble. . ,•
§ 3 " Dans les Manufactures de tabac, fane fa er ‘ eSles de tabac, c’est en faire un lit fur le planche t, &vqu’ellcs ont été féchées fur des cordes, en Jesen ^ [a tfaut les unes fur les autres. Ou les laistc en cC ^ al tjusqu a ce qu’elles s'échauffe n t : après quoi onle tas, qn retourne les feuilles, & on les ariang ^core comme la première fois. Cette sueur sacnedinaircment en quinze jours. 1
§ 3 * Suer , pris dans un sens figuré, signifie se ve _ter beaucoup, se donner beaucoup de peine p ^ ttenir à bout de quelque chose. Il a bien suc ss 0 e lI p roC èsaffaire, fur cet ouvrage. Sudavit & alfit. n-„ m a li'l’a bien fait suer. Negotium facessere ; trio s 1 #
cui aspergere , exhibere , addere , molejti iofficere. . n e st
En parlant d’un homme dont Ia couver a 1 -
pesante & importune , 01a dic, c’est un homine st
fur suer. Acad. Fr. , , j 0 n lui
On dit qu’on a (msuer un homme, qua .ni ^
a fait une grande peur , quand on lux al’axgcnc.