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Tome septieme. [PRO - TE.]
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SU F

la province de Bugie, elle se décharge dans la merMéditerranée, à six lieues de Gigery , vers le levant.Mat y.

SUFFETE, f. m. Nom de Magistrat chez les anciens Car-thaginois. Suffetus. Les Sufferes étoient les premiersMagistrats des Carthaginois. Aristote, Liv.IV chap.T.xx j Sc Polybe appellent Rois, les Suffetes desCarthaginois. Court. Le Gouvernement de Carthageétoit mixte, c’est à-dire, Aristo Démocratique, com-me celui de la République.Romaine, Sc de routes lesRépubliques de la Grèce. 11 y avoir deux premiersMagistrats appelés Suffetes, dont le pouvoir ne du-roit qu un an. Le Sénat formoit le Conseil d'Etat. LesSuffetes convoquoient le Sénat auquel ils préíìdoient;ils proposoieut les matières fur lelquelles il falloir dé-libérer, Sc rccucilloient les voix. Lorsque tous les t us-inages des Sénateurs éroient uniformes, ils décidoientsouverainement : mais lorsque les avis le trouvoientpartagés, les affaires éroient portées devant le peuple.Obser. fur les Ecr. Mod. T. XXII, p. 21 S.

Ce mot vient du Punique Sc de l’Hébreu ,Schaphat , juger, Sc lignifie Juge. C’est ainsi queles Hébreux ont appelé Juges , leurs premiers Gou-verneurs.

#GF SUFFIRE, v. n. Je suffis, tu suffis, il suffit. Noussuffisons j vous suffiseils suffisent. Je Juffisois. J’aisuffi. Je suffirai. Suffis , suffisois. Pouvoir lubvenir,pouvoir satisfaire à quelque chose. Appliqué aux per-sonnes, ce verbe lignifie qu’elles ont les forces , lestalens nécelíàires pour faire ce qu’clles se proposent,ou ce qu’on exige d elles. Appliqué aux choses, il indi-que qu’elles font de la qualité ou dans la qualité néces-saires. Sufficere , fatis effe. Cela me suffit. Satis mihies. Quatre drachmes suffisent. Satis sunt quatuordrachma, ou sufficiunt. Cinq pains suffirent miraculeu-sement à nourrir cinq mille personnes dans le délert:S. Matth. C. XIV. Tout le bien de Crésus ne sus z-roit pas à contenter un ,avare. Dieu le suffit abon-damment à lui-même. Maleb. Nul travail ne suffità son zèle. Fl. Pélage soutenoit que l’homme le suf-fi soit à lui même, Sc qu’il avoir en lui une capaciténaturelle de faire le bien ou le mal. Id. La vie quiest courte, Sc qui ne suffit presque pour aucun art,suffit pour être bon Chrétien. Nie. La vertu a celad’heureux, quelle se suffit à elle-même, & qu’ellesaitse passer d’adrairateurs. La Br. Un cœur fans partagem’a toujours suffi, Sc me suffira toujours. Ch. de M.Les jours entiers suffisent à peine à la ferveur devos oraisons. Flech. Ce Ministre ne sautoir suffire àtout. Ce valet ne peut suffire à servir tant de maîtres.11 ne peut suffire aux dépenses de fa femme.

Tout mon cœur ne sauroit suffireAux transports que t amour m’inspire.

Des-H.

On dit dans les Lettres de Chancellerie, s’il vousappert de tels Sc tels faits. Sc de tant que suffire doi-vent. Quantum potefi sufficere.

Suffire, se met quelquefois impersonnellement, & lenom qui devroit être son nominatif, devient son ré-gime, Sc se construit avec la particule de. Il suffira devous dire, de vous avertir, lìsuffitza Sage de fa vertu,du témoignage de fa conscience, pour être heureux.Dans la Batrochomyomachie, Mars dit à Jupiter :

Nos efforts seront vains ,

F n vain Pallas & moi , nous armerons nos mains ,Pour arrêter des rats la vaillance funeste ,

A peine il suffira de la troupe céleste. Bon..

C'est-à-dire,à peine la troupe céleste suffira.

C!n dit quelquefois dans le style familier, cela/â$V,ou simplement, suffit , pour dire, c’est allez, n'enparlons plus.

^ >en s e , s tu le veux ; mais applique tes foinsA ne m’en point parler , ou . suffit.

Mol.

SUF

AI" SUFFISAMMENT, adv. Dans l’usage ordinaire,synonyme d allez . Satis , juffic 'unter. J’ai du pain/à/-jisamment pour deux jours. Je n’ai pas de bl è suffi-samment peur ensemencer mes terres.fjCT Allez & suffisamment , dit M. l’Abbé Girard, re jgardent également la quantité; mais ast’e\ a plus derapport à la quantité qu’on veut avoir, Sc suffiffi m ~ment en a plus à la quantité qu’on veut employer.L’avare n’cn a jamais affe ^,il accumule lans celle. Leprodigue n’en a jamais suffisamment , il veut toujoursdépenser plus qu’il n a. t

On dit en voila suffisamment , lorsqu’on en a pré-cisément ce qu’il en laut pour 1 uíage qu’on en veutfaire : Sc affe^ } quand un n’en veut pas davantage.Suffisamment paroît marquer moins de quantitécpi'affe^. Quand on dit qu’on a affe% d une choie,»íemble que ce qui seroit de plus y íeroit de trop > &que quand on dit suffisamment , ce qui Ieroit de plu Sn’y seroit que l’abondance, sans être de trop. Gn ditd une petite portion Sc d’un revenu médiocre, qu° nen a suffisamment j mais on ne dit guère qu’on en*affex.

$3" Assez a une signification plus étendue. Suffiss* 1 'ment renferme dans Ion idée un rapport à l’cmploi deSchoies, qui lui donnent un caractère plus particulieren borne listage a un petit nombre d’occalrons. Gel*affe^ d uire heure à table, pour prendre sffisamtnfMde nourriture; mais ce n’est pas àjje\ pour ceux qui eslfont leurs délices.

Suffisamment , pour dire, avec présomption, nflse dit point. On n’a jamais dit, parler, a.glYJuffj a,,l "ment.

%JT SUFFISANCE, s. f. Ce qui suffit. Idonea copi**quod satis est. Ce terme n’est guère que du ffyl cmillet. Si vous n’avez pas suffisamment de'vivres,P s ®nez cir votre suffisance. Il ne désire plus rien, il asuffisance de bien. ,

On dit proverbialement, qui n’a suffisance, !ìirien , pour dire , que quelques biens que pesiede u"homme, s’il ne fait pas s’en contenter, il est * umalheureux que s’il n’avoit rien. .

ÇCT A Suffisance. Manière de parler adverbiale,mise dans le style familier pour dire suffilamnie 111,y a eu du blé cette année à suffisance. . ,

Suffisance, le dit en termes de Théologie, en P ^ eJde la grâce. Suppolé que tous les hommes a y ent ,, estgrâces suffisantes, il n'y a rien de si facile quef*conclure, que la grâce efficace n’est pas nécest* 11 ^ ^puisque cette nécessité excluroit la suffijance q»supposé. Pas c. S afficientia } cn termes de l'Ecok- ' 'Grâce suffisante.

Le mot de suffisance , en parlant des choies 's° ^les, devient équivoque, Sc le prend en bonnemauvaise part, íuivant les occasions où on 1 e111 j 1 írer—Sc les autres mots qui l'accompagncnt, & el1minent la signification. ;

tfT Suffisance, signifie quelquefois capacité, ^té, aptitude pour un emploi. Voye% ces lll0ts ',/ainsi qu’on dit dans les Lettres de Chancellestres: le Roi étant informé de la capacité &ce.... Les Seigneurs particuliers en diíenr autantles provisions qu’ils donnent pour des Gfhccs Jdicature. Montagne dit que les grandeurs de off ^ne se trouvent guère jointes à la suffijance. 1VÌ 'V , a _mot, quand il est seul, se prend dans unie' 15 ^u-vorable; Sc quand on dit d’un homme q 111 ' 3coup de suffisance , tout le monde entend qu 1 acoup de présomption. r lX lT ié-

Suffisance, se dit plus ordinairement du a V;1 _rite. C’est le ridicule de celui qui, sa» s alI ^ es qu’illeur réelle, croit Sc veur faire croire aux a ffìs afl cea du mérite, des talens, de la capacité. r ' a -/ gupri-de ce jeune homme est intolérable. J oyt\sant. - si -ifieZ»

SUFFISANT, ANTE. adj. Qui sâ, cm> f c erSufficiens , quod fatis eff. La provi ion e vi p a -vaisseau vík suffisante que pour rrois mois. * ^lais on débat les cautions, quand elles nsuffisantes Sc solvables.