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Tome septieme. [PRO - TE.]
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9io SUR

SURACHETEE v. a. Acheter une chose plus qu’ellene vaut. Carias aquo ancre. C’est le terme relatif àsurvendre. J’ai cté obligé de suracheter ce morceaude terre, parce que cela faiíoit mon jardin carré.SURACHETÉ,ÉE. part. '

fs? Ce verbe nous a donné surachat qui est peuusité.

SUR AIGU, UE. adj. Terme de Musique. Le tétracordedes suraigiies a été joué par Gui-Aretin.

SURALE. í. s. Sc adj. Terme d'Anatomie. C’est uneveine considérable, faite de plusieurs autres veines,qui viennent da gras de la jambe Sc de Textrémité dupied , elle va le terminer à la crurale.

Ce mot vient du Latin sura , ìc gras de la jambe.SUR ALLER. v. n. En termes de Chaste , se dit quandun chien palle lurles voies fans crier, ik fans donneraucune marque que la bête y ait passé. Tacitus pra-terire. On dit aullì, se suraller , se surmareber, pourdire, revenir sur les erres Sc fur ses pas, repalser par lemême lieu. On dit aullì, aller lui loi, pour lignifierla même choie.

SURANDOUILLER. f m. Terme de Chasse. C’est lesecond cor qui est lur la tête du cerf, qui poulie au-del-lus de l’andouiller. Cervi cornu surculus, digitus , ra-mus secundus,

££? Ce qu'on appelle sur-andouiller, est plutôt unan-douiller plus grand, plus long que les autres, qui setrouve à la tete de quelques cerfs.

SURANNATION. si f. Terme de Chancellerie, quile dit des lettres qu’on obtient pour valider d’au-tres Lettres de vieille date, à cause que la force dusceau ne dure qu’un an pour les choies qui ne fontpas jugées ou exécutées. Les Lettres de suranna-tion commencent par ces mots : A nos amés Scféaux les gens tenans, &c. Voyez Suranné.SURANNER. v. n. Qui fe dit de ce qu’on laisse vieil-lir, ou qu’on garde après un an de date. On le ditparticulièrement des Lettres de Chancellerie, qui nepeuvent avoir d’effet au-delà de l’année dans la-quelle elles ont été obtenues. Prafinitum tempuspraetergredi. Il ne faut pas suranner ces Lettres dusceau sans les faire signifier. On disoit autrefois lesuran pour signifier la même chose.

SURANNÉ, ÉE. part. Sc adj. Ce terme s’appplique àcertains actes publics, à certaines lettres, lorsquel’année au-delà de laquelle ils ne peuvent avoir d’ef-fet, est expirée. Un Committimus , un brevet est su-ranné après un an. Procuration surannée.fsT On le dit de même des concessions, qui, fauted’être enregistrées dans le temps prescrit, deviennentnulles.

On le dit aussi de ce qui est vieux ou pasté, re-gardé còmme tel. Veterascens , veterarius , obsole-tus , exoletus. Dans ce sens on le dit également deschoses Sc des personnes. Habit suranné. Un surannéDamoitcau. Mol. Une fiWesurannée. Rien ne choquedavantage qu’une femme surannée qui a des airs ga-lans. Bell. Une beauté surannée. ScaR. Il y a desphrases, des modes surannées qui font vieilles Sc horsd’usage. Ne vous amusez point à Téloquence froideSc surannée de Platon de de Démosthène. Abl. Elo-quentia f rigida & exoleta. Un mot moisi Sc suranné.Bay.

SURARBITRE. f. m. Tierce personne dont on convientpour juger à Tamiable un différend, quand les deuxarbitres qu’on a nommés font partagés. Tertiusarbiter. On le dit aussi, quand il y a plusieurs ar-bitres nommés , Sc d’avis différent de ceux quel’on nomme de nouveau , pour faire cesser leur par-tage.

(fCT SURARD. adj. qui n’est d’usage que dans cettephrase, vinaigre surard, pour dire, vinaigre pré-paré avec des fleurs de íur-au. Acetum Sambuceum.SURATF. Nomd’une ville du Mogolistan en Asie. Su-rata. Elle est dans le royaume de Guzarate fur la ri-vière de Tapte, à trente trois lieues dc Cambaye ,vers le midi, & à deux lieues du Golfe de Cambaye ,ou elle a un des meilleurs ports de tout l’Orient.Aussi est-elle une des plus marchandes ; les Anglois,

SUR

les Hollandois, les François,les Arméniens y ont desmagasins; la ville est bien bâtie, & défendue par unchâteau On croit que ce pouuoit être l’ancicnnneS aras ra. Maty. Surate est à quatre-vingt dix degrésde longitude, Sc vingt-un degrés dix minutes de latinnord.

SURATE, f. f. c’est-à-dire, leçon. L’Alcoran est diviseen ii4 chapitres qui font appelés Surates, parceque chaque chapitre étoit une leçon que TAuteurdonnoit à apprendre à ses Sectateurs. M. Pleifter a faitun sommaire de chacune des Surates de l’Alcoran, Scde la récompense qu’elles promettent à ceux qui lesliront.

SURBAISSEMENT, f. m. Terme d’Architectute. De-pressio. C’est le trait de tout arc bandé en proportioncirculaire ou elliptique, qui a moins de hauteur quela moitié de la baie, Sc qui est par conséquent au-dessousdu plein cintre; Sc surhaussement est le con-traire. On dit aussi íurhauller Sc surbaisser, pour don-ner à un arc plus ou moins de hauteur que la moinede fa base.

SURBAISSER, v. a. Faire une voûte, une arcade quis’abaille par le milieu. Fornicem delumbare , deprime-re. Il ne íe dit guère qu’au participe. Une voûte susbaissée, c’est celle qui n’est pas en plein cintre, ma**qui s’abaisse par le milieu, & qui forme une figure el-liptique. On dit aussi voûte en anse de panier.

SURBAISSÉE, ÉE. part. Sc adj. Deprejsus.

SURBANDE. f. f. Terme de Chirurgie. Secondebande ou ligature qu’on ajoute à une premièrebande pour la tenir plus ferme fur la plaie. Secundoligatura.

fsT En termes d’Artillerie, c’est la bande de fer quicouvre le tourillon d’une pièce ou d’un mortier quandils font fur leur affût.

fsT SURBOUT. Terme de Charpenterie. On appellearbre sur-bout, une grosse pièce de bois qui tournefur un pivot, Sc reçoit divers assemblages de char-pente pour des machines. Encyc.

SURCASE. f. f. On appelle ainsi au Trictrac une caleremplie de trois ou quatre dames, ou les dames surnu-méraires de cette même case.

SURCENS. f. m. Terme de Jurisprudence féodale.une rente noble, foncière, qui est due au Seignc^fdu fief, outre le cens qui y étoit déjà imposé, fl ulportoit des profits de lods & ventes. Secundariusveclïgal. C’est le second ou dernier cens , ou rentequi est due après le chef ou premier cens ou rente»Sc est tenu d’un Seigneur en censive, & s’appeN®sourcens , soucens, soucenfier. Dans la Coutum cd’Artois surcens se prend pour un arrentement. s )£Laur.

tíCT Le surcens qui est établi pour tenir lieu du P f ?'duit de Théritage, est ordinairement plus considé-rable que le cens imposé pour marque de la Seigneu-rie. On Tapelle aussi croît ou augmentation de ceIlS ‘Census augmentum.

SURCENSE, ^ans la Coutume du Boulenois, artic.145. C’est la même chose que surcens. Voyel cCmot.

SURCENSIER , ou SOURCENSIER , IERE adj-m. Sc f. Terme de Coutume. Une rente su rc s n ^siere ou sourcenfiére , est la même chose que í ut 'cens.

SURCHARGE, f. f. Nouvelle charge ajourée à une pre-mière. Novum onus, nova Jarcina. Ce cheval est aï echargé, \xntsurcharge Taccablera.

Surcharge. Enfermes de Coutume, c’est un cens, unrente, ou un devoir dont un héritage féodal ou cenluest chargé, outre le premier, outre le cens, rente 0devoir féodal. . ,, „ r

.< 82 - Surcharge, en fait de Tailles, c est exce ede ce qu’on devroit porter légitimement, y a J ucharge , lorsqu’un contribuable a plus de taiqu’il n’en devroit avoir , si 0,1 U1 nendoir j

tice. , r

Surcharge, fe dit encore figurément pour hncro G

augmentation dc peines, de maux. Access.perdu fa femme » Ion proces. C est une grau J