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Tome septieme. [PRO - TE.]
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^ SUR

en la Cour, portent surséance de routes poursuites. En ,connoiílance de cause on lève les surséances. Obtenirune jurséance d’un an. Abl.

11 s’emploie auffi figurément. Quel est: THéraclitequi ne donnât quelque moment de surséance à íà gra-vite & à fa cristeíle, en filant ces vers î Let. au P.Adam.

SURSÉE. Nom d une petite ville de la Suisse. Suria.Elle est dans le canton de Lucerne, lur la rivière deSur, à Tendrait où elle fort du lac Sempach, entre laville de Luccrne & celle d’Ara w, environ à cinq lieuesde chacune. Sursée est une ville qui íe gouverne parelle-même, fous la protection des Lucernois, auxquelsson Avoyer, qui est le premier Magistrat , prête ser-ment de fidélité. Mat y.

SURSEMAINE. í. f. Ce qui est en deçà ou au-delàd’une semaine. Insra velsupra hebdomadam. La pro-vision ordinaire du pain n’a pas suffi, il a fallu enacheter en sursemaine ; & au contraire , il en est restéen sursemaine, pour la semaine suivante. Mauvais jar-gon.

SURSEMER. v. a. Semer une nouvelle graine fur unchamp qui est déjà ensemencé. Superseminare ^super-serere. L’Evangile propose une parabole de celui quiavoit semé son champ de bon grain, & de son enne-mi qui y vint la nuit susemer de mauvais grain. Enplusieurs lieux on surseme de menus grains fur le bonblé.

SURSEMÉ, EE. part.

Surseme, ledit particulièrement des pourceaux ladres,qui ont des grains semés deçà ct delà lur la langue.Les por essursemés qu’on trouve chez les Chaircuiticrs,font confucables avec amende. Lepris superspersus.Elephantiacus , leprosus , maculis elephantiacis as-persus. Il y a des Officiers , Conseillers du Roi , Lan-gueyeurs de cochons, pour viliter ceux qui font la-dres , ou sursemés.

$ 3 * SURSEOIR, v. a. Quelques uns conjuguent: je fursied..... nous surséons. C’est une faute. Il faut dire :je sursois sursois 3 il sursoit ; nous sursoyons, voui

sursoyei , ils sursoient. J c sursoyois,..., je surfis . je

surseoirai.... je surseoirais.... que je surfisse. Les au-tres temps font inusités. Voye-^ la Gram. de M. Res-tant. C’est suspendre, retarder, différer le jugementd’unc affaire , Inexécution d’une contrainte. Superse-dere , differre. Il y a un commandement de surseoir hpoursuite de ce procès, la clôture de ce compte, jus-qu'à nouvel ordre. La grossesse qu’a alléguée cette fem-me condamnée, a fait surseoir son exécution. Cet ar-ict porte défenses, & cependant surfis , toutes chosesdemeurant en état. Son supplice fut plutôt/èr/ífi, queson crime ne fut pardonné. Vaug. Surseoir ion travail.Supersedere operam.

$3 On dit aulíi neutralement ; surseoir au jugementd une affaire , surseoir à l’exécution d’unc Sentence.Comperendinare.

$3 Le participe actif sursoyant est auffi usité au Palais.SURSIS, ISE. part & adj. Protelatus , prolatus. Paye-mentyttr/zfi , assemblée sursise.

Sursis, se prend quelquefois substantivement en termesde Palais, &í signifie, délai. On a ordonné un surfis. Ila obtenu un surfs. Ac. Fr. Comperendinatus.SURSOLIDE.f. m. Terme d’Algèbre. C’est la quatrièmemultiplication de quelque nombre que ce soit, prispour racine. Supersolidum. Ainsi le nombre deux, prispour côté ou racine, multiplié par soi-même, produitquatre, nombre carré, qui est la première puissance;& quatre multiplié par deux, produit huit, nombrecube & solide, qui est la seconde puissance de la ra-cine deux; & huit multiplié par deux, produit la troi-sième puissance seize,nombre carré de carré; & seizemultiplié par deux, produit trente-deux , qui est íaquatrième puissance ou nombre sursolide.SURSOUTE. s. f. Voye-{ Soute. C’est la même chose

ctictIt Coutume de Berri, tit. xiv , art. i j.oUKi AUX. s. m< Taux injuste, & qui excède les for-ces de celui qui l e doit payer , ou la proportion dontil pourroit être tenu. Les oppositions en surtaux sedoivent juger sommairement pat les Elus, suivant TOr-

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donnance. Superimpofitio , gravior taxatio.

SURTAXER, v. a. Taxer trop haut un contribuable àquelque imposition, foie à proportion de la tommeirnpotée, soir à l’égard de íes forces, pour satisfaire aupayement. Tributum Jupenmponere

SURTAXE, EE. part. Superimpositus.

SURTONDRE. v. a. Surtondre la laine, c’est couperavec des forces les extrémités les moins fines des toi-sons, avant que de les laver. Ces extrémités s appellentmèches. Emecher , c’est ôter ces mèches.

SURTOUT. 1 . m. C’est un nom qu on a donné à unegtoilè casaque, ou justaucorps, qu’on met en hiverpat dessus les autres habits, ou justaucorps. Chlamys

superior. Ce mot est nouveau, & n’a été en nf.'gequ cn Tannée 1684. Anciennement on a, peloitla mê-me chose souravis, comme qui dnoir Ji.rkabits. Ontrouve ce mot dans le Sire de Jomvillc. On trouveauffi, que dès lan 12.26 ,il est détendu aux Religieuxde S. Benoit pat leur règle , de pouer des babas deLaïques, comme des balandrans ct des Jurtouis, quifont appelés balandrana òc Jupertoii, ct en Françoissurcots. Outre la veste, on prend ( à la Chine ) par-dessus une espèce de surtout a manches larges ct cour-tes , comme celles des rubbes de Palais. Les gens delettres les porteur fort longs, les cavaliers, & surtoutles Tartares, les veulent courts, ct ceux dont ils usent,ne descendent que juíqu a la hauteur de la poche. P.

Le Comte. Les Dames Chinoises portent, comme leshommes , une longue veste de satin ou de brocardrouge , bleu ou vert, lelon leur goût particulier. Lesplus âgées s habilleur de noir ou de vicier. Elles ontoutre cela par-deílus une espèce de surtout , donc lesmanches extrêmement larges traînent juíqu’à terre. P.Le Comte.

Surtout , cn termes d’Orfévrerie. C’est une pièce devaisselle d argent, ou du moins de cuivre doré , quel’on sert garnie de fruit fur la table des Grands &c desriches. Le surtout a auffi quelquefois plusieurs bobè-ches à proportion de fa grandeur, dans lesquelles onplace les bougies. Le milieu de la table étoit occupépar un surtout d’argent de dix mille écus, dont la fa-çon avoir coûté dix mille francs. S. Didier.

Surtout. O11 appelle auffi surtout , une espèce de pe-tite charrette à deux roues, fort légère, faite en formede grande manne, & qui sert à porter du bagage.

Surtout, adv. Principalement , plus que toute autrechoie. U lui recommanda surtout de bien prier Dieu.

SURVEILLAN1 , ANTE. adj Celui qui surveille, quiprend garde, qui a l’ceil fur quelque choie, asin qu’elleíe faste a»ec foin, avec exactitude. Invigilans prafec-tus. La discipline régulière a besoin de surveillans.Pat. Les Evêques (ont ainsi appelés du mot Grec-0,'-"-»°,, qui signifie surveillans , parce qu’ils doiventavoir loin de leurs troupeaux.

SURVEILLE, f. f. Le jour qui précède immédiatementla veille. Voye^ Veille. La surveille de Noël, la sur-veille du Sacre du Roi. On dit auffi avant-veille.

fi UT SURVEILLER, v. n. Veiller fur quelque chose, yprendre garde, l’observer avec attention. Invigilare.Uv Général d’armée doit surveiller à tout ce qui sepafle. Surveiller à ses affaires.

fCT En parlant des personnes , on dit activement sur-veiller quelqu’un, être attentif à fa conduite. Voye%Veiller sur.

A 3 SURVEILLÉ, ÉE. part.

SURVENANCE. f. f. Terme de Jurisprudence. Arrivéeque Ton n’a point prévue. Superventio 3 super ac c effio.Une donation est révocable par survenance d’entans.Superveniente filio.

SURVENANT, ANTE. adj. Qui survient fans qu’onTattende. Il est ordinairement employé substantive-ment. Superveniens. Cet homme fait bon ordinaire,il a toujours deux ou trois couverts pour les surve-nons.

SURVENDRE.v. fl. Je survends. Je survendais. Je sur-vendis. J 1 ai survendu. Vendre une chose plus qu’ellene vaut. Les hommes font sujets à survendre 3 leursvoisins ce qui est à leur bienséance. Survendre sesdenrées. Carius equo vendere, ,