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íellion. Les Greffiers des petites Justices íont auffi Ta~bellions. Ce mot n’est guère en usage qu’en certainesprovinces. Il y en a pourtant encore où les NotairesRoyaux font appelés Tabellions Royaux , pour lesdistinguer des Tabellions des Seigneurs Hauts-Justi-ciers, ou subalternes.
Les Tabellions croient autrefois differens des No-taires, en ce que les Notaires ne faifoient que dresser,& recevoir la minute de l’acte qui ne íe délivroitqu’cnpapier , au lieu que les Tabellions les délivroientgrossoyés Se en parchemin en forme exécutoire-, Se ondiloit alors nbellionner , pour dire , groffioyer. C’é-toient eux qui appofoie, t les íceaux aux contrats, Sequi les rendoient exécutoires. Les Clercs qui faiíoientpartie de leur famille, Se qui écrivoient fous eux, fu-rent par la fuite des tems appelés Notaires , & ontemporté l’avantage fur leurs Maîtres ; ayant été eux-memes érigés en titre d'Offiee, par Edit de 1/42.Pasq. Anciennement à Rome les Tabellions ne si-gnoient point en la minute. Loyseau. A Rome les( Tabularii ) Tabellions étoient des eiclaves publics ,qui recevoient les contrats qui íe faifoient entre lesparticuliers. Pasq. Voy. Notaire. On voir par laNovelle 44, de Justinien, que parmi les Romains lescontrats s’écrivoient en simples notes par les Notairesqui étoient seulement les Clercs des Tabellions. Encet état les contrats n’étoient ni parfaits, ni obligatoi-res, & il y avoit encore lieu au repentir. C’étoientles Tabellions qui mettoient les contrats au net : aprèsquoi les parties les fouícrivoient-, c’est-à-dire, quellesécrivoient au bas, qu’elles èn approuvoient le conte-nu : car on n’ufoit pas alors de signature. Loy. Preíquedans toutes les anciennes Ordonnances les Greffiersdes Juges font appelés Notaires ou Tabellions , parceque ces emplois croient réunis; Se c’est peut-être parcette talion, que les contrats passés devant les Tabel-lions ont une exécution pâtée , comme étant une Sen-tence, ou un Jugement volontaire.
TABELLIONAGE. f. m. La charge de Tabellion. Ta-bellionis > Notarii officium , munus.
Tabellio>;age, sedit aussi du Droit seigneurial. JusTabellionem injlituendi. Le droit de Tabellionageconsiste à pouvoir instituer des Notaires, pour instru-menter les contrats Sc les conventions des parties. Enquelques provinces, le droit de Tabellionage est do-manial, comme la garde du feel aux contrats. Il y acn Normandie des Tabellionages , où íont des ta-bleaux affichés publiquement, dans lesquels les fem-mes íéparécs, font obligées de le faire inscrire, sui-vant les réglemensde 1 yjy & 1600. Voy. Bafnage furPart. 591 de la Cour. de Normandie, Sc y joignez laLande fur Part. 598 de la Coutume d’Orléans. Le Ta-bellionage est un droit domanial de la Seigneurie. Onle vend, & on l’afferme. Tabellionage est auffi l’étudedu Tabellion. Notarii dioecesis.
TABELLIONER. v. a. Mettre en forme un contrat,quand on le livre cn parchemin & grossoyé, à la dif-férence de la note ou copie de minute de contrat ouobligation qui íe délivre en papier, & fans faire men-tion du garde fctl. De Laur. Tabulas rite & juxtàformam prsscriptam describere.
TABÉOUN, ou TABiíÏN. f. m. Se pi. Qui veut dire,les Suivans. Terme de Relation. C’est ainsi que lesMusulmans appellent les personnages, Se les Docteursqui ont suivi immédiatement ceux qui portent le nomde Sahaba, ou Compagnons de Mahomet , dont ledernier nommé Aboul Tofa'ìl Amer Ben VathelahAlkenani , mourut dans la centième année del’hégire;de íorte que les Tabéoun commencent feulement de-puis ce tems-là. L’autorité de ces Tabéoun est beau-coup moindre que celle de Sahaba, Se leur durée s e-tend dans le íecond siècle de l’hégire ; ainsi que lesJuifs distinguent les Amorajim, les Sebhurajim, & lesGéonim, trois classes de Docteurs, dent l’autorité estmoindre auffi à proportion qu’ils font moins anciens.
taberna. Voyer Taverna.
TABERNACLE, f. m. Lieu où repofoit l’Arche d’Al-liance chez les Juifs, soit lorfqu’elle étoit fous desrentes, íoit lorfqu’clle fut posée dans le Temple. Ta-
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lemaculum tentorium. Voici comme Philon Juif, dé-crit ce Tabernacle. C*étoít un bâtiment composé dequarante huit ais de cèdre, revêtus d’or nialiif, lotischacun defqucls il y avoit un soubassement d’argent,Sc au íommet un chapiteau d’or. 11 étoit environnede dix pièces de tapilleries de diverses couleurs pré-cieuses, d hyacinthe, de pourpre, d’écarlare. Chacuneavoit vingt-huit coudées de long, & quatre de large.La longueur du Tabernacle étoit de trente coudées,Sc il en avoit dix de largeur. Joseph dit douze. U étoitenvironné d’un parvis dc cent coudées de long, Sc decinquante de large; fermé de soixante paux cíe cèdre,revêtus d’argent. L’Archc éroir posée au milieu de ceTabernacle dans le íecret Oratoire, Sc elle étoit doréededans Sc dehors; le de sius de laquelle comme un cou-• vercle, étoit appelée Propitiatoire , parce qu’d ap-paisoit l’ire de Dieu. Elle étoit entourée de plusieursvoiles tendus avec des crochets d’or. Ce Tabernacletst appelé dans 1 Ecriture le Tabernacle du Seigneur,ou par excellence le Tabernacle. Philippe d’Àquin adonné cn François la description du Tabernacle , &dc ses parties tirées des Rabbins Sc du Thalmud.
Ce mot vient de tabernaculum , latin, qui signifietente.
La fête des Tabernacles chez les Juifs, étoit unefete solennelle qu’ils célébroient au mois de Septem-bre, ou le iy du mois de Tifri. Voye q ScÉnopÉg* e ‘Tabernacle, en langage de l’Ecriture, signifie aulB,demeure, logement, tente, pavillon. Les Apôtres ài'rent à Jéfus-Christ , lors de la transfiguration, q u *falloir faire là trois Tabernacles peur y demeurer. 0 UCtes Tabernacles íont beaux, Seigneur ! dit le Piàlm>^ e 'Les Tabernacles éternels ; c’est ainsi que le Ciel, l ademeure des Bicn-heureux, est appelé dans le Ni-veau Testament.
Tabernacle, chez les Chrétiens, fe dit du lieu où 1 011enferme le Saint-Sacrement fur P Autel : Sc t’eft l ! npetit Temple de bois doré, ou de matière prccieuíoqu’on mer fur un Autel, pour renfermer lc Saint s 1 'crcment. On appelle Tabernacle isolé, celui dont 1 £Squatre faces respectivement opposées, font pareils >comme le Tabernacle de PEgliíedc Ste Geneviève éuMonr, Sc celui des Pères de l’Oratoire, rue S. Honorea Paris. Daviler. Tabernaculum. On tient que le T** -bernacle de l’EfcUrial vaut cinq cens mille écus, tantil est enrichi. Hofpinicn a cru qu’il n’y avoir point deTabernacles pour conserver PEucharistie avant I eXIII e siècle : Sc en effet, il y avoir beaucoup d’ansien-nes Eglises où l’on ne s’en íèrvoir point. Les Grec*n ont point de Tabernacle , Sc réservent le pain Eu-charistique dans un ciboire attaché à la muraille dnSanctuaire. Thiers.
TABERNACLE , fe dit figurément des hommes en <\ nìDieu habite par fa grâce. Ces tabernacles après tou c >ces autels ne font que des autels Sc des tabern« c ‘inanimés, Sc pouvez-vous ignorer que les Prêtres* 0les tabernacles & les autels vivans de ce D* cUgloire. Bourd. Exh. T. I, p. _
Tabernacle de la Galère. Terme de Marine. ^ e 00petit exhauílèment vers la poupe , pratiqué e!me , 4efpales , pûur servir de poste au Capitaine quand 1donne ses ordres.
TABES. f. m. Tabes , is. Ce mot latin sign,fie malade consomption, phthilìe, atrophie, hétisic, «ratame. Tabes ou Tabum fe prend auffi pour un pusnieux qui fort des ulcères malins, cacoéthes Sc S angréneux. Col de Vrlars. . r
TABIDE, adj. m. Sc f. Terme de Médecine, q u * e ^des maladies de phthisie, ou de ceux qui y °u cque disposition, comme ceux qui ont le thoraxétroit ou ferré , que les omoplates par dernere esortent en dehors , comme des ailes. , A
Ce mot vient du latin tabes } qui sig n * oe 3 mcmchose que phthisie. r ,
TAB 1 FIQUE. adj. Qui cause la phthisie, ctb-î-Aize^qui fait mourir cn langueur, Sc de coníomption.brosse Paré dit que l’haleinc du chat m ecte d un P
son tabifique. . an
Le cap de TABIN. Tabinum promontorium. Ceu u