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_de son crédit, dc son esprit, de (a noblesse, &c. Setarguer de i’autoritéde son maître. Certes, vous voustargue q d’un bien foible avantage. Mol. Ces prudesqui sc targuent dc je ne sais quelle vertu farouche ,íont bien souvent celles qui en ont le moins. S. Evr.Ce fat se targue de bel esprit. La Br.
T ous ces galans de Cour dont les femmes font folles,Sont bruyans dans leurs faits , 6’ vains dans leursparoles.
De leurs progrès , fans cesse on les voltse targuer ,IIs n ont point de faveur, quils n aillent divulguer.
Mol.
Ce mot vient de targe , qui servoit à se couvrir &à se défendre , 8c sîgnitioit autrefois , selon Borel, secouvrir le corps de les bras, en mertant les poignetsfur les flancs. A u reste, ce verbe n’est que du style fa-milier.
TARGUM. f. m. Nom que les Juifs donnent à leursGloses, & à la Paraphrase C bal laïque sur l’Ecriture.Comme les Juifs pendant la longue captivité de Basiylone avoient oublié 1 Hébreu, 8c qu’ils n’entçn-doient plus que la langue Chaldéenne, il fallut expli-quer les Prophètes en cette langue, dc c’est à cette né-cessité qu'on doit les premiers commcncemcns de laParaphrase Chaldaïque. Pour faire comprendre le sensdu texte, chaque Docteur en failoitla Paraphrase enChaldéen, 8c ces commcncemcns ayant grossi, quel-ques Rabbins rassemblèrent toutes ces diverses inter-prétations j 8c formèrent cette Paraphrase qu’on appelle Targum. Les Docteurs ne conviennent point furì'ancicnneté du Targum j car les Juifs modernes ayantconfondu leurs commentaires avec ceux des Anciens,on ne peut fixer aucun âge certain pour tout le corpsOn croît communément que Jonathan qui vivoit fousle règne du Grand Hérode.a traduit eu Chaldéen lesLivres que les Juifs appellent Prophètes, & qu’il amêlé à fa version les interprétations de la tradition.Onkelos traduisit le Pentateuque mot à mot, dc pres-que fans aucune Paraphrase. On attribue une autreversion du Pentateuque à Jonathan j mais fans tropde certitude. Pour le Targum , ou la Paraphrase surles autres Livres, on n’en connoît point les Auteurs,non plus que ceux du Targum de Jérusalem, qui estune autre Paraphrase imparfaite sur les cinq Livresde Moyse. Ainsi à parler a la rigueur le Targum deJonathan & d’Onkelos est la feule Paraphrasé à la-quelle onpuìlle donner quelque autorité. Voye% MSimon & M. Alix. Voici ce qu’on prétend que Scaliger ena dit. L’Hébrcu fut tourne du temps de Tibète par Jonathan : les Prophètes par Or.kelos en bonHierosolymitani ancien, duquel encore ils se íervoienrà Jérusalem comme nous du Latin, 8c nous voyonspar ces versions que c’est le même. Il y avoir bien unTargum Hierosolymitanum que nous avons, qui étoiten langue vulgaire, mais fort corrompu , tellementqu’on L grand peine à l’entendre. Ces Targumiflespeuvent bien avoir vu J. C. 8c ont vécu long-tempsavant le sac de Jérusalem. Scaligerana.TARGUMIQUE. adj. m. & f. Qui appartient au Targuin. Targumicus , a. Les explications targumiquesdc 1 Ecriture ne font la plupart que des fables.TARGUMISTES. Foye? Targum.
TARIBOTS. f. m. pi. Petits hommes sauvages, habitansdes montagnes de I sle de Madagascar. Ils ont le corpscouvert communément de poil épais & long commecelui d une chèvre, mais ils n’en ont pas au visage 8cLUX mains. La plante de leurs pieds est armée d’uneécaille soit épaisse. Le plus grand de ces petits nains adix-huit pouces de hauteur. Ils vivent en société -, leurplus ordinaire occupation est la chaste. Ils font d u painde la graine de pommes de pin. Ils onr guerre conti-nuelle avec les grands Magots. Ils nourrissent des ani-maux de la figure de nos renards, qui leur fervent demonture pour aller à la chaise. Ils ont des meutes depetits animaux de la forme Sc de la taille des belettes,qui chassent ses rats des montagnes. Ces nains parlent& conversent ensemble comme les autres hommes.
Tome FII,
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Ils ont leurs Loix, une espèce de Religion, 8c leursdivertillemens. Celui qui leur est le plus ordinaire, estune espèce de farce qur consisté dans des paroles plai-santes 8c des postures grotesques. Ils ont des Prêtresou Sacrificateurs destinés uniquement au culte de leurReligion, qu’ils appellent Tonibrots. Ils n ont pointd’autres maisons que des trous qu ils pratiquent rortartistement dans des lapins. Ils íe marient comme lesSauvages, & vivent beaucoup moins brutalementqu’eux. Voltaire, Fie de Charles XII.
03“ TARI. f. m. C’est ainsi qu on appelle une liqueurqu’on cite des palmiers 8c des cocotiers.
03“ TARIER. í. m. Nom d’un oiseau qui, selon Be-lon, est une espèce de traquer. Voye\ Traquet. Ilale bec grêle, propre à attraper les mouches dont ilse nourrit. Se s jambes, ses pieds 8c íes ongles fontnoirs; par le reste du corps il ressemble au pinson demontagne ; on ne le rencontre que tres-rarement. Lemâle a des taches fur le dos, 8c autour de la rêre &du cou comme la grive, 8c les extrémités des ailes 8cde la queue íont de couleur de pourpre.
TARIÈRE, f. f. Outil d’ouvriers cn bois, qui sert pourle percer, & y faire de grands trous ronds. Terebra.
Les Charpentiers font des trous avec des carrières poury faire passer des chevilles. Les Châtrons se serventaulsi de tanières pour percer le moyeu des roues, 8cy faire entrer des essieux.
11 y a de trois sortes de tanières : les unes tour-nées en vis tranchantes, les autres avec une pointe ai-guë en vis, &c. Les autres onr le bout en forme decuillers de table dont tous les bords font tranchnns.Certe dernière forte de tanière est fur tout a 1 usagedes Sabotiers ; ils s’en servent pour façonner 8c polirla place du pied dans le sabot.
Tarière, Tariers, ou TériÈre. C’est aussi un ins-trument de Mineur, dont il se sert pour percer lesterres. Quelquefois la tarière est tout d une pièce ,d’autres fuis elle a des brisures qui s’ajustent les unesaux antres. Son usage est pour se précautionner con-tre le Conttemineur. Quand le Mineur l’entend tra-vailler, il perce la terre du côté qu’il entend le bruitavec sa tarière , qudl alonge tant qu’il veut par lemoyen des brisures, & dans ce trou il pouffe unegrosse gargouille, à laquelle il met le feu pout écousterle Conttemineur. D’autres fois le Mineur donne parce trou un camouflet au Contremineur.
Ce mot vient à terendo ligno, quod fit in perfora-tione. II vient plutôt de tarama, vieux mot Celtique& Bas-Breton, qui signifie tarière.
TAR JETTE, ou TERJETIE. í. f. Petit morceau degros cuir, que les Ouvriers Eaìneuis ou Eplaigneurss’atrachent fur le dos des doigts de la main-qu’ilsnomment main dc devant, pour empêcher de se lesccorcher en travaillant avec la croix où font montéesles bol!es dc chardon vif, dont ils se fervent pour lai-ner ou eplaigner les étoffes fur la perche.
TARIF. í. m. Table ou catalogue de plusieurs choses ap-préciées chacune selon sa valeur, ou de la taxe qu’onfait des droits qu’elles doivent payer à proportion deleur prix. Pretii index. Quand «n fait un déeti ouune réformation de monnoies, on en fait un tarif quicontient le poids, le titre & la nouvelle valeur dechacune. Dans les Douanes il y a un tarif ou rôle desdroits d’entrée ,de sortie, de passage que chaque sortede marchandise doit payer. Dans le Roman Bourgeoisil y a un tarif ou évaluation des partis fortablcs pourfaire facilement les mariages. La Philosophie a cetavantage de réemployer aucun terme, qu’elle ne l’aicauparavant défini, c’est-à-dire, qu’elle n’en ait marquele poids 8c la valeur, comme dans un tarif, que lecaprice des particuliers ne peut plus altérer ni changer.Péliss.
H y a aussi en quelques provinces un impôt, qu’onappelle absolument tarif , comme à Alençon. C’est undroit que les habitans ont imposé fur eux - mêmes ,pout tenir lieu de taille, fur les marchandises qui sedébitent dans leur ville, dont ils ont fait une taxe6cun tarif.
Tarif, se dit encore d’une évaluation de certains droits
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