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Tome septieme. [PRO - TE.]
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TAU

Voix de taureau > Te dit d’un homme qui a une8 tolle voix.

TAURICIDER. v. n. Le Roi d’Efpagne a tauricidé pourJa victoire de Fleurus. Abbé de Choisy, Tom. VIIdes Lett. de Bujfy , p . i6z.

Tauricider , au propre, lignifie, donner au peuple lespectacle des combats de taureaux; &au figuré, fairedes réjouistances, qui est l’cxpreision dont le Comtede lìuífy s’est servi dans ía Réponse, & que je préfé-rerais à celle de l’Abbé de Choisy.

TAURICORNE, adj. m. Terme de Mythologie. Sur-nom qu’on donnoit à Bacchus, parce qu’on le repré-

r fentoic quelquefois avec une corne de taureau à lamain. Cette corne étoit proprement un vase à boire ,qui avoir la forme d’une corne de taureau. C’est eneffet 1 c symbole le plus convenable à Bacchus.

TAUR 1 ES. f. f. pi. Terme de Mythologie. Fêtes célèbreschez les Grecs en l’honneur de Neptune, dans lesquel-les on ne lui immoloit que des taureaux noirs.

ÇCTTAURIL, ou TORIL. 1 . m. C’est ainfi qu’on ap-pelle en Espagne un réduit pratiqué à l’un des quatrecoins de la place où l’on donne le combat des tau-reaux , spectacle auquel les Espagnols font toujoursfort attachés , malgré les excommunications que lesPapes ont lancées contre ceux qui y exposent leur .vie.C’est dans le Tauril qu’on enferme le matin les tau-reaux qui doivent combattre, & c’est de là qu’on leslâche, quand ils font irrités contre les combattans.

A? TAURILIES, ou JEUX TAURILIENS. Terme deMythologie. Taurilia. On nommoit ainfi des jeux &des sacrifices qu’on faifoit à Rome à l’honneur desdieux infernaux. Ils furent ainsi nommés, selon Ser-vius, parce qu’on immoloit une vache stérile, Taura ;ou plutôt j selon Festus , parce qu’on facrifioit un Tau-reau dont la chair étoit distribuée au peuple.

TAURILLON. f. m. Diminutif de taureau, petit tau-reau. 11 n’est guère usité que dans quelques Pro-vinces. '

TAURIQUE. adj. m. II fe dit d’une contrée ou pénin-sule , qu on nomma la Chersonese Tdurique. Voyez 'Chersonese. Taurica Chersonesus. On dit auslì sim-plement Taurique , la Taurique Les marchandises dela Taurique consistent en blé, qui íe transportoit autre-fois dans la Grèce Sc dans l’Afie mineure, par les portsd u pont Euxin ; en fourrures, en beurre, en chevaux,que les Tartares habitans de la Taurique , échangentaujourd'hui avec les Moscovites , contre des étoffespour fe vêtir, Sc d’autres denrées de peu de prix ; ensel, en poissons salés, en caviar, & autres saumures.Ces marchandises que la Taurique fournit en si gran-de quantité, s’y débitoient abondamment dès le tempsdes Grecs & des Romains. Quoique les Tartares dela Taurique ne fassent pas grand usage des épiceries& des aromates, il s’en saison pourtant un grand débità Casa Sc à Tana avec les Génois & les Vénitiens ,avant que les Turcs les en eussent chassés. Huet , Tr.du Commerce , p. 24s.

Les sacrifices des Tauriques , en latin Sacra Tau-rica, croient les Taurobolcs, Sc fur tout celui qui fefaifoit à l’honneur de Diane , à laquelle on donnoit lesurnom de Taurique j parce qu’elle étoit spécialementhonorée chez les Taures , peupk de la GhersonèfeTaurique. Voyez Dempfer furRoíìn, L. II, c. iv ,Sc Selden , De Synedriis Hebr. L. III, c. xiv, §. 9.

TAURIS , TÉBRIS, & selon d’Hetbelot T ABRIS. Maisnous disons TAURIS. Nom d’une ville de la Perse,située dans l’Adirbeitzan , fur la rivière de Spingiga ,& ptès du fleuve Agi , qui est fort grand, & dont leseaux font salées. Taurefium , Tabrtfium. Sanfon placecette ville à cent dix lieues d’Ispalun , vers le nordoccidental. Elle a été autrefois la capitale de la Perse,Sc elle en est encore la plus grande, & la plus consi-dérable après lfpahan. On y compte encore quinzemille maisons, & autant de boutiques séparées desmaisons, trois cens Caravanferas, qui sont de vastesbâtimensoù les Etrangers ont le couvert fans rien payer,Sc deux cens cinquante Mosquées. Le commerce yfleurit, Sc on travaille dans la ville quantité de toilesde coton , des étoffes dc foie avec 01 Sc argent, de

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beaux turbans de Perse » Sc du chagrin qu’on ne fairqu’avec la peau des chevaux, des mulets, ou des ânes,là peau de ces derniers animaux étant la meilleure»(Test le siège d’un Gouverneur qui est le plus considé-rable de toute la Perse , & 011 la prend généralementpour lancienne Ecbatane, capitale de la Médie, quoi-que les Voyageurs-alfurent qu'on ne voit à Tauris ail-cuns vestiges des Palais qtii étoient dans l’ancicnneEcbatane. Mat y. L’on attribue la fondation de cetteville à Zebcïdah, femme de Haroun-Al-Raichid, cin-quième Kijlife, de la race des Abafîìdes, qui la fit bâ-tir ,- l’àn de -l’Hégire 175-' Les Tables Arabiques dcNalfireddin Sc d'Ulug-Beg, lui donnent 8z degrés delongitude , & 38 de latitude septentrionale. DHer-belot.

La montagne- de Tauris. Tauresus mons. Cettemontagne est près de la ville de Tauris. Elle a de gran-des carrières de marbre blanc. On y en trouve mêmede transparent , qui fe forme , dit-on , par les eauxd’une fontaine minérale qui fe congelent Lc íe durcis-sent peu à-peu. Ceux qui prennent Tauris pour l’an-cienne Ecbatane , prennent auífi cette montagne poutcelle qu’on nommoit anciennement Orontes. Mat y.TAURISTES, ou TAURICIENS. f. m. pi. Anciens Peu-ples qui habitoient autrefois le pays que nous nom-mons aujourd’hui la Stirie.

TAU R t ). Nom d’une des petites îles qu’on nomme leSanguinare, Sc qui font íur la côte omentale de cellede Corse. Taurus. Maty.

{{ 3 * TAUROBOLE. f. m. Sacrifice des Payens. Tauro *bolium, mot formé de i-*ùjp«, taureau, Sc Ga» , effu/ìon.Effusion du sang d’un taureau. Espèce de sacrifice ex-piatoire., où l’on immoloit un taureau en l’honneur deCybclefavec des cérémonies particulières & bizarres.Celui pour qui devoir fe faire le sacrifice , defeendoitdans une folle avec des bandelettes sacrées à la têteSc une couronne. On couvroit la fosse d’une planchepercée de quantité de trous, Sc on y égorgeoit un tau-reau couronné de fleurs , ayant les cornes & le frontcouvert de lames d ot. Son sang couloir par les trousdu couvercle dans la sosie, Sc celui qui y étoit renfer-mé présentoir toutes les parties de son corps l’une aprèsl’autre pour le recevoir, sons en perdre une goutte. Ilfortoit de là tout dégoûtant de sang, hideux à voir,mais bien purifié Lc régénéré. Les Tauroboles n’ontguère été pratiqués que dans ks derniers siècles du pa-ganisme. Ils cessèrent d’être en usage sous les Empe-reurs Honorius «ScThéodole Je jeune. Ils avoient prin-cipalement lieu pour la consécration du Grand Prêtre.On en faifoit auslì dans des Dédicaces Sc à l’honneuxdes grands Dieux, & fur-toutdc la mère des Dieux Scd’Acys. On en faifoit aussi en l’honneur de Diane, quel’on nommoit Taurobole Sc Tauropole , Tauro , ScTaurione. On écrit aussi Taureaupole. Il en est fou-tent parlé dans les Inscriptions des pierres antiques,

! Sc rarement ailleurs. On trouve auslì Tauribole Sc Tau-I ripole, Tauribolium , Tauripolium. Voyez Gruter aux| pages xxvn, xxvin, xxix, xxx Sc xxxi. Ce sacri-fice íe nommoit ainsi, parce qu’on y immoloit un tau-reau , dont l’on consocroit les cornes. Voye% Pruden-ce, Péri Stephanum , Sí ses Commentateurs ; Sau*maife, fur Lampridius dans la vie d’Eliogabale, c. vil.Turnèbe, Adverf L. XVII , c. XXI, & Voisins, deIdolo l. L. IIi ct lu Sc Lili.

Taurobole , & Tauropole , surnom de Diane , ouparce'qu’elle étoit honorée dans la Chersonèfe Tauri-que pat lesTaures,ou parce qu’elle présidoitaux trou-peaux, parmi lesquels ceux des taureaux sont les prin-cipaux , ou parce que le char dc la Lune , qui est lamême que Diane, étoit tiré par des taureaux; c’étoitauífi une épithète de Minerve.

TAUROC ATAPSIES. f. m. pi. Combat de taureau.Taurocatapfia. 11 en est fait mention fur une pierreantique que Selden avoir, Sc qui repréfentoit un com-bat dc Thessaliens , avec des Taureaux. Voye% Sel-den, De Syned. Hebr. III, c. XIV , §. 8.

TAU ROC HÒLIES. f. f. pi. Nom d’une fête qui fe cé-lébrait à Cyzique. Fessus est peut-être le íeul Auteurqui en parle. T durocholia.