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En termes de Marine, on dit , naviger de grand temps.de gro s temps , pour dire, durant la tempête, pen-dant un temps ventueux, orageux, un temps rude.Tempore procelloso ìiavìgare. 11 faut céder au temps ,à l'orage. On appelle un temps de perroquet , un ventfrais, parce qu’on ne se sèrtdu perroquet que de beautemps. On appel le tempsfin, lorsque Thotison est purSc net de vapeurs, comme lorsqu’il gèle. Temps bas,pnur dire, sombre & couvert.
Temps j en termes de Musique Sc de dante , est une cer-taine distinction de pauses & de mouvemens que l’onobserve en battant la mesure, qu’il est nécessaire d’ob-server pour faire d’agréabìcs cadences. Mora , pausa .la mesure des courantes Sc des sarabandes se Pair entrois temps', la pleine mesure en quatre temps , c’est-à-dire, qu’eile fait couler trois ou quatre notes.fst On le dit de même dans les exercices militaires decertains mouvemens qui font distingués ôc séparés pardes pauses. On tire la baguette en deux, en trois temps.II ne faut pas précipiter les temps .
Ç3” En termes de Manège, le temps est chaque mou-vement accompli de quelque allure que ce toit. Untel manège fe fait en deux ou trois temps. Un bonCavalier doit être attentif à tous les temps du cheval,&les seconder à point nommé. Temps écoutés, mê- |tue choie que temps soutenus. Si l’on perd un temps 'du cheval, on laill'e interrompre fa cadence fauted’aide.
En Escrime il y a trois sortes de temps 1 , celui de Té-pée, celui du pied Sc celui du corps. Tous temps quiiê remarquent hors de la mesure, ne se doivent consi-dérer que pour appels ou temps taux pour tromperl’enncmi; &ondir, qu’il faut prendre ion ennemilurle temps , c’est à-dire, dans 1 instant qu ti s’uccupe dequelques mouvemens, pour avoir la facilité de tairetoutes sortes de feintes, ou appels doubles ou simples.
Temps, en termes de Grammaire, te dit des diversesmanières de conjuguer un verbe en chaque mode.Tempora. U y a les temps prélent, imparfait, parfaitablolu, parfait indéfini, plus que parfait Sc lutur. Frœ-sens j imperfectum 3 perjeclum, plusquàm perjeclum ,futurum. U faut que les verbes s’accordent avec lesnoms en temps , nombres Sc personnes.
En termes de Chaste, on dit , revoir de bon temps ,pour dire, lorsque la voie est fraîche & de la nuit.
On dit, qu’une choie n’a qu’un temps , pour dire,qu’elle ne dure que fort peu.
On dit figurément Sc familièrement d’un hommepuistant. Sc qui est en grand crédit dans un pays, oudans quelque maison particulière, qu’il y fait la pluieSc le beau temps.
Temps, se dit adverbialement en plusieurs phrases. Toutd’un temps , ou en même -temps. Simul , una 3 pari-ter. Dc tous temps j avec le temps , de temps entemps j au bout du temps , de temps à autre. De long-temps. Ce remède n’est pas venu ztemps ,pout dire,allex tôt. Cela fe fera en temps Sc lieu. On dit austì,cn même temps Sc à même temps , pour dire, aussi-tôt , tout ensemble. Il reçut un paquet de la Cour àcinq heures du matin, Sc au même temps il partitpour exécuter Tordre du Roi. Pat. Les paroles ont desailes. Sc s’envolent à même temps qu’on les prononce.Ablanc.
A Temps, signifie austì, pour un temps. En termes dePalais, on appelle galères à temps, lorsque la condam-nation n’est point aux galères perpétuelles, mais seule-lement pour y servir pendant un nombre d’annéesfixe Sc certain. Les galères à temps , Sc le bannissementà temps , n’emporcencpoint de confiscation, mais seu-lement note d'infamie.
Temps. Terme de Mythologie. Tempus. Le Temps í toitun Dieu dans T Antiquité. On le confondoit dans Sa-turne , ou bien on Thonoroit dans Saturne. On le pei-gnoir tenant une faux d une main , & ayant an mêmebras un serpent en cercle, se mordant la queue. Au-jourd’hui on le représente lous la figure d’un vieillardvigoureux , ayant des pieds de íatyre Sc des ailes, te-nant une faux, pour marquer qu’il moissonne tout,
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c’est-à-dire, qu’il détruit tour. Sc portant fur fa têteune horloge de labié.
Temps , íe dit proverbialement cn ces phrases. Avec letemps Sc la paille les nelles miìnstcnt. Qui a temps , avie, pour dire , que quand le terme où l'on doit satis-faire a quelque choie, n’est point arrivé, l’on peutdonner ordre a lastane dont il s’agit. Ces Meilleursont le temps Sc Largeur, c est a-dire, ont le loisir & lemoyen de íe divertir, de palier le temps , de fe donncr du bon temps. 11 laut prendre le temps, comme ilvient, c eít-à-diie, s’accominuder au temps , à l’écat deschoies. Le temps palle ne revient jamais. II viendraun/em^aoù les chiens auront bclom de leur queue -,pour dire, où Ton aura affaire des gens que Ton né-glige maintenant. On dit austì ; du temps du RoiGuillemot, du temps qu’on íe mouthoit lut la man-che Italien dit áu temps que Berthe siloit, pour dire,du vieux temps , du temps jadis, à la vieille mode.On dit austì, pouiltr le temps avec l’epaule, pourdire, prolonger le temps , différer Texécution d’unechoie qu’cn f air à regiet, pour gagner du temps. Onappelle austì un Roger Bontemps , un homme qui necherche qu’à íe réjouir, qu’à tuer le temps. On ditaustì, changement de temps , entretien de lots. Quantij’irai le voir, il fera beau temps, c’est-à dire, je ni raijamais. On dit austì, après ce temps- ci, il en viendraun autre, pour fe consoler de la milcre du temps. Onappelle un temps de Demoiselle, un temps où il nefait ni pluie, ni soleil, ni poudre, ni vent. On dit»le temps est à Dieu Sc à nous, pour dire, nous avons leloiíii de f aire ce qu’il nous plaît. Tout vient à temps ,qui peut attendre, pour dire, qu avec de la patiencecn vient à bout de toutes cho.es.
TEMRUCK, TOMARUCHI. Nom d’une ville de laCircastìe ou de Cornante, en Alìe. Temrucum. Elleest lur la côte méridionale de la mer de Zabache, àcinq lieues du détroit de Casta. On la prend pour Tan-cienne Tyrambe } Tyrambis , ville de la Ôarmatie Asia-tique. Maty.
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$CT TENABLE. adj. de t. g. lise dit en termes de guer-re, d’une place, d’un lieu, d un poste où Ton peur fedéfendre, où l’on peut demeurer en sûreté , ou fans untrop grand péril. Tutus. U n’est guère en usage qu’a-v;c la négative. Lorsqu’une place est ouverte de touscôtés, que les défenses font abatues, elle n’est plustcnable. Depuis que les ennemis ont gagné cette émi-nence , ce poste n’est plus tenable.
§3* Dans Tuíage ordinaire , tenable se dit par extensiond’un endroit où Ton ne peut pas demeurer commodé-ment, où Ton souffre quelque incommodité. Le feuest trop vif, la place n’est point tenable. Ce feu est tropgrand, il faut que je me recule, la place n’est pointtenable. 11 pleut en cette maison de tous côtés, 1»place n’est pas tenable.
$3* TENACE, adj. de t. g. du latin tenax. Ce mot,disent les Encyclopédistes, désigne cette qualité descorps, par laquelle ils peuvent soutenir une prellìon,une force, un tiraillement considérable, fans fe rom-pre. La qualité qui lui est opposée, fe nomme fragi*lite'. Les corps tenaces supportent Teffort de la per-cussion, fans recevoir aucun dommage. Il me sembleque ce n’est pas là Tidéc que nous attachons au mottenace, qui n’a rien de commun avec le corps dur.Voye\ Dureté, Fragilité, Sc les fermes relatifs.Nous entendons ordinairement par tenace 3 un corpsqui, par la viscosité de ses parties, s’atrachc fortementaux autres corps. On ne le dit guère que des humeursdu corps humain. Il y a plusieurs maladies qui ssmkcausées par des humeurs gluantes Sc tenaces , qui s at-tachent aux parois ou parties internes du corps humain.
§3* Tenace, se dit figurémentd’un avare, d’un hommequi ne donne qu’avec peine. Il est si tenace , dunehumeur si tenace , qu’on n’en peut rien tirer. On ledit de même d’un homme opiniâtrement attache ases idées. Il est si tenace » qu’il nc relâche rien de »esprétentions.