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casque oud’un voile, ou de quelque habillement étran-ger. Le diadème est: plus ancien que la couronne. LeSénat acsorda à Jules César de porter la couronne delaurier, à ses successeurs l'ont prise après lui Les têtesdes Déïtés portent les mêmes ornemens, ou quelquesymbole particulier du Dieu > comme le boisseau quise voit sur les têtes des Sérapis & de tous les Gé-nies. Les tites q u'on remarque fur les médailles desvilles y ne íont aune choie que le Génie des villes, oula Divinité qu’ony honoroit. Le P. Joubert.
En termes de Musique, on appelle la tète d un luth,d’un théorbe, ou d’un instrument semblable, la partieattachée au manche, où se mettent les chevilles, quifervent à monter ou à bailler les cordes, a.sin de lesmétré d’accord, & qui lui sert de clavier. Caput, sum-mitas.
AI" Tête, ou Corps d une note. C’est la partie de lanote qui en détermine la position, & à laquelle tientla queue, quand elle en a.
En termes d’Astronomie } on appelle la tite ou laqueue du dragon, les deux points de l’écliptique oùelle est coupée par l’intersection de l’orbitc des pla-nètes, & particulièrement par celle de la lune, danslesquelles, quand les luminaires se rencontrent, ilsaut qu’il y ait éclipse de l’un ou l’aurre. Caput velcauda draconis. La tite se marque ainsi J 1 *» , & la queueV. Voyc\ Dragon.
Tête de voussoir , en termes d’Archirecture. C’est lapartie de devant ou de derrière d’un voulsoir d’arc.Daviler.
TÊte de mur. C’est ce qui paroît de l'épaisseur d’unmur dans une ouverture, qui est le plus íouvent re-vêtu d une chaîne de pierre ou d’une jambe entière.Id.
Tête de chevalement. Pièce de bois qui porte fur deuxétais pour soutenir quelque pan de mur ou quelque en-coignure, pendant qu’on sait une reprise par sous-oeu-vre. Id.
Tête de canal. Dans la décoration des jardins, c’estfeutrée du canal, & la partie la plus proche du jardinoù les eaux viennent se rendre après le jeu des fontai-nes. C’est aussi un bâtiment rustique en manière degrottes, avec fontaines & cascades au bout d une lon-gue pièce d’eau, comme la tite du canal dc Vaux leVicomte, qui est un ouvrage de graiílerie fort consi-dérable. Id. ,
Tête de bœuf , ou de bélier décharnée. Ornementde sculpture des temples despayens par rapport à leurssacrifices, qui entroit dans les métopes de la frise Do-rique y ôc en d autres endroits, comme il s’en voit àune sculpture de la famille Metella près de Rome,appelée pour ce sujet Capo di bove. Id.
Tête. Terme de Cirier. On appelle la tête d’une bougiede table, le côté dc la bougie où la mèche n’est pointcouverte de cire.
Tête. On nomme , en termes de Rotiers, la tête d’un frot, la partie supérieure du rot; l’inférieure s’appellele pied.
Têtes de mort. Les Peintres & Doreurs du Pont No-tre-Dame & du Quai de Gêvres, appellent ainsi lesbordures de bois uni qui ont six pouces de hauteur furquatre pouces neuf lignes de largeur. Leur nom vientde ce que les premières estampes pour lesquelles onen fit, représcntoient une tête de mort.
Hé? Tête, en Conchyliologie. C’est la partie pyrami-dale extérieure & intérieure d’une coquille tournée envis: elle prend vers le milieu juíqu’au sommet.
On appelle Messes à plusieurs têtes y certaines Mes-ses composées de plusieurs autres, qu’on disoit autre-fois séparément, & qui ont été, pour ainsi dire, fon-dues ensemble, asin qu’on pût acquitter toutes cellesdont les Eglises étoient chargées. L’usage de cette es-pèce de réunion ne s’introduisit que dans le douzièmesiècle. On les appelle encore Messes à plusieurs faces.Pierre le Chantre , dans son Dictionnaire Théologi-que, & Guillaume Durand, dans son Rational desOffices Divins, parlent sottement contre l’abus desMesses à plusieurs têtes.
TET
j Tête de coq. Terme d’Anatomie. Caroncule ou émi-nence qui est dans i’urètre , près de l’endroit où lesvaisseaux séminaux envoient la semence dans ce ca-nal. Son usage est d’empêcher que la semence ne causeun gonflement douloureux , en allant heurter contre1 orifice du côté opposé. On l’appidic ainsi à cause dcsa ressemblance avec une tête de coq. Galli gallinaceicaput. Díct. de James , au mot Gallïnaginis caput.
Tête, le dit encore en plusieurs phrases familières À fi-gurées. Tenir -tête à quelqu’un, c’est lui résister, s op-poser à ses desseins, combattre son avis, son opinion.Resistere y obsistere , reluclari. Se jeter a la tête de quel-qu’un , c’est lui offrir son service, se donner à bonmarché. On dit aussi d’une marchandise qui est à vilprix, qu’on la jette à la tête des gens. On dit encore ,rqmpre la tête à quelqu’un, pour dire, l’importuner.Obtundere. On dit aussi , crier à pleine tête , crier àtue -têtey pour dire, crier de toute sa force. On dit seromprç la tête , se casier la tête à faire quelque chose,pour dire, travailler avec une grande contention , ungrand travail d’eíprit. On dit d’un vin gros & fumeux,que c’est du ca lle-tête. On dit d’un homme jaloux ,
Î ju’il a mal à la tête , qu’il a martel en tête. Ce derniere dit aussi quand on a quelque chose dans l’esprit quiinquiette. On dit aussi qu un homme va la tête levéepar tout, quand il ne craint aucun reproche, & qu’ilva tête baisîée au combat, pour dire, courageusement& aveuglément. M. le Maréchal de C, su; le point dcmourir, disoit, jc m’en vais donner tête baissée dansl'avenir. Aller tête baillée contre la fortune. Corn. Ondit aussi qu’on a regardé , qu’on a examiné un hommedepuis les pieds jufqu’à la tète, pour dire , fort atten-tivement. On dit aussi , qu’un homme a des dettes,des affaires par-desius la tête y pour dire, qu’il est noyéde dettes, accablé d’affaires. On dit aussi, qu’on a latête mal faite, quand on a la migraine, ou quelquedouleur de tête; que le sommeil, ou une soupe a i’oi-gnon refont la tête , pour dire , qu’jls la soulagent,qu’ils la guéris! cnt.
Il y a de S fromages qu’on nomme têtes de Moines.TÊTE, se dit proverbialement en ces phrases. On dit d’unentêté, d’un opiniâtre, il est comme le Bonnetier, iln’en fait qu’àía tête- Cerebrosus , capitostus , pervicax.On dit aussi, ce font deux têtes dans un bonnet, pourdire, ce font deux bons amis, qui n’ont qu une feulevolonté. On dit ironiquement de celui qui fait le ma-lade, il a la tête plus greffe que le point , & fi ellen’est pas enflée. On dit, à laver la tête d’un âne, qu’onn’y perd que la lessive , lorsqu’on réprimande quel-qu’un, qu’on lui lave la tête inutilement. Atthiopemlavare , oleum & operam perdere. On dit aussi, bonnefemme, mauvaise tête. Il ne sait où donner dc la tête :il n’a aucun bien, aucun ami, aucune ressource. Au-tant vaudroit se battre la tête contre un mur, pourdire, prendre de la peine inutilement. On dit aussi, ily va dc cul & de tête comme une corneille qui abatdes noix, pour dire , il s’emploie de toute fa force.Totis viribus eniti y conari , contendere. On dit aussi ,grosse tête y peu dc sens. Et l’on dit qu’un homme ades chambres vides à louer dans la tête y qu’il a la têteà l’évent, qu’il a une tête de linotte, pour dire, qu’ilest sou, qu’il a la tête légère, une tête faus cervelle,une tête verte, mal timbrée , démontée. Ingenio va-cuus. On dit auísi,qu’une tête dc fou ne blanchit ja-mais. On dit aussi d’un Picard , qu’il a la tête chaude,la tête près du bonnet, pour dire, qu’il est prompt ase fâcher. Promtus ad iram. On dit d’un ivrogne, ouvoit bien à ses yeux que sa tête n’est pas cuite, pourdire, que le vin lui a donné dans la tête, qu’il a b udu ca (Te-tête. On dit aussi, autant de têtes , autantd’opinions. Je fuis aussi étonné de cela, que si les cor-nes me venoient à la tête. On dit aussi qu’un hommeest bien chaudement, la tête au ruisseau , cn plaignantcelui à qui quelque malheur est arrivé. On dit aussi , j /mettrois ma tête } j’y donnerois ma tête , j’y gageroisma tête à couper, & s, c’est la gageure d’un son, p° urdire, j’cn fuis bien assuré. On dir encore, que la tetea emporté le cul, pour dire, que le plus fort a em-