THO THR
conde partie dû tronc du corps humain qui forme lacapacité de la poitrine, ou font enfermés le cœur & lepoumon. Thorax. Il est borne par en haut par les cla-vicules, & en bas. par le cartilage xiphoide ou four-chette , Sc par le diaphragme. Sa partie antérieure s ap-pelle sternum, ou absolument poitrine , Pectus. Leslatérales font les côtes. Il a. par derriere le dos & sesvertèbres , & f omoplate ou paleron. Il est en partieosseux , & en partie charneux. On f appelle aulïï lecoffre , le ventre moyen , ou ventre supérieur. Arca ,■ventriculum Taedium ,yel superius. Outre le cœur Sciepoumon, il contient encore la veine cave montante,la grande artère , f artère Sc la Veine pulmonaire, latrachée-artère ; l’ésophage, Lee. La membrane qui lecouvre en dedans, s’appelie la plevre , Sc celle qui ledivise, le médiaftin. Il est ainsi appelé d’un verbe Grec,fiojsiV, salio , qui signifie saillir ou sauter , parce quele cœur qui y est contenu, est agité d’un perpétuelmouvement ; d’autres de thorax , parce qu’il meuttout avec impétuosité. Gallien f appelle cythara, & ditqu’il contient les parties qui incitent à 1 amour.
THORIE. f. f. Vieux mot. Vitula .
Sont moelles de jeunes thories. Sat. Chrétien.
Dans B o r e l.
THORN. Nom d’une ville de la Prusse Royale. Toru-num , Theorunum. Elle est située fur la Vistule, entreCulm Sc Uladiilaw , à íix ou sept lieues de Tune Sc def autre. Thorn étoit autrefois une ville anséatique Sclibre. Les Chevaliers Teutons s’en rendirent les maî-tres j mais el’e secoua leur joug, Sc se donna-aux Po-lonois Fan 1454. Cette ville est forte, défendue parune bonne citadelle, ornée d’une école illustre, & la
..patrie de Copernic célèbre Mathématicien. Mat y.Long. 36. d. 35 . lat. 53. d.
THOROUT. Voye^ Torout.
THORS-AA. Nom d’une des principales rivières de Fis-lande. Thorsus. Elle se décharge dans la mer, au mi-di de l’Iíle. Maty.
THORY. f. m. Voyei Tori. ’
LHOTH. f. m. Nom du premier mois de Tannée des Cop-tes , & des anciens Égyptiens. Thoth. Le mois Thoffirépond à Septembre, en commençant trois jours plutôt.
_ Châtelain. Voye\ Theuth.
*8^ sHOUAILLE. f. f. Vieux mot, qui signifient Ser-■ viette.
THOUARS, TOUARS. Nom d une petite ville du Poi-tou, en France. Tourcìum , Duracium. Elle est fur laTouë, fi six lieues de Saumur, du côté du midi.Thouars est un Duché de la Maison de la Tremoille,& elle est ornée d’un fort beau château. Maty. Long.
TT j 7 . d. 10. lat. 46. d. 57'.
-CUILLER. Vieux mot venant du Grec. Borel. Tur-}, are ' B°rel a voulu dire apparemment qu’il vient deVoyei Touiller.
N- Ville de Suiíïè au canton de Berne, furiebord d un lac de même nom. Long. r;, d. 20'. lat. 46.1
. 6.44.
ÍCVTHOUR. Thyms, Taurus ou Vnnus. herede
la Suiste, dans le Thourgau. Elle prend fa f .
îes montagnes qui font à l’extrémite méridien
Thockebourg, qu elle traverse dans toute fa lon a ’
traverse le Thourgau, auquel elle donne le n0 J^’
tre dans le canton de Zurich, & f^ íeue dans
à deux milles au-desttis de la ville d Eglnaw". ,,
THOURGAU. Pays de Suisse, qui comprend toute 1
tendue de pays qui est aux deux cotes de la n
Thour, & qui s’avance d’un côte jusqu au '
de l’autre jusqu’au lac de Constance. Mais dans l uiage
ordinaire on entend par le Thourgau les eu rre
qui dépendent de la Souveraineté commune des Gantons.
thoyt' 1 °^ Theuth -
T. Voyei Theuth.
T H R
THRACE. Nom d
e peuple. Thrax. Les Thraces tiroient
THR ffl
leur origine & leur nom de Thiras leur Patriarche, filsde Japhet. Gen. X. 2. Strabon & Pomponius Mêladisent qu’anciennement on comprenoit fous Cé nomnon-seuiement les habitans de la Thrace , mais encoreles Gères, les Daces Scies Mysiens. C’est apparemmentce qui fait dire à Hérodote, L. V. qu’après les Indiens,les Thraces font la nation la plus étendue. On prendauffi quelquefois indistéremment le nom de Thrace& celui de Scythe f un pour Fautre. Voye\ Vossius ,de Idololatria , L, I. C. yy. ■& Bochart dans son Phaleg,L. III. C. z. Orphée étoit Thrace ; c’est lui qui poliçases compatriotes. Les Dieux des Thraces étoient ,Bendis ou Diane qu J ils appeloient encore Orthésie,Bacchùs, Mars, Mercure, Musée Poe'te leur compa-triote. Qdrysus duquel ils croient delcendre , Orphée»Plestore & Zamolxis ; mais ils honoraient fur-toucMars. Les Thraces étoient braves 8 c belliqueux. Voye^Vossius, deldololat. L. I. C. yy. & yy. & L. II. C.57, Les Thraces avoient eu plusieurs Rois depuis Tê-tes , qui eut deux fils , Sitalce & Sparadocus. Il y eutde grandes brouïîleries entre ces deícendans, qui tour-à-tour se détrônèrent, jusqu’à ce que Seuthès recon-quit une partie des Etats de son pere Moéfadcs, &transmit sa succession paisible à Cotis pere de Cherso-blepte, comme dit Démosthène, & non pas à son frété,comme dit Diodore. Ala mort de Cotis les divisionsrecommencèrent, & au lieu d’un Roi de Thrace , ily en eut trois, Cheríòblepte , Bérifadès & Amadocus.A la fin Chersoblepte déposséda les deux autres ; aprèsquoi Philippe le dépouilla lui-même, & le prit. Alexan-dre acheva la conquête entiere de la Thrace , dontles peuples ne recouvrèrent la liberté qu’après fa mort.Seuthcs aulïï-tôt, fils ou pe.tit-fils de Chersoblepte, ren-tra dans les droits de ses ancêtres ; & nous lisons qu’illivra deux' sanglantes batailles à Lysimachus. Á quel-que temps de-ìà une partie dés Gaulois, qiii fous laconduite de Brennus ravageoient la Grèce, se détachadu gros de la nation, & alla s’établir en Thrace. Lepremier Roi de ces Gaulois Thraces s’appela Comoíi-torius, & le dernier Clyams, fous qui les Thraces na-turels exterminèrent les Gaulois transplantés chez eux,& remirent fur le trône Seurhès issu de leurs anciens:Rois. Ce Prince & ses descendans régnèrent fans in-terruption , jusques à Vespasien, qui réduisit la Thraceen Province Romaine. Touerïu, pag. 277. LesMacédoniens descendoient des Thraces naturelle-ment féroces, fourbes, bandits, assassins, qui avoientroute la bassesse d’ame des esclaves, & tous leursvices. Aussi en Grèce le nom de Thrace pastoit pourTinjure la plus atroce , & pour le signe du derniermépris.
On appeloit autrefois Thraces ceux des Gladiateursqui combattoient armés à la Thraciennë. Voye{ JusteLìpse Satura. L. II. C. 10. Et Vigenère surTite-Live,T. I. p. zyzS. &Juiv. ,
THRACE. Nom d’une grande contrée de 1 Europe.Thracia. Elle a la mer Egée ou 1 Archipel au midi,à Torient la Propontide , aujourd hui la mer de Mar-mara , & le Pont-Euxin ou la mer Noire , qui la sé-parent de i’Asie, le mont Hé mus, à l’occident. Il lasépare de la Mysie, & du fleuve Nessus , aujourd’huiMarina, ou selon d’áutres Niflava, qui la séparent delaMacedoine à 1 occident & au nord. C’éroit ce qu’onappelle aujourd’hui la Romanie. Ce pays n’est pas fortfertile, si ce n’est vers la côte. Il est froid à cause desmontagnes, dont il est plein. Sa capitale étoit Bizanceou Constantinople. Le Bosphore de Thrace , c’est lecanal de Constantinople. La 111er de Thrace étoit iapartie septentrionale de l’Archipel qui baignoir lpThrace du côté du midi. Quoique cette contrée fonomme présentement Romanie, quand on parle del’Antiquité , il faut dire la Thrace. Le GéographeÉtienne dit qu’on la nommoit d’abord Perce , Perca .Le fleuve Strymon avoir longtemps servi de borneentre la Thrace Sc la Macédoine ; mais Strabon dit,qu’auiïì-tôr que Philippe eut réduit fous son ooenianceplusieurs villes entre ie Strymon & le Nessus , ons ac-coutuma fort à confondre sous le nom de Maccaoinele pays nouvellement conquis. DEe multitude infinie
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