Enfin , l’observateur n’est point au centrede la terre , mais à sa surface ; c’est le rayonvisuel mené de son œil , au centre de la lune ,qui détermine le milieu de l’hémisphère visi-ble , et il est clair qu’à raison de la parallaxelunaire , ce rayon coupe la surface de la lune,dans des points sensiblement difFérens , suivantla hauteur de cet astre sur l’horison.
Toutes ces causes ne produisent qu’une li-bration apparente dans le globe lunaire ; ellessont purement optiques , et n’afFectent pointson mouvement réel de rotation ; ce mouve-ment peut être cependant assujetti à de petitesinégalités ; mais' elles sont trop peu sensiblespour avoir été observées.
Il n’en est pas de même des variations duplan de l’équateur lunaire. En cherchant àdéterminer sa position , par les observationsdes taches de la lune ; Dominique Cassini aété conduit a ce résultat très-remarquable quirenferme toute la théorie astronomique de lalibration réelle de cet astre. Si par le centrede la lune , on conçoit un premier plan per-pendiculaire à son axe de rotation, plan quise confond avec celui de son équateur ; side plus, on imagine par le même centre , ma