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Tome huitieme. [THA - Z.]
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Hors de là, tourbe est vieux en ce sens, & n est plus :en usage qu en cette phrase du Palais : Enquête partourbes. C’étoit une enquête qu on faisoit ci-devantdans les procès pour éclaircir la difficulté d un pointde coutume , ou d’un usage allègue par une partie,lequel n’avoit point été insere dans les Coutumes ,quand on les avoit redigees par écrit. En ces Enquêtesla déposition de dix témoins n etoit comptée que pourune feule déposition. Elles ont été abrogées par unenouvelle oàmance de 1667. Voyei Enquête, &Boutedler, dans sa Somme, L. II. c.i 9 . p. z 06.

Tourbe deTPhi d ’ un Llvre W on a PP e!le la

S nîusi e „ rc A loJ °P hes ’, -E" est un Recueil des Ecritscherche d foreurs anciens qui ont travaillé à la re-Morienus ^ * ^ ierre Philoíophale , comme Géber,

v/' Est . une matière propre à faire du feu ,noirâtre & sulfureuse dont on se sert en Hollande,ans une partie de la Flandre, & dans les endroits où1 y a disette de bois. Gleba exficcata igniaria. On fai-autrefois des tourbes ou malles de terre dans TAr-tois & dans les pays circonvoiíins , comme on en faitaujourd hui en Hollande. Ces tourbes serv.oient pourchauffer les Paysans. Voye\ Lambert d’Ardres, le Car-tulaire de S. Bertin , & la Chronique d'André. Il y atrois cens ans qu'on íe sert de tourbes en ces quartiers.Elles font soufrées, & les personnes qui font auprcs dufeu deviennent pâles quand elles font bien soufrées.

En Ecosse on se sert d'une elpèce de tourbes j mais ellesfont puantes.

Tourbe, se prend aussi pour un tourteau fait de tan oud ecorce de chêne après avoir servi à accommoder lecuir. On s’en chauffe dans les endroits 011 il y a desTanneurs ; & ses pauvres gens en usent même à Parisou on les appelle des Mottes.

Ce mot vient de EAllemand ifirff, ou \urb , signi-fiant la même choie. Ménage. Ou de la langue Cel-tique , torbes. Les Allemans F appellent aussi tors , outurf y ou titrve.

IO TOURBERIE. f. f. Terme de droit coutumier. C’est,particulièrement en Angleterre , le droit qison a d’al-ler lever de la tourbe dans se fonds d autrui.

Ce mot signifie aussi sendroit d où Ton tire de latourbe.

TOURBEUX, euse. adj. Terrain tourbeux , d’où l'on

'rnrrom™ * )e ' Science des Ingénieurs. L. 3. p. AQ.

TOURBIER ou TURBIER. s. m. c est un noniquldonne au Palais aux témoins ouïs aux enquêtes partourbes. Turbarius testis.

BOURBILLON, f.m. Vent violent, rapide, impétueux,Bui va en tournoyant. Turbo, vortex. Un tourbillont0 Ve nt, c'est une infinité de petites parties d’ait, quitrent; le p C en rond ’ ^ enveloppent ce qu’elles rencon-prenn ° N , T ' Les ouragans sont des tourbillons qui sur-Tln es va idòaux, & qui sont très-dangereuxfoui? m tourbillon a déraciné les arbres.

nnpsenJ 3 * 5 e âit aussi d’un creux qu’on trouve dansst st mers ou rivières, dans lesquels Peau s’en-gouffre avec précipitation & en tournoyant. Vortex.Ce passage est dangereux, à cause d’un tourbillon quieit au milieu de la rivière.

Tourbillon est aussi, selon la Philosophie de Descartes,«n amas de matière dont les panses détachées les uneses autres se meuvent toutes dans un même sens, &autour d un même axe. Ce Philosophe prétend qu’ily a dans le Ciel plusieurs révolutions d’astres autoure divers centres , qui font des systèmes disterens.

Monde de Descartes. Il appelle ces diftérenstiè r em< 7 ? ^es tourbillons. Tout ce grand amas de ma-fia* CC Cste est depuis se soleil jusqu’aux étoilesise'tes t ? UU r e en rond ’ & emportant avec soi les pla-Ce fitrè . CS .j 1 tourner autour du soleil qui occupe leco fiTm e " jJ° , ìe grand tourbillon dont le soleil estcomp 0 p ei ™ aitre . Mais en même temps les planètes scd elles eil e Petits tourbillons particuliers. Chacunetourner auto^'T aut °m du soleil, ne laisse pas detour d'elìe , ^ eil e ‘ e f mei st e - & fait tourner aussi au-de cette matière césen? 16 ^ ens ' un ? certaine quantitée î qui est toujours prête à suivre

tous les mouvemens qu’on lui veut donner : e est la setourbillon particulier de la planète , & elle le pousseaussi loin que la force de son mouvement se peutétendre. Ainsi la lune fuit la terre, & tourne autourd’elie, parce qu’elle s’est trouvée dans l’étendue deson tourbillon. Jupiter a trouvé quatre petites planetesdans son voisinage , & il se les allujétit toutes quatre.

De même quand il est tombé dans un tourbillon un<2 1planète moindre que celle qui y domine, elle a étéemportée, & forcée indifpenfablement à tourner autourde la plus grande. Cependant tous ces petits tourbil-lons , avec les planètes qu’ils renferment, ne laissentpas de tourner autour du soleil. Font. Selon cettehypotèle de Descartes , les étoiles fixes ne sont pointdans le tourbillon du soleil. Ce sont des tourbillonsdistincts , & séparés du nôtre. Or de cette dispositiondes tourbillons il s’enluit, que nous qui sommes dansJe tourbillon du soleil, ne devrions point voir les étoile?fixes. La raison est, que la lumière ne se produit quepar un rayon, ou une ligne qui part de l’étoile, & qùivient happer Toril ; mais íi chaque tourbillon est séparé,les lignes de Tu n ne se peuvent jamais mêler dans1 autre, Sc elles se terminent toutes à la circonférencede leur tourbillon. La matière lumineuse qui part du.centre de Téroiìe, ne peut se confondre dans le tour-billon solaire, ni pénétrer juíqiTà notre œil, fans for-cer la matière de notre tourbillon à reculer ; ou fi cesearrivoit, les tourbillons se choqueroient naturellementavec des forces inégales, & se détruiroient en peu detemps. Le P. Dan. Il est même impossible d’expliquerle mouvement des Comètes dans le système des tour-billons. En effet lorsqu’une planète est parvenue à 1 ahauteur de la terre, ìa vitesse du tourbillon devientalors si grande, que si ce tourbillon existoit réellement,il faudroit nécessairement qu’il Tentraînât, & qu’ainsila Comète parcourut à chaque heure plus de 7000lieues. D’où i on voit que cette espèce de torrent ouentraîneroit les comètes avec une très-grande rapidité,ou détruiroit bientôt leurs mouvemens,‘ s’ils se fai—soient en sens contraire. Institut. Astronom. p. 34z.

Ces raisons, & quantité d’autres ( Voye^ Monde deDescartes ) ont engagé de célèbres Physiciens, F011-teaelle, Malebranche, Privat de Molières, &c. à cor-riger le système des tourbillons simples imaginés parDescartes, par le moyen des tourbillons composés»Les grands tourbillons qu’admettent ces Cartésiensmitigés , font formés de très-petits tourbillons élas-tiques. Ces petits tourbillons ont deux mouvemen*circulaires, Tu n autour d’un centre commun, & Tau-tre autour dé leurs centres particuliers, C’est ce qu'oiïappelle tourbillons composés.

, Selon eux, tout est plein dans le monde, sis n iencTexistence du vide, mais ils n en nient pas la possibi-lité , comme Descartes. r ,,

Dieu, discnt-ils, a créé une matière infinímÇ nt dé-liée, & presque infiniment divisée, à lgquelle il a im-primé , & dans laquelle ïl conservé un mouvement detourbillon. Cette matière subtile ou etheree forme unfluide extraordinairement dense , mais dénué de toutegravité. La matière subtile que Dieu a destinée à semouvoir autour du soleil, s’étend jusqu'à plus de 500millions de lieues. Ce tourbillon solaire peut être re-gar e comme un tout entierement fluide, puisqu il apus de 600 millions de lieues de. diamètre, & qu'ilne contient de corps solides, que quelques planètes &quelques comètes.

Les globules qui composent les circonférences de»petits cercles dstme sphère mue en tourbillon , ont,disent-ils, non-seulement une force centrifuge par la-quelle ils tendent à s’éloigner de leur centre particu-lier , mais encore une force centrale, par laquelle ilsrendent à s'éloigner du centre commun de la sphère.Les forces centrales font en raison inverse des carresdes distances, c'est-à-dire que dans un tourbillon sisi’ e_tique un globule placé à un pied du centre de la sphère,aura une force centrale quadruple de celle qu si auroit,s'ìl en étoit éloigné de deux pieds. Les vitesses , ajou-tent-ils, /ont en raison inverse des racines carrées desdistances ; c’est-à-dire qu’un globule place a un pied